IHABetNaissanceRespecteePage6

Ciane CA

A

ans tout cela, il y a un truc parallèle qui me chiffonne et dont j'ai parlé à ''' cette après-midi. Pourquoi toutes ces dames sont-elles si promptes à se déchainer sur notre compte, et si peu présente dans le boulot du CIANE au quotidien. Qui, à part A, de toute la multitude d'animatrices zélées de la cause, viennent se coltiner avec ce que nous avons à faire ? Aurélie me disait que certaines n'osent pas répondre sur la liste CIANE à nos propositions parce que nous les impressionnons (je suppose que c'est pareil sur la liste usagers, où nous n'en voyons pas beaucoup non plus). Peut-être, cela dit, lorsqu'il s'agit de crier avec les loups, elles semblent moins impressionnables.

Par ailleurs, et pour être plus constructive, je crois que ces nanas ont un biais d'analyse : les femmes qui n'allaitent pas, elles ne les voient pas. J'ai un biais semblable quand je parle du dépistage anténatal, car les nanas pour lesquelles ça glisse comme sur un ciré breton, je ne les voie pas, et j'ai toujours en tête de faire gaffe à ne pas les oublier, même si je ne peux pas en dire grand-chose.

Et bien, ne pas voir les femmes qui n'allaitent pas, ne rien savoir de leurs pourquoi, de la façon dont s'élaborent leur décision, ça fait du vide que l'on peut remplir à l'aise avec l'extrapolation de ce que l'on voit chez celles qui doutent, qui veulent mais qui bloquent, celles qui se décident sur des désinformations, etc, etc... J'ai eu la visite d'une amie cadre sage-femme au CHU, qui revenait du congrès de la COFAM (et au passage, je vais être pénible, mais le titre en était « Naissance et allaitement maternel : accompagner en s'adaptant à chaque enfant, à chaque famille » ; alors je suis surement trop tatillonne, mais ils auraient mis aussi, voire même en premier « à chaque femme », j'aurais bien aimé...) et avec qui j'ai discuté de cette idée de norme, qui a manifestement était mis en avant lors de cette journée. J'ai beaucoup aimé la voie que m'a ouvert son analyse. Elle me disait : OK pour une norme, de façon à pouvoir dire à chaque femme « si vous en sortez, c'est que vous avez de bonnes raison, je ne vous les demande pas, mais je sais qu'elles sont bonnes ». De même, elle pensait que l'on devrait envisager l'information des femmes dans le cadre de l'allaitement de façon à pouvoir dire là aussi ensuite, à celles qui n'allaiteront pas, ou peu de temps « je sais que votre choix est le bon ». Elle insiste aussi pour bannir ces tentatives d'analyse sauvage (que j'ai vu ici chez certaines tendances très pro-allaitantes) du « pourquoi tu ne veux pas allaiter, qu'est-ce qui bloque, faut que tu le saches pour le dépasser ».

On nous accuse de faire le lit des industriels du lait en poudre et d'agir contre la cause des femmes et des enfants, mais ce qui me fascine, c'est que tout ce que l'on nous renvoie trimbale une image de femmes unanimement manipulées, incapables de se détacher de ce que l'on projette sur elles, des mauvaises infos qu'on leur donne, du rôle qu'on veut leur faire tenir, des impasses dans lesquelles on les entraine, jouets de mouvements supérieurs qui leur sont étrangers, et donc passablement inconscientes, soumises et infantiles. C'est bizarre.... Je crains effectivement que mon désaccord ne s'en tiennent pas aux quelques phrases du communiqué....

A (sur certaines réactions présentées début de la page 4)

Je trouve ces remarques très intéressantes, quoiqu'affligeantes, et je pense que comme nous faisons, mine de rien, partie du même collectif, on pourrait peut-être savoir de qui ça vient.

Il y a une phrase qui me semble absolument tout résumer : «Et c'est ce qui est fait au quotidien : priver les femmes de pouvoir vivre cette période pleinement (et leur laisser ignorer que c'est une privation) ». Et voilà : la pov' dame, elle ne sait même pas qu'elle est en train d'être privée, mais moi, je vais lui dire, je vais bien lui expliquer et après elle va comprendre, parce que là, la pov'dame, entre les marchands de lait qui lui brouillent les neurones (qu'elle ne doit pas avoir assez connectés pour ne pas s'en apercevoir) et le fait qu'elle n'a pas les moyens de décider toute seule, heureusement qu'on existe. Et puis on en rajoute une couche avec « priver l'enfant de soins adéquat », ce qui est quand même le summum de la culpabilisation larvée. Et si elle a envie d'utiliser ses seins pour s'envoyer en l'air et point barre, si ça l'emmerde de les mettre dans la bouche de son gamin, si elle préfère être un bien bel objet sexuel, si elle en a rien à faire des « soins adéquat », qu'est-ce qu'elle risque : son môme a plus de chance d'être allergique, et alors ? Les leurs, ceux nourris au bon lait maternel, ils sont tout parfaits ? Les miens non, et bon sang, c'est pas faute d'y avoir mis du mien...

Je travaille ici très régulièrement avec ', très grosse ass° d'allaitement, qui couvre au moins 1/3 de'Maintenant, je trie avec qui je travaille ; parce que le discours, qui me semble tout aussi insultant pour celles qui biberonnent que de nous accuser de vouloir draguer les pourvoyeurs de fonds, repris ici dans cette phrase « Car nier (soit en mettant en avant les "intérêts" du bébé pour cantonner les femmes dans un rôle, soit en mettant en avant les "intérêts" de la mère pour ''' entre autres vendre du lait et du travail et du formatage précoce) que pendant une période à la durée variable et floue (culture/données personnelles) après la naissance, les deux sont encore presque aussi étroitement liés qu'avant », je ne supporte plus. Parce que quand la nana, elle file le biberon, la « dyade » n'existe plus ? C'est se foutre du monde sous couvert de faire le bien des autres. Je ne doute aucunement que ces femmes fassent des miracles quand il s'agit de soutenir une maman dont l'allaitement est difficile, qui s'angoisse, que les pros ont totalement déstabilisée. Mais cet arrière plan du discours est insupportable. Je pense que le pire, c'est que c'est véhiculé en toute bonne foi et « plein d'amour » en prime. C'est fou comme c'est globalement intolérable à l'être humain que la rationalité d'autrui lui échappe. Alors, il vaut mieux légèrement l'infantiliser, et se positionner dans le rôle de celui qui sait et qui a atteint la terre promise plutôt que d'admettre qu'il nous échappe...

A

J'en profite pour vous passer un extrait du témoignage très intéressant d'une maman tri-allaitante, qui a le mérite d'avoir très bien analysé son positionnement. Où l'on voit que les raisons d'allaiter ne sont pas toujours « les soins adéquat » : « Cela a flatté mon orgueil parce que je 'continuais' à sortir de la norme : j'étais la maman qui refaisait un bébé 19 mois après des jumeaux, la maman qui avait allaité un an ses jumeaux, la maman qui a trois enfants de moins de 2 ans, et maintenant, la maman qui 'tri-allaitait'. »

C (sur messge de F, présenté p4)

Bon, je trouve tout cela extrèmement inquiétant car si l'on regarde bien

le message de Flore est une réaction viscérale qui fait dire au communiqué des choses qu'il ne dit pas.

Je me permet de confirmer que le lien mère-enfant peut être très fort sans allaiter. C'est presque monstrueux d'entendre ce genre de sous-entendu. L'amour ne passe pas que par le biologique, loin de là, et il n'y a pas besoin de donner le sein pour connaitre cette expérience émouvante par dessus toute du bien-être absolu avec son bébé dans les bras (et parfois encore avec mes presque grandes filles).)

Cette parenthèse refermée, que fais-t-on ? On est franchement

dans la m....

On abandonne l'idée même de communiqué ?
On essaye de discuter avec F?
On passe cette fois par un processus très rigide qui demande

l'accord ou le désaccord de chaque assoce du CIANE, puis on se range à la majorité ou peut-être bien à un quorum des 2/3 ?

E

On n'abandonne pas l'idée du communiqué. On ne sait pas encore s'il va finir convergence ou non sur le sujet, mais ce n'est pas exclu. Cela semble aller dans ... le sens de la marche. Ensuite, rien n'empêche de publier le communiqué en signalant que LLL n'est pas d'accord,

A 20 nov

Je trouve que c'est une excellente occasion de demander à la LLL de nous dire ce que la LLL veut faire avec le CIANE. Heureusement qu'il y a Aurélie, parce que sinon, on ne peut pas dire que nous croulions sous la participation des instances dirigeantes....

Et si, quand elles interviennent, c'est pour nous balancer ce genre de discours, tellement loin de ce que l'on prône, j'en suis à me demander si on est bien dans le même bateau. J'attends qu'A nous en disent plus, mais cela nécessite un débat de fond, qui dépasse me semble-t-il le pb de ce communiqué. Qui n'est d'ailleurs pas une urgence, alors que clarifier les questions essentielles, oui. Car il est peut-être simplement nécessaire de leur faire comprendre que ce que l'on attend de la LLL, c'est justement autre chose que des réactions viscérales, à savoir du recul et de l'analyse.

A 24 nov

Mon projet en proposant de soutenir l'IHAb était de gagner du temps dans l'idée de faire avancer l'IHAB parceque je pense depuis de début et encore maintenant que c'est dans l'intéret de tous les parents et que cela répond à une attente de qualité des familles, j'ai voulu avancer plus vite,, unir les forces et pas déclencher une affaire Dreyfuss!!! Connaissant les uns et les autres , j'aurais pu renoncer avant de commencer mais ce n'est pas dans ma nature. Je pense qu'on est sur des malentendus et qu'il serait trop dommage de se bouffer le nez.

J'ai à plusieurs reprises demandé du renfort à d'autres animatrices parceque je ne trouvais plus d'arguments pour exprimer mon malaise par rapport au communiqué, même si j'ai fait des modifications il y a un ton particulier qui suscite des émotions !

Je pense aussi qu'une rencontre est nécessaire et même si nous ne nous comprenons pas complètement pour le moment, j'espère que ça va déboucher sur du positif!

j'ai pas encore lu tous les messages mais je pense que c'est la réponse que je craignais .

Elles se sentent aggressées et répondent pas une aggression....

Je pense que l'allaitement est formidable et une acivitée "normale" pour celles qui le pratiquent .

On doit comprendre aussi que c'est le non- allaitement qui est mieux dans d'autres familles, que c'est un choix intime et personnel sur lequel les maladresses peuvent faire mal.

cependant, il existe une multidude de femmes indécises avec qui il est bon de discuter de ce qu'elles savent de l'allaitement parceque même sin on recommande l'allaitement par exemple ds le PNNS, on est ds une culture de biberon ou l'allaitement est encore marginal .

Pour les femmes qui ne veulent pas allaiter , on a pas à intervenir parcequ'elles font le mieux pour elles et leur bébé , qui est'on pour juger?

On doit pouvoir soutenir les femmes qui allaitent et respecter les autres , c'est un évidence pour moi!

CMon projet en proposant de soutenir l'IHAb était de gagner du temps dans l'idée de faire avancer l'IHAB parceque je pense depuis de début et encore maintenant que c'est dans l'intéret de tous les parents et que cela répond à une attente de qualité des familles, j'ai voulu avancer plus vite,, unir les forces et pas déclencher une affaire Dreyfuss!!!

Connaissant les uns et les autres , j'aurais pu renoncer avant de commencer mais ce n'est pas dans ma nature. Je pense qu'on est sur des malentendus et qu'il serait trop dommage de se bouffer le nez.

J'ai à plusieurs reprises demandé du renfort à d'autres animatrices parceque je ne trouvais plus d'arguments pour exprimer mon malaise par rapport au communiqué, même si j'ai fait des modifications il y a un ton particulier qui suscite des émotions !

Je pense aussi qu'une rencontre est nécessaire et même si nous ne nous comprenons pas complètement pour le moment, j'espère que ça va déboucher sur du positif!

j'ai pas encore lu tous les messages mais je pense que c'est la réponse que je craignais .

Elles se sentent aggressées et répondent pas une aggression....

Je pense que l'allaitement est formidable et une acivitée "normale" pour celles qui le pratiquent .

On doit comprendre aussi que c'est le non- allaitement qui est mieux dans d'autres familles, que c'est un choix intime et personnel sur lequel les maladresses peuvent faire mal.

cependant, il existe une multidude de femmes indécises avec qui il est bon de discuter de ce qu'elles savent de l'allaitement parceque même sin on recommande l'allaitement par exemple ds le PNNS, on est ds une culture de biberon ou l'allaitement est encore marginal .

Pour les femmes qui ne veulent pas allaiter , on a pas à intervenir parcequ'elles font le mieux pour elles et leur bébé , qui est'on pour juger?

On doit pouvoir soutenir les femmes qui allaitent et respecter les autres , c'est un évidence pour moi!

A

Oui , effectivement c'est on ne peut plus complexe... Bref le texte est écrit sur un mode qui engendre des réactions chez de nombreux intervenants "allaitement" Je vais me rendre au CA de LLL vendredi pour parler de tout cela et suis à l'écoute si nous avons un message à faire passer . la nouvelle présidente est très consciente du problème et est très soucieuse de trouver un terrain d'entente constructif, elle est aussi OK pour une rencontre. A bientôt

A

Et sinon, selon Aurélie, avec qui j'ai longuement discuté lundi, c'est le mail de C qui a mis le feu aux poudres. A elle-même a été très découragée par les arguments utilisés par C , et elle ne s'est plus senti l'envie de répondre sur ce terrain là. Du coup, appel à ces collègues et du coup, les réactions au communiqué ont dû se faire sur fond de message de C. Je viens donc de relire ses deux messages. Il ne faut bien sûr pas les prendre au 1er degré, ce qu'ils contiennent d'intéressant, et elle s'en explique dans le second message, c'est sa réflexion sur la construction du choix individuel. Les arguments scientifiques, que ce soit même concernant le bénéfice pour la santé d'un enfant, doivent-ils s'imposer sur les multiples autres arguments qui procèdent à l'élaboration d'un choix par un individu ? Et est-ce qu'un individu peut se sentir contraint dans son choix même par des arguments « valables » si ces arguments ne lui conviennent pas ? Est-ce que parce que la science nous en apprend toujours plus sur les valeurs du lait maternel que la science doit devenir le partenaire principal dans l'élaboration du choix ? C'est pourquoi j'ai tant apprécié cette piste de mon amie sage-femme, à savoir informer tout en valorisant (ce qui est plus fort que d'accepter) le choix final quel qu'il soit. On devrait même pouvoir écrire dans un communiqué comme le nôtre que l'on entend le refus des femmes à être informer (j'en vois sur les forums qui disent en substance que la réunion allaitement, elles ne veulent pas y aller, parce que justement, elles ne veulent pas que l'information sur les bienfaits viennent troubler leur choix). Les compléments apportés par Paola semblent tout de même montré que l'on peut défendre l'allaitement de façon indiscutable et avoir approché de suffisamment près le vécu des femmes non allaitantes pour pouvoir l'intégrer quand on parle d'allaitement ;

Manifestement, ce n'est pas facile à faire pour celles qui ont réagi à notre communiqué : elles peuvent respecter le choix de ne pas allaiter, mais il est encore trop sensible de pouvoir intégrer cette population des non-allaitantes dans un communiqué. Je reviens à ce que j'ai dit dans un message hier ou avant-hier (mais je me demande s'il est passé, parce qu'il y en a qui n'arrivent pas ou avec beaucoup de retard) : on ne peut pas reprocher aux associations d' allaitement d'avoir du mal à parler des biberonnantes heureuses et volontaires, puisqu'elles ne les voient pas. En revanche, il serait hallucinant que nous, nous ne puissions pas les intégrer sous pression de celles qui justement ne les voient jamais...

A me complètera et me reprendra si je déforme cette pensée, mais elle me disait aussi que quand on se bat depuis des années sans aucun soutien, c'est très violent de recevoir ce genre de chose. Allaiter était minoritaire, être une militante, ultra-minoritaire, alors on développe peut-être cette légère dérive qui peut apparaître dans les minorités, à savoir voir l'agression partout

E

on me signale intervention chateauroux de 2006 sur allaitement et droit http://www.quellenaissancedemain.info/ateliers/presentation_des_ateliers/lallaitement__un_droit.html. C'est peut être là dedans qu'on trouvera où est le problème. Elle ose évoquer "le droit d'être allaité", chaud le sujet chaud.

C

Cela correspond au document en pièce jointe que F avait envoyé avec son message. C'est un texte qui reprend à son compte les droits de l'enfant, dont bien sur le droit à être alimenté correctement. Personnellement, quand je lis les droits de l'enfant, je pense à les protéger de la maltraitance, au respect qui leur est du, à l'interdiction de les faire travailler, au droit à l'instruction, et aux situations graves de malnutrition qui existent dans certains pays (et parfois chez nous aussi). Je suis choquée que les droits de l'enfant puissent être détournés, non pas pour "promouvoir l'allaitement maternel", mais pour faire des pressions morales extrèmement fortes sur les femmes. Le sous-entendu est quand même très clair : une femme qui n'allaite pas lèse son enfant, voire le maltraite.

On ne peut pas mettre sur le même plan la malnutrition et donner du lait maternisé. Utilisé correctement, le lait maternisé est certes moins bon que le lait maternel (sauf peut-être si la mère elle-même est gravement dénutrie), mais de là à sous-entendre que ce serait un poison ou si mauvais pour la santé que cela lèserait les droits de l'enfant, c'est de la mauvaise foi. De la mauvaise foi à l'intégrisme, il n'y a pas beaucoup de marge. C'est dans le même message que F affirmait que l'opposition entre les droits des mères et des bébés sont de la pure rhétorique. Qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'elle essaye consciemment de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, ou qu'elle-même ne se rend même plus compte de ses contradictions internes ?

E

L'intervention portait sur allaitement et droit, cela me semble donc logique de considérer la question du droit à être allaité (sauf si on restreint volontairement le sujet). Claude Didierjean mentionne qu'elle devait intervenir avec Martine Herzog-Evans. Je serais curieuse de lire son ouvrage sur Le droit de l'allaitement. Quelqu'un l'a?

Si on lit l'intervention : "Droit de l'enfant à être allaité, ça veut dire soit obligation de la mère d'allaiter, soit obligation de l'État à fournir à l'enfant du lait maternel. Pour l'instant on n'est dans aucun des deux cas de figure"

Claude évoque ces cas:

  • en cas de séparation des parents
  • se procurer du lait en cas d'impossibilité d'allaitement (phénomène aux US)
  • (évoqué par la salle: lait comme "alicament" pour les enfants très malades ex. auto-immune, greffes)

Il ne faut pas qu'on évite cette question d'un droit d'être allaité, juste parce qu'on pense qu'il est (toujours?) en opposition avec le droit de la femme à disposer de son corps. Il faut qu'on la prenne en compte et qu'on l'intègre dans nos réflexions.

C

C'est un point très important et peut-être bien l'une des sources de la confusion auquel j'avais pensé après. Si le discours s'adresse à un service (maternité) dans lequel l'allaitement artificiel serait encouragé au détriment de l'allailtement maternel, ou simplement où les connaissances de l'équipe sur l'allaitement maternel sont tellement erronées que beaucoup de mères échouent, alors il est parfaitement légitime de faire intervenir le droit de la mère à allaiter et le droit de l'enfant à être allaité.

Par contre, si le même argumentaire est repris en s'adressant

aux mères, il prend une toute autre tournure.

C'est le même problème qu'avec le communiqué IHAB sur la

grippe A, que Madeleine a relevé en disant : "il s'adresse à un tiers non identifié". On ne sait pas vraiment à qui s'adresse le communiqué, mais en tout cas pas aux mères directement. Dans la communication de Claude je retrouve le même problème : à qui s'adresse-t-elle ? Aux maternités, aux soignants, aux mères, ou à tous en même temps ?

Initialement, le label IHAB a été mis au point en grande partie

par des pédiatres. Le texte est rédigé pour s'adresser aux équipes des maternités, pas aux femmes directement. Ce qu'il me semble c'est que à un moment donné dans les discours CoFam et LLL il y a eu un glissement. Les discours adressés aux soignants ont été repris pour être adressés aux mères, sans en faire l'adaptation nécessaire. On peut légitimement reprocher à une équipe de faire foirer les allaitements en donnant des conseils autoritaires ou/et idiots, car il s'agit du non respect des droits des personnes par des tiers. Par contre on ne peut pas légitimement invoquer le droit de l'enfant à être allaité en opposition à la volonté de sa mère dès lors que l'allaitement artificiel ne met pas gravement en danger la santé de l'enfant (c'est là que LLL va répondre que si, et c'est là qu'il faudrait quand même relativiser un peu les choses). Il s'agit alors d'une atteinte à la vie privée, avec exactement la même articulation que précédemment : atteinte aux droits des personnes par des tiers.

En poussant ce type de logique, on pourrait aussi arguer du droit

de l'enfant à la meilleure santé possible pour obliger tous les parents à les nourrir exclusivement au bio. L'argument n'est pas plus absurde que celui de l'allaitement. A quoi bon allaiter si l'enfant est ensuite nourri aux préparations industrielles ... Mais on se heurte clairement au principe de la liberté individuelle, et à la réalité de l'agro-alimentaire. Là aussi l'erreur est de culpabiliser les personnes, les parents. Le problème ne vient pas tant des parents que de la production industrielle. C'est sur cette dernière qu'il faut intervenir, c'est la production agro-alimentaire qui doit être surveillées et régulée. Tant que l'on ne fait pas cet effort cela n'a aucun sens de culpabiliser les personnes individuelles. On peut les sensibiliser, comme on peut promouvoir l'allaitement, mais pas imposer par la culpabilisation.

Bref, il me semble urgent que les discours adressés par

la CoFam ou la LLL soient bien ciblés sur les personnes à qui ils sont adressés, avec la question sous-tendue, jusqu'où peut-on amener les arguments lorsque l'on s'adresse à la mère ?

En fait c'est un type de dérapage fréquent qu'on retrouve

sur les forums. Exemple : une jeune femme qui souffre en réalité de tokophobie et demande une césarienne d'office parce qu'en plus les SF lui ont dit que dans cette clinique la quasi totalité des bébés sont sortis aux forceps. Qu'est-ce qui me vient à l'esprit ? Engueuler vertement la clinique en question vu que les forceps systématiques c'est scandaleux et dangereux. Mais que lui a répondu une autre internaute ? En gros qu'elle était une nouille et qu'elle avait qu'à se bouger les fesses pour trouver une autre maternité plus respectueuse. Elle lui a dit explicitement : c'est de ta faute. Là je dis stop. Ce n'est quand même pas de sa faute si certaines cliniques font n'importe quoi, et il n'est pas normal de devoir se démener pour trouver une maternité potable. Dans les discussions forum sur l'allaitement on retrouve le même genre de faux arguments; si son allaitement a échoué c'est de sa faute parce qu'elle aurait du passer des heures à se renseigner avant d'accoucher, ou parce qu'elle aurait du insister plus et ne pas se laisser faire, etc... Et ça marche aussi dans l'autre sens bien entendu, les biberronantes qui culpabilisent les allaitantes. Le contenu de l'opinion n'a aucune importance, si tu n'es pas mon ami, tu es mon ennemi, ou bien, si tu fais pas comme moi qui suis une bonne mère alors t'es une mauvaise.

Dans le fond je suis très attristée. Naivement je pensais quand

même que la plus grande part de culpabilisation des femmes venait de la culture en général ,et en périnatalité beaucoup du corps médical. Mais je me trompais complètement. Les mères n'ont besoin de personne pour se culpabiliser entre elles à fond les manettes. C'est navrant.

A

Je trouve ton analyse très claire et pertinente et il me semble que c'est le genre d'écrits que l'on pourrait transmettre à nos interlocuteurs pour retrouver des relations plus sereines!

Je te rejoins tout à fait sur la culpabilisation mutuelle entre femmes. Je ne crois guère que l'on monte les femmes les unes contre les autres, mais qu'elles ont en fait tellement peur de ne pas être là où il faut, qu'elles ne supportent quasiment pas de se retrouver face à des positions "contraires" aux leurs. Ce matin, sur un blog parallèle à Doctissimo, échange sur la vaccination pour la grippe A: moins de 10 échanges après le début, les noms d'oiseaux et l'humiliation mutuelle fusaient déjà... Au passage, je me répète souvent cette magnifique phrase de Senghor "Les hommes doivent se connaitre différents et se vouloir complémentaires". Les femmes sont inclues dans le principe et il y a du pain sur la planche

B

Comme l'a remarqué A , cette dernière analyse de C est ce qu'il faudrait faire passer aux responsables d'associations et de groupes professionnels. Voilà qui pourrait être intégré au communiqué, d'une manière ou d'une autre.

En première réaction, c'est effectivement navrant de constater que certains comportements dominateurs ont été intériorisés par les "opprimé- e-s". On pourrait faire de nombreux parallèles montrant que ce n'est pas réservé aux femmes dans la périnatalité. Mais en deuxième réaction je suis plutôt optimiste parce qu'on commence à savoir mettre des mots sur ce phénomène dans un langage qui peut être compris de tous.

N'en déplaise à M, on est au coeur d'un vrai débat philosophique, sauf que je la rejoins dans sa critique de certaines activités intellectuelles qui se prétendent philosophiques...

C

Ayant beaucoup de mal à me connecter d'où je suis, je n'ai pas suivi tous les échanges à ce sujet. J'en prends donc connaissance aujourd'hui. A la première lecture, je suis profondément peinée et mal à l'aise par certaines réflexions violentes et agressives sur ce sujet. Au cours de nombreuses réunions de futurs parents, au cours de conférences sur l'allaitement, j'ai pu observer que ce sujet était un sujet "sensible". Celles qui ont choisi de ne pas allaiter, non par manque d'information mais bel et bien par choix éclairé existent et pour autant elles ne sont pas des "mauvaises mères" !!! et personnellement, je me suis toujours refusée de juger ce choix. C'est caricaturer que de dire que les biberonnantes ont fait ce choix par manque d'infos, pour certaines, c'est peut être le cas mais pas pour toutes. De même, mettre en avant les bienfaits de l'allaitement maternelle est tout à fait important, pour autant, laisser les femmes décider de ce qu'elles veulent faire l'est tout autant. Je suis très mal à l'aise devant ces discours qui stigmatisent telle ou telle manière de faire, cela me gêne de lire que si une femme est non allaitante, c'est que forcément elle a été mal informée, mal entourée, comment peut-on ne pas tout simplement accepter que cette femme ait fait un choix réfléchi, en accord avec ses convictions, son vécu, ses motivations, sa culture...et non, son enfant non allaité ne sera pour autant un enfant non respecté ! Les interventions sur ce sujet ont été nombreuses et je n'ai malheureusement pas le temps de les lire dans les détails maintenant, mais je continue de penser que ce qui prime est le plaisir que la femme trouve LIBREMENT dans le lien affectif qu'elle établit avec son enfant, que ce dernier soit nourrit au sein ou bien au biberon. Toute contrainte, qu'elle soit dans un sens ou dans un autre ne peut être que néfaste, toute aliénation dans un sens ou dans l'autre l'est aussi...les femmes sont à même aujourd'hui de trouver les infos (même si toutes ne sont pas forcément justes) dans les livres, sur la toile, au cours de conférences, auprès des professionnels...ET auprès des associations...et maintenant laissons-les prendre leur responsabilité de mère...qui tout au long de leur vie ne se résumera pas qu'à ce seul choix d'allaitement au non (ben oui, à commencer par celui actuel de la vaccination au non contre la grippe H1N1). Faisons un peu confiance aux femmes pour trouver ce qui leur convient et pour choisir ce qu'elles souhaitent vivre dans ce domaine, et contentons-nous de faire en sorte que les informations transmises par les professionnels, les différents intervenants soient claires, justes, correctement données en laissant toutes libertés aux femmes, en les respectant et les soutenant dans leur choix personnelles.

M

> Bref, il me semble urgent que les discours adressés par >la CoFam ou la LLL soient bien ciblés sur les personnes à qui >ils sont adressés, avec la question sous-tendue, jusqu'où >peut-on amener les arguments lorsque l'on s'adresse à >la mère ?

On pourrait leur demander... Je pense que, même si individuellement les personnes peuvent admettre qu'il y ait des points de vue différents, qu'une femme puisse ne pas vouloir allaiter, ils n'iront pas jusqu'à l'admettre officiellement. J'ai l'impression qu'ils ont besoin "politiquement" de voir en toute femme non-allaitante une allaitante potentielle mal orientée, mal influencée.

> > > En fait c'est un type de dérapage fréquent qu'on retrouve >sur les forums. Exemple : une jeune femme qui souffre en réalité >de tokophobie et demande une césarienne d'office parce qu'en >plus les SF lui ont dit que dans cette clinique la quasi totalité >des bébés sont sortis aux forceps. Qu'est-ce qui me vient >à l'esprit ? Engueuler vertement la clinique en question vu >que les forceps systématiques c'est scandaleux et dangereux. >Mais que lui a répondu une autre internaute ? En gros qu'elle >était une nouille et qu'elle avait qu'à se bouger les fesses >pour trouver une autre maternité plus respectueuse. Elle lui >a dit explicitement : c'est de ta faute. Là je dis stop. Ce n'est >quand même pas de sa faute si certaines cliniques font >n'importe quoi, et il n'est pas normal de devoir se démener >pour trouver une maternité potable. Dans les discussions >forum sur l'allaitement on retrouve le même genre de faux >arguments; si son allaitement a échoué c'est de sa faute parce >qu'elle aurait du passer des heures à se renseigner avant >d'accoucher, ou parce qu'elle aurait du insister plus et ne >pas se laisser faire, etc... Et ça marche aussi dans l'autre >sens bien entendu, les biberronantes qui culpabilisent les >allaitantes. Le contenu de l'opinion n'a aucune importance, >si tu n'es pas mon ami, tu es mon ennemi, ou bien, si tu fais >pas comme moi qui suis une bonne mère alors t'es une mauvaise. > > Dans le fond je suis très attristée. Naivement je pensais quand >même que la plus grande part de culpabilisation des femmes >venait de la culture en général ,et en périnatalité beaucoup >du corps médical. Mais je me trompais complètement. >Les mères n'ont besoin de personne pour se culpabiliser >entre elles à fond les manettes. C'est navrant.

Je trouve que la limite est parfois très étroite entre "culpabilisation" et "prise de conscience". Sur la défunte liste naissance par exemple, il me semble qu'il y avait parfois des échanges qui étaient sur le fil (et qui pour moi étaient un peu choquants de ce point de vue) : quand on dit à quelqu'un: "non les choses ne sont pas une fatalité, tu peux les changer." avec un message subliminal ou explicite du genre "bouge-toi", ce n'est pas évident de savoir où on se situe. C'est comme avec quelqu'un qui est déprimé: ce n'est parfois pas simple de savoir comment naviguer entre compassion/ reconnaissance de la souffrance, et incitation à faire quelque chose/ à changer. Bien sûr le ton permet de faire des différences, mais c'est vrai aussi que parfois des gens très brutaux arrivent à des résultats, parce qu'ils piquent au vif la personne en difficulté.

Bon, je vois bien ce que tu veux dire... mais en même temps ce n'est pas toujours évident. La culpabilisation est un truc à deux: il y a des gens à qui on ne peut rien dire parce qu'ils culpabilisent immédiatement et d'autres à qui c'est impossible de faire reconnaître qu'ils sont responsables pour une partie de la situation dans laquelle ils se trouvent.

E

Remarque à propos de "urgent que les discours adressés par la CoFam ou la LLL soient bien ciblés sur les personnes à qui ils sont adressés". Nous avons (ou j'ai, moi) eu les mêmes retour à propos de notre essai de communiqué: à qui est-il adressé? Et j'ai été embêtée, parce qu'effectivement on n'avait pas bien défini à qui on parlait. D'ailleurs, on a souvent du mal à définir à qui on parle (on = le Ciane, mais c'est une difficulté que je retrouve partout et bcp dans ma vie professionnelle). Pour le communiqué du Ciane, il m'a semblé que c'était finalement pas un communiqué, mais un truc qu'on se dit entre nous (les associations du Ciane) pour être sûrs qu'on est sur la même ligne (ahem, et là, on a vu...). Mais cela ne permet pas d'éluder la question, finalement: à qui on s'adresse.

Bon, je vois bien ce que tu veux dire... mais en même temps ce n'est pas toujours évident. La culpabilisation est un truc à deux: il y a des gens à qui on ne peut rien dire parce qu'ils culpabilisent immédiatement et d'autres à qui c'est impossible de faire reconnaître qu'ils sont responsables pour une partie de la situation dans laquelle ils se trouvent.

Cela me gêne, qu'on emploi maintenant ce mot "culpabilisation". J'avais l'impression qu'on l'a évité de manière constante dans nos débats pré-communiqué. Quand qqun (en privé) me dit : "si certains pensent que toute action de promotion de l'allaitement aboutit à culpabiliser les femmes qui n'allaitent pas [...]", je me rétorque (à moi même) que "culpabiliser" ne fait pas partie de notre vocabulaire ni de nos... machins filosofiques. Je ne hurle pas à la culpabilisation, peut être parce que ce mot (notion, machin) implique que l'individue (j'écris comme je veux) subit quelque chose de la part de l'entourage. Or, je ne situe pas l'individue en position de victime potentielle, mais en tant qu'individue dont on respecte ou non les droits et les volontés (désir d'allaiter ou non, désir de s'informer ou non).

Dans la lancée, j'en profite: je crois que c'est B. qui dans un autre mail parle d'opprimé qui devient oppresseur. Je refuse totalement cette conception des rapports qui pour moi a des relents de berceuse des années 1970''' et puis zut, on a changé d'époque et ça m'est tout à fait étrange de penser les rapports sociaux en ces termes. Question de mode.

B 2 dec

>(M)Je trouve que la limite est parfois très étroite entre "culpabilisation" et "prise de conscience". Sur la défunte liste naissance par exemple, il me semble qu'il y avait parfois des échanges qui étaient sur le fil (et qui pour moi étaient un peu choquants de ce point de vue) : quand on dit à quelqu'un: "non les choses ne sont pas une fatalité, tu peux les changer." avec un message subliminal ou explicite du genre "bouge-toi", ce n'est pas évident de savoir où on se situe. C'est comme avec quelqu'un qui est déprimé: ce n'est parfois pas simple de savoir comment naviguer entre compassion/ reconnaissance de la souffrance, et incitation à faire quelque chose/ à changer.

C'est un peu différent lorsque le message s'adresse à "n'importe qui". Les personnes qui arrivaient sur la liste Naissance étaient dans une démarche de questionnement suscitée par la présentation de la liste. Donc le discours "tu peux les changer" passait dans un grand nombre de cas. La liste était connue pour son impertinence, à l'inverse d'autres listes (comme "Parents conscients") qui avaient pour règle de faire preuve d'empathie. D'ailleurs ça nous a amenés à quelques prises de bec sur "Parents conscients"...

>(E)Cela me gêne, qu'on emploi maintenant ce mot "culpabilisation". J'avais l'impression qu'on l'a évité de manière constante dans nos débats pré-communiqué. Quand qqun (en privé) me dit : "si certains pensent que toute action de promotion de l'allaitement aboutit à culpabiliser les femmes qui n'allaitent pas [...]", je me rétorque (à moi même) que "culpabiliser" ne fait pas partie de notre vocabulaire ni de nos... machins filosofiques. Je ne hurle pas à la culpabilisation, peut être parce que ce mot (notion, machin) implique que l'individue (j'écris comme je veux) subit quelque chose de la part de l'entourage. Or, je ne situe pas l'individue en position de victime potentielle, mais en tant qu'individue dont on respecte ou non les droits et les volontés (désir d'allaiter ou non, désir de s'informer ou non).

C'est un point vraiment important à mon avis.

>(E)Dans la lancée, j'en profite: je crois que c'est B. qui dans un autre mail (oué, si on était sur google wave ça n'arriverait pas) parle d'opprimé qui devient oppresseur. Je refuse totalement cette conception des rapports qui pour moi a des relents de berceuse des années 1970''' et puis zut, on a changé d'époque et ça m'est tout à fait étrange de penser les rapports sociaux en ces termes. Question de mode. > Si j'ai parlé d'oppresseur/opprimé ce n'est pas sur un schéma rigide, essentialiste, hérité de la lutte des classes.

Pour faire plus moderne (avec une conotation sexuelle qui me plaît bien) on pourrait utiliser les termes dominant-e/dominé-e : on imagine ainsi plus facilement que les rôles s'inversent selon les situations. Cette opposition exprime une dissymétrie presque toujours présente, bien que fluctuante, dans la communication humaine. En l'absence de cette dissymétrie/polarité on n'a pas grand chose à se dire, ni à faire ensemble.

En d'autres termes, je considère que toute situation relationnelle contient des rapports de pouvoir qui bien souvent ne sont pas explicites. Quand Augusto Boal a importé en Europe son "Théâtre de l'Opprimé" il a incité les Européens à explorer ces relations de pouvoir sous-jacentes, dans des situations qui nous paraissent banales. (Voir son travail sur "L'Arc-en-ciel du désir".)

Mais je reconnais qu'un phénomène de mode est en train de ringardiser ce vocabulaire. On va toutefois un peu vite en besogne : la "lutte des classes", c'est fini, tout le monde le dit ou presque, "puisqu'il n'y a plus de classe ouvrière"... Certes, le schéma ancien est obsolète, mais il n'empêche que des rapports de classe (et d'oppression) se reconstruisent dans d'autres espaces de la vie sociale, y compris - et surtout - dans les "open spaces" !


Modif. January 10, 2011, at 07:39 PM<br />(:addThis username="xa-4b5388e32c732dfe" btn="lg-share":)