Le Syngof vient de publier un com­mu­ni­qué de presse au sujet des recom­man­da­tions éla­bo­rées avec le CNGOF sur le sui­vi de gros­sesse et l’accouchement en période de coro­na­vi­rus. Il est dit dans ce com­mu­ni­qué que « ces recom­man­da­tions ont reçu l’entière adhé­sion du Collectif Interassociatif Autour de la Naissance (CIANE)», ce qui n’est pas exact étant don­né que le Ciane n’a à aucun moment été consul­té ni n’a expri­mé un avis sur la ques­tion.

Dans nos dif­fé­rents com­mu­ni­qués, nous avons dif­fu­sé lar­ge­ment ces pro­to­coles afin d’en infor­mer les parents. Mais nous avons aus­si rap­por­té les échanges que nous avons eus avec des res­pon­sables de mater­ni­té sur des condi­tions d’ac­cou­che­ment adap­tées aux besoins des femmes et des couples. Nous ne nous sommes donc pas pro­non­cées en faveur de tel ou tel pro­to­cole, et cer­tai­ne­ment pas en faveur de l’absence du père à l’accouchement. En revanche, nous avons sou­hai­té com­prendre dans quel contexte cer­taines équipes étaient ame­nées à prendre excep­tion­nel­le­ment des mesures res­tric­tives, afin de pou­voir pré­ve­nir les parents concer­nés et de les aider à s’y adap­ter. La nuance est d’im­por­tance.

Dans le com­mu­ni­qué, il est affir­mé par ailleurs qu’ « à l’heure actuelle la pré­sence de l’accompagnant est par­fois accep­tée durant l’accouchement…». Or, dans les pro­to­coles en cours, la pré­sence des pères en salle d’ac­cou­che­ment est clai­re­ment réaf­fir­mée, accom­pa­gnée effec­ti­ve­ment des règles de confi­ne­ment et des gestes bar­rières indis­pen­sables. Seules des situa­tions locales spé­ci­fiques, très mino­ri­taires, en lien direct avec l’é­pi­dé­mie et avec une situa­tion de crise avé­rée pour l’é­quipe concer­née, peuvent faire reve­nir sur cette pos­si­bi­li­té. C’est bien ce que nous sou­li­gnions dans notre com­mu­ni­qué de presse du 22 mars der­nier. Il nous paraî­trait donc oppor­tun de rap­pe­ler que dans la très grande majo­ri­té des situa­tions, et non pas seule­ment par­fois, le père peut être pré­sent en salle d’ac­cou­che­ment.

(visuel:Image par Gerd Altmann de Pixabay)