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Octobre 2009

Aurélie (30 septembre)

Bonjour à tous, > je souhaite interroger les associations du CIANE sur l'hôpital initiative ami des bébés l' IHAB. > Au CIANE on est pour des naissances respectées et physiologiques autant que possible et c'est aussi dans la démarche IHAB. > La Coordination Française pour l'Allaitement Maternel dont je suis aussi oeuvre pour la reconnaissance de ce label et je pense qu'on pourrait les appuyer pour que ce type de maternité se développe . > Les usagers que je rencontre sont tous demandeurs de ce type de mater .

voici un lien pour mieux comprendre l'IHAB et un diaporama intéressant pour faire le rapprochement avec nos attentes telles qu'elles sont par exemple présentées dans notre plate-forme CIANE >

http://coordination-allaitement.org/cofam.htm

Donc ma question précise: Etes vous pour ou contre que le CIANE soutienne la COFAM dans la perspective d'augmentation des hopitaux IHAB?

Aurélie Serry

FB

JE SUIS POUR !!!

FB

Aurélie

Bonjour à tous,

merci beaucoup Françoise! D'autres avis , c'est un peu urgent? Aurélie

Gaelle

Oui, moi aussi je suis pour, d'autant que mon asso est adhérente CoFam!

Gaëlle Cann Association Douce Naissance

Emmanuelle

Comme Aurélie dit que c'est urgent, je pose ce message qui était en cours de rédaction.


Je crois que le Ciane ne peut que soutenir l'initiative hopital ami des bébés IHAB.

Mais, dans la manière de communiquer et peut être dans l'esprit, on a l'impression (je soupèse mes termes parce que j'ai trop la trouille de me faire engueuler par Aurélie) que les relations professionnels-mère sont encore considérées sous un angle paternaliste, c'est les soignants qui informent, c'est eux qui placent le bébé sur la mère, qui le laissent avec la mère, c'est eux qui donnent ou ne donnent pas des compléments, des tétines.

C'est gênant pour deux choses

  • Un, ce n'est pas ce que défend le Ciane. Remettre l'accouchement et tout le bazard à sa place comme évenement personnel familial sociétal blablabbla, mais pas médical en premier lieu. (mais on est d'accord, ceci est un point de vue théorique, dans la pratique on a le médical qui a la mainmise sur ces moments y compris l'information avant, sur les conditions d'accouchement, sur les interventions sur le nouveau né, sur le séjour à la maternité - donc priorité à ce que les professionnels ne soient pas nuisibles aux femmes qui ont choisi d'allaiter et qu'il soient en mesure de les soutenir)
  • Deux, le message de la Cofam c'est quand même : c'est bien d'allaiter, faut que les professionnels encouragent à allaiter, faut que les maternités aient le max de femmes qui allaitent et le min de compléments, tétines, etc. Ma question c'est : où est la prise en compte de ce que souhaite la femme, de la prise en compte de sa volonté, de son bien être à elle? Je ne veux pas qu'on dise aux femmes: vous devez allaiter, c'est mieux pour le bébé. Ni le corps médical ni la société ne peut dire ça (cela vient de l'évolution du contrôle que les femmes ont pris sur leur corps et sur leur autonomie de choix, au même titre que concevoir ou pas, continuer sa carrière ou pas, se mettre en pantalon ou pas)

Donc, par exemple, dans la formulation des 10 principes, je (et je pense que le Ciane devrait...) reformule (et ce n'est pas du pinaillage). Par exemple (je n'ai pas pas pu finir tout le texte, j'avais encore des commentaires)

Informer toutes les femmes enceintes des avantages de l'allaitement au sein et de sa pratique

'->' Proposer d'informer toutes les femmes enceintes des avantages de l'allaitement au sein et de sa pratique

Placer le bébé en peau à peau avec sa mère immédiatement à la naissance, pendant au moins une heure et encourager la mère à reconnaître quand le bébé est prêt à téter, en proposant de l'aide si besoin.

'->'Proposer de placer le bébé en peau à peau avec sa mère immédiatement à la naissance, en laisser cette possibilité à la mère pendant au moins une heure et, si la mère souhaite allaiter, l'encourager (la mère) à reconnaître quand le bébé est prêt à téter, en proposant de l'aide si besoin.

Ne donner aux nouveau-nés aucun aliment ni aucune boisson autre que le lait maternel, sauf indication médicale

'->' Ne donner aux nouveau-nés allaités aucun aliment ni aucune boisson autre que le lait maternel, sauf indication médicale

Les "Critère additionnel international 2006 : proposé à la réflexion en France" sont tout à fait dans la ligne du Ciane.

Je propose donc qu'on est ok, bien sûr, mais moyennement des réflexions qu'il faudrait mettre par écrit et communiquer.

Emmanuelle Phan

CC

J'adhère à 100% aux commentaires d'Emmanuelle.

Catherine

AE

Je suis d'accord avec Aurlie sur l'intrt de la dmarche et avec Emmanuelle sur les rserves. Je vais vous raconter une petite anecdote qui semble ne rien avoir en commun avec ce sujet, et pourtant.... Nous avons fait un travail vraiment passionnant sur le rseau sur les messages transmis aux femmes en matire de prvention de la mort subite, et sur les pleurs des nourrissons. Il y a eu une grosse remise en cause du co-dodo au dbut de travail de ce groupe, car depuis les 3 dernires annes on a vu apparatre des morts subites sur des nouveaux ns (moins de 3 semaines) en situation de co-dodo. Sur la rgion, le dernier est intervenu, EN MATERNITE, dans le contexte suivant : mre jeune adolescente, fumeuse (facteur de risque accru), en difficult de lien avec son nouveau-n. Quelle tait la politique de la maternit, par ailleurs ultra respectueuse du choix des parents en matire de naissance : si pb de lien co-dodo. La jeune maman avait dj par deux fois remis l'enfant dans son lit, deux fois on l'a remis dans le sien. La 3e fois, la jeune fille ne s'est mme pas rveill quand la sage-femme a compris que le bb tait mort et la pris du lit de sa mre. J'ai bien sr dit que le pb n'tait pas le co-dodo, mais le maintien d'un protocole formel, alors que la mre le refusait. De mme pour le peau peau. Il y a eu un recensement national des malaises graves du nouveau n en salle de naissance, sur le ventre maternel. Cela se passe dans les 2 premires heures de vie, parfois dans la 1ere demi-heure. Point commun : la mre dort, l'enfant aussi et meurt dans le sommeil. J'tais sidre, tant je sais que dans ces premiers temps aprs la naissance, le bb est en plein veil et la mre aussi. Mais si la mre a un pb d'accroche avec son bb mme infime, ne serait-ce que le besoin de distance aprs une naissance prouvante pour des raisons multiples, est-ce vraiment une bonne ide de lui imposer le peau peau ? Et pourtant, c'est devenu si souvent systmatique. C'est l aussi que l'on a vu apparatre les bbs qui tombaient du ventre de leur mre. Donc soutenons cette initiative, ce qui nous permettra de remettre plat certains principes pour aller vers plus de personnalisation de ce qui est propos.

Auélie

erci beaucoup Emmanuelle,

de me répondre aussi vite mais tu vas pouvoir continuer à lire , oui > Le "Critère additionnel international 2006 : proposé à la réflexion en France" c'est tout à fait dans la ligne du Ciane.",

Pour ce qui est d'obliger les femmes , c'est vraiment pas le cas si l'IHAB est bien fait. Je pense aussi que Nous , Ciane pouvons influer sur une certaine mentalité en rappelant toujours que Nous devons décider et non obéir à des consignes paternalistes. Les règles sont faites pour remettre de la physiologie pour que l'allaitement (entre autre) se passe bien . Toutes les choses nuisibles à l'allaitement qui se font en routine dans trop d'hôpitaux, on ne les propose pas aux mères et aux bébés ce qui évite de créer des problèmes aux début de l'allaitement. Je voudrais prendre l'exemple de la péridurale, au CIANE on est bien entendu pour qu'on n'impose pas de péridurale aux femmes mais pas pour les interdire. Or , si la politique d'une mater c'est "vous voulez une péri oui ou non mais si c'est non , vous savez c'est difficile pour tout le monde!"ça va aboutir à plus de péridurales. On a plus de chance de ne pas la demander si on ne la propose pas comme "le truc" dès le départ... Donc si on propose des tétines, des compléments direct , c'est idem , ça veut dire que la mère ne peut s'en sortir seule avec son allaitement et on va aboutir à pleins d'échecs d'allaitement c'est nuisible à un allaitement le plus souvent et encore plus au début.

Dans IHAB ,la femme peut savoir que si elle pense manquer de lait , on peut vérifier, tenter différentes choses mais pas "tétines et compléments"comme c'est fait le plus souvent . Si c'est la mère qui demande à faire cela connaissant les risques au début de l'allaitement( mais parfois ça roule comme ça mais c'est RARE) c'est totalement différent il faut s'adapter.

Madeleine

J'ai un peu deux ou trois questions préalables:

  • sur l'urgence: je ne suis pas sûre du caractère

urgent de la demande. Mais même si elle est urgente, je crois qu'on a le droit de prendre notre temps. Compte-tenu de l'historique du CIANE, ce n'est pas une décision anodine, donc je ne vois pas pourquoi on se laisserait imposer un timing qui n'est pas le nôtre, d'autant que, dans mon souvenir, des contacts ont été pris en 2007 sur ce thème - Cécile Loup était sur le dossier - mais finalement rien ne s'est passé; donc depuis deux ans, on aurait eu le temps d'en discuter.

  • Sur la notion de "soutien": qu'est-ce que ça

veut dire "apporter son soutien à la COFAM" ?

  • Demander à la HAS conjointement avec la COFAM

de faire ... quoi d'ailleurs? donner un label au label? Ce n'est pas clair du tout de mon point de vue.

  • qu'Aurélie vote favorablement dans la

commission chargée d'examiner la recevabilité de la demande de la COFAM?

  •  ???

Sans réponse à ces deux questions: c'est quoi qu'il s'agit de soutenir? et de quelle manière s'agit-il de soutenir?, je ne vois pas comment on peut répondre à quoi que ce soit.

  • quand je parle de l'historique du CIANE, je

veux dire qu'un des projets fondateurs du CIANE a été la mise au point d'un projet de label "naissance respectée" - qui a d'ailleurs été présenté devant la commission nationale de la naissance l'an dernier. Ce projet est inspiré d'un label Mother-Baby Childbirth Initiative qui intègre le label IHAB mais va sensiblement plus loin, notamment parce qu'il prend en compte aussi la femme. Selon la nature du soutien que nous apporterions à la CoFAM, cela pourrait dans certains cas être vu comme un abandon de ce projet de label "naissance respectée".

Sur ces sujets, il y a déjà eu des débats, il y a deux ans, assez animés et je vais peut-être faire, sur le modèle de ce qu'a déjà fait Emmanuelle sur d'autres débats, une page avec les principaux arguments échangés.

Madeleine

Madeleine

La page reprenant l'essentiel de la discussion de décembre 2007 est faite: http://wiki.naissance.asso.fr/index.php/IHABetNaissanceRespect�e?action=lock

Se connecter comme "GroupeCiane" avec le mot de passe "rpcrpc"

Pour résumer la discussion:

  • une réticence certaine par rapport à un label

exclusivement centré sur le bébé et dont l'orientation a priori est l'allaitement, même si l'on sait que la pratique est devenue plus ouverte

  • une conclusion plutôt orientée vers l'inclusion

de IHAB dans Naissance Respectée

  • une ouverture vers une discussion avec la CoFAM

qui a eu lieu en février 2008, la CoFAM réfléchissant à l'intégration des critères Naissance Respectée dans l'IHAB.

Madeleine

CC

On en est où dans ce projet "Naissance respectée" ? Il était question de la traduction d'un questionnaire, non ? Ça ferait un effet boeuf si on pouvait avoir des maternités "Motherfriendly" ;-)

Quelle procédure à suivre pour qu'il soit reconnu comme officiel ? Il y a énormément de réticences (et on comprend pourquoi...) dans le milieu hospitalier...

Catherine

Julie

Je suis tout à fait d'accord sur le principe de mettre en avant le libre choix des futures et jeunes mères (je n'oublie pas les pères, mais bon déjà si on commence par les mères ce sera pas mal !). Evidemment il ne faut pas "forcer" une mère à allaiter.

MAIS je crois aussi que nombreuses sont les femmes qui n'allaitent pas, parce qu'elles sont mal informées sur le sujet, et pas seulement sous informées. On (la population en général, le corps médical...) véhicule des tas d'idées fausses sur l'allaitement, je pense que la plupart des membres des assos du Ciane en ont conscience. Cette "désinformation" est pire que le manque d'information : elle décourage de nombreuses mères, qui pourtant ont essayé de s'informer !

Donc, je pense que dans certains cas, le fait de proposer seulement, ne suffit pas. Concernant l'information sur les avantages de l'allaitement maternel par exemple, une mère qui sera rebutée par l'allaitement n'en voudra même pas, forte de tous ses préjugés. Donc elle passera forcément à côté de certains éléments, voire de l'essentiel.

Pour moi ce qui compte surtout c'est la forme qu'on donne à cette information : ce sera plus intéressant d'organiser une réunion avec de jeunes mères allaitantes, que de donner un bout de papier avec une liste d'avantages scientifiquement prouvés...

Et il arrive aussi que certaines femmes se découvrent l'envie d'allaiter juste après l'accouchement, quand le bébé, en peau-à-peau cherche leur sein...

Pour moi l'allaitement, tant qu'on n'a pas essayé, on ne peut pas savoir si on en a envie ou pas. Donc un petit coup de pouce, même un peu trop "paternaliste" peut parfois s'avérer bienvenu, tant pour la mère que pour le bébé.

On pourrait au moins proposer aux mamans qui ne veulent pas allaiter, d'offrir à leur bébé une petite tétée de colostrum, ça n'engage à rien pour la suite et c'est tellement bénéfique !

Le problème chez nous je crois, c'est que tout est toujours noir ou blanc : soit on allaite, soit on donne le biberon. Et on doit se décider avant l'accouchement, alors qu'on ne sait même pas ce que ça fait d'allaiter un bébé. Comme on est toujours jugé dans tout ce qu'on fait, on n'ose pas dire qu'on hésite, qu'on ne sait pas ce qu'on veut vraiment.

Bon je voulais encore écrire 2-3 choses mais là je vais aller me coucher, j'ai du mal à être rassembler mes idées... :)

Julie Casals Association Simplement Parents http://simplementparents.fr/

Dali

Après une longue absence, je voudrais rebondir sur ce message de Catherine qui ramène sur le tapis cette histoire de label "mother-friendly". Je me rappelle avoir proposé d'être dans l'équipe qui travaillerait dessus à l'avant-dernière AG. Mais je n'ai plus rien vu passer sur le sujet. Je suis toujours autant intéressée et je demande si d'autres le sont et comment on pourrait mettre en place un groupe de travail, par où commencer etc.

Dali

CC

Je suis très mal à l'aise avec l'argument "L'allaitement, tant qu'on n'a pas essayé on ne peut pas dire si on a envie ou pas".

Imagine un gynéco qui dirait à une femme qui veut accoucher naturellement "L'accouchement sous péridurale, tant qu'on n'a pas essayé, on ne peut pas dire si on en a envie ou pas" ?

Une femme a le droit d'avoir des réticences voire, pour des raisons qui lui sont propres et dont elle n'a à se justifier devant personne, de ne pas vouloir "essayer" d'allaiter.

D'autre part, je trouve qu'il y a une incitation de plus en plus importante à le faire. Même les pédiatres prônent majoritairement l'allaitement exclusif pendant six mois...

Il ne faudrait pas avoir des maternités qui, juste pour obtenir leur label IHAB, "forcent" les mères à allaiter ou les font culpabiliser si elles se montrent réticentes voire ne veulent pas. On gagne quoi si elles arrêtent en rentrant chez elles ?

Et surtout, ça positionne l'allaitement comme étant un choix uniquement orienté vers les besoins du bébé, où la femme passe au second plan. On gagnerait davantage à permettre aux femmes d'exprimer un choix fort et personnel, plutôt que d'inciter celles qui ne sont pas attirées par l'allaitement à se sacrifier pour leur enfant (ça ne tient pas sur le long terme...).

Il faut veiller à mon sens à ne pas basculer là encore dans une attitude paternaliste (genre elles n'ont pas assez de neurones pour comprendre à quel point c'est bien, alors faut les pousser un petit peu...). Quand on demande à une femme "Souhaitez-vous être informée sur l'allaitement", c'est plus respectueux et ça la place en tant qu'actrice de ce qui se passe. Si on lui reconnait le droit de refuser une information, elle accordera d'autant plus d'intérêt à cette dernière si elle fait le choix de l'entendre.

Je suis persuadée que si une femme continue à allaiter, ce n'est pas juste pour une question de santé pour son bébé mais surtout parce que ça lui plait. Et on accède difficilement au plaisir par la contrainte (fut-elle légère).

Catherine

Dali

Bonsoir Catherine

"Ca lui plait" aussi parce que (elle croit que) c'est "bon pour la santé" de son enfant. On voit souvent chez les femmes allaitantes cette sorte de jubilation qu'elles sont en train de donner le meilleur à leur enfant. Une conviction acquise (parfois) intellectuellement qui se transforme en plaisir sensuel. Finalement, ce n'est pas aisé de dissocier les raisons pour lesquelles une femme allaite ou "devrait" allaiter en raisons du côté de la mère et raisons du côté de l'enfant. De nos jours, rares sont les femmes qui allaitent juste pour la santé de leur enfant ou devrais-je dire pour la santé de leur enfant en dépit de leurs aversions de quelqu'origine qu'elles soient. En revanche, nombreuses sont celles qui n'allaitent pas par manque d'informations. Néanmoins, je suis d'accord avec ce que tu dis ici : "Quand on demande à une femme "Souhaitez-vous être informée sur l'allaitement", c'est plus respectueux et ça la place en tant qu'actrice de ce qui se passe. Si on lui reconnait le droit de refuser une information, elle accordera d'autant plus d'intérêt à cette dernière si elle fait le choix de l'entendre." Je suis également gênée par les méthodes violemment incitatives dont se plaignent d'ores et déjà certaines femmes qui ont eu affaire à des maternités labellisées. Attention toutefois de ne pas retomber dans la rhétorique du problème de la culpabilisation. Ce problème de la culpabilisation a trop longtemps servi les intérêts des grands fast-foods pédiatriques que sont les fabricants de lait industriel. On aura toujours des personnes pour affirmer que le discours le plus descriptif et le moins axiologique possible sur l'allaitement est culpabilisant.

Catherine (à Dali)

On est d'accord sur le fond. Je pense juste que notre but au Ciane n'est pas "d'inciter" les femmes à allaiter mais plutôt de veiller à ce qu'elles puissent disposer d'une information de qualité et qu'elles soient soutenues dans ce choix quand elles le font. Avec en parallèle une vigilance concernant la culpabilisation, réelle, que subissent certaines femmes ne souhaitant pas allaiter.

Pour ce qui est de la période pro-biberon / anti allaitement, il n'y avait pas que les industriels qui influençaient les femmes, mais aussi (je trouve qu'on les oublie un peu trop souvent) les professionnels de santé qui étaient convaincus de la supériorité du "lait infantile" par rapport au lait de femme.

Il y a aussi eu l'influence d'un courant féministe renvoyant l'image d'une femme (et c'est très bien !) qui n'est pas juste mère, pas juste nourricière et qui use de son corps comme bon lui semble, quitte à aller contre ce que "la nature" voudrait lui imposer.

Aujourd'hui, revirement : les professionnels de santé sont convaincus des vertus du lait maternel, même pollué et de sa supériorité par rapport au lait maternisé et les féministes que nous sommes arrivent très bien à concilier le fait d'être indépendante et d'allaiter : parce que c'est devenu un choix. Et il faut veiller à ce que ça le reste.

Je n'ai absolument pas peur pour les industriels : le créneau est toujours porteur et Nestlé s'est diversifié depuis longtemps :-)

Catherine

Cécile B

je te suis complètement Emmanuelle, tes corrections me semblent justifiées dans un esprit d'ouverture et de plus grand respect de la volonté des femmes (couples). je crois que c'est tout de même une bonne initiative. Cécile B (BNN) PS: je parle en mon nom et non pour BNN qui n'a pas encore pris position sur la question.

FB

Il me semble que ce n'est pas dans le IHAB, votre discussion pour interessante qu'elle soit tourne autour de l'idee de pousser les femmes a allaiter!!! Je ne crois pas qu'il soit question de cela mais bien comme dit Aurelie de ne pas gener celles qui souhaitent le faire par des propositions contradictoires avec ce projet.

Quand a votre discussion, je pense que tout est possible: encourager a allaiter donne envie a quelqu'un qui n'y aurait pas songe. Mais peut aussi braquer une autre. ou conduire a un allaitement qui loupe car au fond ce n'est pas ce que la mere a envie de faire!!! Donc toutes les situations co-existent...

Anne E (liste ciane-ca)

Mon rêve serait de pouvoir ouvrir un vrai groupe de travail pluri-horizon (pro+ militants de la cause+ parents lambdas+ universitaire sur le sujet....) sur ce que devrait être cette fameuse information. Et je pense que nous aurions autant de chose à remettre à plat que ceux que nous aurions en face de nous.

Nous partons en effet de postulat qui nous sont presque impossibles à visualiser sans un travail de recul approfondi, et une auto-analyse très difficile à mener. Sur l'allaitement, c'est sans doute encore plus fort que pour tout le reste : c'est bon pour le bébé, c'est prévu par la nature, tout montre que les bénéfices sont évidents, et cela protègerait même du cancer du sein. Les pays du Nord affichent des taux d'allaitement prolongé tel qu'on voudrait croire qu'ils bidouillent leur chiffre, et il est bien évidemment tentant de se les mettre en objectif. Donc informons ces dames, soyons même un peu interventionniste, puisque c'est pour la bonne cause, et elles vont s'y mettre, bien accompagnées, elles vont y arriver, ça va les valoriser, elles vont voir combien c'est bien, et on aura un beau %age à notre actif.

Eh bien selon moi, dès que l'on part sur ce postulat, on utilise les mêmes principes que l'on reproche à ceux d'en face. Parce que finalement, on peut remplacer allaitement par plein d'autres noms et de pratiques médicales que nous trouvons délétères, et tous nos arguments par les arguments des parties adverses, et on se retrouve dans les mêmes schémas que ce que l'on nous assène à longueur de temps. Parce que quelque part c'est toujours ce qui est sous-tendu : la femme ne sait pas, nous on va lui montrer ce qui est mieux, et elle va comprendre ce qui est bien pour elle.

Je ne crois pas que l'allaitement « tant qu'on n'a pas essayé, on ne peut pas savoir si on a envie ou pas ». Parce que la femme qui s'y refuse, elle ne sait pas ce qu'est l'allaitement, elle ne sait pas si allaiter lui conviendrait au final, mais en tout cas, elle sait, même intuitivement, même sans mettre de mot ou même sans pouvoir les dire, en tout cas elle SAIT ce qui l'en empêche. Nous avons eu une discussion dans notre association avec une ancienne de nos membres actives, qui nous disait qu'il fallait faire sortir les blocages des femmes, leur montrer ce qui coince, et être moteur pour qu'elles allaitent, parce qu'une fois le bébé au sein, elles verraient que c'est bien et elle comprendraient. Nous ne sommes pas psys, et même si nous l'étions, les psys, on ne les consulte que si on en a envie, ils ne nous sautent pas à la figure au détour du chemin. Donc je suis tout à fait la démarche d'Emmanuelle et de Madeleine : une extrême vigilance doit être de mise, quitte à remettre en cause ce qui nous semble « le mieux ». Car les mamans d'aujourd'hui ne sont pas danoises, allaitées et allaitantes depuis la nuit des temps. Il y a eu une vraie rupture dans la pratique et cette rupture a ouvert une sorte de faille où se sont logées bien des conflits et des tensions personnels et familiaux, bien des paradoxes intimes que l'on ne peut ignorer. C'est sur ce terrain délicat que nous naviguons aujourd'hui, et c'est pour cela que l'information doit toujours être remise ne cause à la lumière de ce qu'est vraiment le respect d'autrui.

Au début où j'étais à Bien Naître, une de mes voisines était venue me demander conseil. Elle voulait bien allaiter « pour les anticorps, pas pour la relation, ni pour le plaisir ». Je me suis dit, allez, je vais l'aider, j'ai venté les mérites, suggéré d'essayer devant ses moments de doutes, été entreprenante, chaleureuse et encourageante. Les 15 premiers jours avec son bébé ont été une catastrophe : elle avait du lait, le bébé grossissait, mais rien n'allait. Et moi, je continuais à soutenir et encourager. Jusqu'à ce qu'elle me dise « je n'en peux plus, allaiter, ça me bouffe du temps avec mon bébé ». Je me suis retrouvée comme une conne, et je me suis dit que j'aurais dû l'écouter autrement. Elle m'a dit quelques phrases sur sa mère, et j'ai compris que j'aurais dû entendre comment elle parlait de l'allaitement, pour comprendre de quoi elle avait vraiment besoin de discuter. Elle n'aurait surement pas allaité, mais elle n'aurait pas été précipitée dans un tel tourbillon d'émotions négatives, qui ont rendu l'accroche avec son bébé très difficile. J'en ai eu quelques autres après, ou ma meilleure place a été de proposer « est-ce que tu veux que je t'aide à le sevrer ? ».

La première question à nous poser, c'est pourquoi bon sang voulons-nous tant que les mamans allaitent ? Une fois tombées toutes les raisons super valables, il reste quand même souvent quelque chose de nous dans ce choix, quelque chose de ce que ça nous évoque, en bien, en mal, que l'on vécu comme une joie ou une privation et qui nous fait projeter dans ce choix un engagement qui ne peut pas être neutre. C'est pourquoi il est si difficile d'informer. Bon, j'en ai fait encore tout un pavé. Chantal pourrait donner des tas de chouettes exemples sur le sujet. Je le répète : allons vers la COFAM et demandons leur, en préalable à cet éventuel soutien, à remettre à plat deux ou trois choses, histoire de vérifier que l'on est bien sur la même longueur d'ondes.

Aurélie

Bonjour à tous , j'ai lu rapidement vos messages! Premièrement:

C'était une idée à moi , que la Cofam puisse ajouter à sa demande de reconnaissance nationale de l'IHAB (puisque c'est de cela qu'il s'agissait je pense)que des usagers (du CIANE )par exemple soutenaient leurs demande . Ils n'en ont pas eu besoin semblet'il mais je trouvais que ça aurait pu faire avancer l'IHAB. Trois: La culpabilisation des femmes non allaitante existe plus dans les NON -IHAB qu'ailleurs (si c'est bien fait) et ce ne sont pas 8 ou 9 IHAB de France qui vont harceler les femmes qui ne souhaitent pas allaiter, elle trouveront toujours un endroit Pas IHAB si elles craignent la stigmatisation (à tort à mon avis) Le vrai PB est plutôt de trouver des endroits ou on ne flingue pas direct l'allaitement alors merci de garder le contexte réel de terrain des choses. Faut pas pousser mémé dans les orties , en vrai, le discourt ,c'est que c'est mieux d'allaiter mais presque pareil si on donne le bib (débile) et les femmes qui n'y arrivent pas se culpabilisent elles -même aussi alors que ce n'est en aucun cas leur responsabilité mais celle d'un accompagnement inexistant ou néfaste. Ce que ressentent les femmes comme jugements:Les femmes qui ne travaillent pas sont des gourdes (allaitante ou pas)et celles qui retravaillent et laissent leurs bébés sont des salopes celles qui retravaillent et allaitent sont des emmerdeuses extraterrestres ou clandestinnes, pas facile d'^tre une femme et de choisir toute seule!

Pour choisir , il faut ^tre informée loyalement, c'est ce que l'on fait , par aussi de bonnes pratiques dans l'IHAB .

Donc , si dans quelques hostos , on pouvait moins s'inquiéter de rater son allaitement , en quoi cela culpabilise les non allaitantes? L'ennemi n'est vraiment pas l'IHAB pour moi!!!!!!! Qu'il manque des choses dedans OK et que certain PS de la COFAM et d'ailleurs pensent que l'allaitement est bon pour raison médicale, sans penser au choix et au relationnel , c'est sans doute vrai mais favoriser l'allaitement de femmes qui ont choisi d'allaiter, c'est pas enfoncer les autres, mince alors. 4;Divers Des femmes refusent l'allaitement parcequ'elles ont étés abusées ou parcequ'elles ne veulent pas et cela les regardent, il n'y a pas à inciter ou à juger, chacun sa vie?! Il est vrai que des femmes décident brusquement à la naissance d'allaiter alors qu'elles étaient contre ou le contraire et alors! Il faut arr^ter d'opposer les femmes entre elles comme des journalistes et avancer. Aurélie

Anne

Aurélie, je pense que nous sommes tous d'accord avec ce que tu dis sur les femmes en échec d'allaitement et sur la façon dont on flingue leur détermination par des pratiques indignes. Ce que nous soulignons, c'était qu'il nous semblait important de saisir cette occasion pour pouvoir remettre en quelque sorte à plat la façon d'informer. Car mettre en avant un label, et ce quelque soit ce label, c'est aussi accepter la démarche qui existe en amont. Ce label dit, en simplifiant de façon abusive, que l'on est amis des bébés quand on a une maternité avec beaucoup de femmes qui allaitent, donc qu'il faut informer sur l'allaitement de la façon la plus intelligente possible et favoriser les pratiques qui vont dans le sens du meilleur soutien possible aux femmes qui allaitent, de façon à éviter les échecs. Ce que nous souhaiterions à l'occasion d'une réflexion sur le sujet (parce que vous le savez bien, ici, on ne sait pas agir sans réfléchir sur plein de choses à la fois !!), c'est que l'on ne s'arrête pas aux évidences. Je pense qu'autant Madeleine qu'Emmanuelle ou moi, c'est cela que nous voudrions pouvoir initier. Même sur une cause juste, ça vaut le coup de se remettre en cause. J'ai tous les jours des exemples d'allaitement flingué (moins qu'avant tout de même, mais encore énormément trop), cela dit, je ne suis pas pour autant à l'aise avec tout ce qui va dans le sens du développement de cet allaitement. Et là, c'est sans doute parce que j'ai aussi beaucoup de contact avec des femmes non allaitantes. Elles ne se sentent pas forcément harcelées, c'est même assez rare dans le concret, mais je vois dans quels paradoxes elles se trouvent, et je sais combien il faut être délicat. Or je trouve que l'on agit comme s'il suffisait simplement de relancer un moteur à l'arrêt : on n'a pas allaité pendant longtemps parce que les pros, les lobbys des laboratoires et tutti quanti nous ont coupé l'herbe sous les pieds et que les féministes s'en sont servis comme une arme d'affirmation, on va relancer la machine et on va repartir sur de bonnes bases. Or les femmes ont vécu cette période « sans », et cette période a aussi structuré leur comportement. Il ne s'agit donc pas d'opposer les femmes, mais de profiter de cette demande de la COFAM pour intégrer tout cela a ce cortège de bonnes idées, volontés, initiatives, etc.... C'est le boulot que nous faisons depuis le début au CIANE, et ce sur tous les sujets. Ce n'est pas spécifique à l'allaitement. Et si notre label « Naissance Respectée » arrivait sur le devant de la scène, j'espère vraiment que nous aurions le recul nécessaire pour faire ce même travail le concernant. Pour faire simple, disons qu'il n'y a rien d'évident.

EP

J'invite les membres de la liste Ciane à lire les derniers échanges entre Anne Evrard et Aurélie Serry (sur la liste Ciane-CA) (tout en bas de ce mail).

La totalité (normalement!) des échanges sur le sujet depuis 2007 sont sur cette page privée, y compris ceux d'aujourd'hui. Page privée. Pour y accéder: utilisateur GroupeCiane, mot de passe rpcrpc http://wiki.naissance.asso.fr/index.php/IHABetNaissanceRespect�e

Dali, il ne s'est absolument rien passé sur le sujet depuis le CA de 2008. C'est maintenant qu'il peut se passer des choses: faire un courrier que le Ciane envoie à la CoFam pour lui demander des éclaircissements sur certains points, pour qu'on puisse leur dire ce qu'on est prêt à soutenir au cas où ils aient besoin de l'appui du Ciane pour certains projets. Le premier qui arrive à faire une proposition de lettre l'envoie aux autres... (pour ma part je souhaite une lettre ultra courte, genre une demi page)

MA (à CC)

>On en est où dans ce projet "Naissance respectée" ? Il était question de >la traduction d'un questionnaire, non ? Ça ferait un effet boeuf si on >pouvait avoir des maternités "Motherfriendly" ;-)

Ce sont deux choses séparées (mais pas forcément sans rapport au plan des idées: en effet la CIMS (coalition for improving materntiy services qui a mis en place le birth survey est aussi qui est à l'origine de la "mother-friendly maternity services initiative"):

  • d'un côté le projet de label naissance respectée (ou mother friendly...) qui a été monté déjà il y a plusieurs années, très complet car bénéficiant de l'expertise de Gilles sur les démarches qualité, et qui n'a pas avancé parce que les professionnels sont très opposés aux labels surtout quand ils émanent des usagers (je vous invite à relire le compte-rendu de la séance de la CNN dans laquelle Gilles Gaebel a présenté le label: http://ciane.net/ReunionCNN210208

ainsi que le compte-rendu officiel http://ciane.net/ReunionCNN020208 dans lequel il apparaît que le groupe physio est venu plus ou moins dans le prolongement de cette discussion, ce que j'avais oublié)

  • de l'autre, un projet de questionnaire en ligne pour lequel Paula et moi-même avons fait un assez gros boulot de traduction d'un questionnaire, en janvier. L'idée étant de faire un système de questionnaire en ligne avec traitement quasi-automatisé (on peut rêver!)

Cette initiative n'avait pas rencontré un grand succès, mais c'était peut-être l'hiver, manque de vitamine... ça peut repartir. Plusieurs enquêtes avaient été réunies, celle du "birth survey", donc traduite par nos soins, celle du NHS anglais, celle de l'enquête de satisfaction française,ainsi que l'enquête périnatale donc on parlait il y a eu...

Je joins à nouveau le questionnaire américain traduit... qui est très certainement à revoir pour le cas français.

Madeleine

MA

Si j'ai bien compris, la CoFAM ne nous a pas sollicité pour que nous soyons partenaires dans cette initiative qu'ils ont prise, sur laquelle d'ailleurs j'aimerais quelques éclaircissements. Aurélie, j'aimerais que tu sois plus claire à cet égard. Je viens de voir que tu es membre du CA de la CoFAM: es-tu mandatée par la CoFAM pour cette démarche?

Et si on relit les échanges de 2007-2008 sur la page indiquée plus haut, on peut voir que la balle était dans leur camp. Le même genre de débats a eu lieu avec des conclusions assez similaires, des contacts ont été pris et ils ont dit qu'ils allaient voir dans quelle mesure ils pouvaient intégrer nos remarques. Depuis aucune nouvelle. Il est possible qu'ils aient eu d'autres chats à fouetter...

Par ailleurs, aujourd'hui, ni la CoFAM, ni la LLL qui en est une composante importante n'ont renouvelé leur adhésion au CIANE. On pourrait se demander dans quelle mesure ils considèrent le CIANE comme un partenaire important.

Bref, il me semble, dans le contexte actuel, que tout ce que nous pouvons faire c'est leur demander s'ils ont avancé sur ce qu'ils avaient proposé, à savoir l'intégration de notre point de vue dans les critères.

CDC

Je mets Gilles en copie, comme c'est lui qui était avait pas mal avancé sur ce sujet aussi, j'aimerai qu'il nous donne son avis. Pas très présente ces jours-ci, voilà ce que j'en pense. Je vous avais raconté me semble-t-il mon expérience "perso". Je connais très bien la maternité de Lons le Saunier (mes nièces y ayant toutes accouchées). Au début de l'obtention du label, certaines d'entre elles y ont accouché et ne souhaitaient pas allaiter, elles ont été traiter comme des "parias" par l'équipe et mise de côté n'ont eu (d'après elles ) aucun soutien empathique au cours de leur séjour. Il y a à peu près 6 ans, une autre nièce - ben oui, j'en ai 17 ! - avait choisi d'allaiter : le discours de l'équipe avait (d'après elle aussi) été de mettre le bb au sein très souvent voir même tout le temps....résultat un appel de ma nièce en larmes après 10 jours car elle ne pouvait plus laisser son bb sans le "sein"...Apparemment, on ne lui avait rien suggéré d'autre pour calmer, bercer le bb...Tout ceci pour dire qu'il n'y avait, à mon sens pas eu de réflexion sur tout ce qui pouvait concerner le lien mère-enfant, ce qui m'a été confirmé par un entretien, il y a 4 ans avec la surveillante que j'ai rencontré à l'occasion d'un accompagnement d'un couple. Ayant été très positivement étonnée par la très douce et belle naissance respectée (2TV en tout, accompagnement discret de la SF, aucune intervention, bb né avec maman accroupi..etc, etc), j'ai pu discuté de mon ressenti avec la surveillante qui m'a dit qu'effectivement, il y avait eu un énorme travail au sein de l'équipe afin que l'allaitement ne soit pas "coupé" du reste de ce qui ce passe autour de la naissance : la prise en compte de la globalité de la grossesse, de l'accouchement et des suites de couches a pu mettre en évidence qu'un allaitement réussi, c'était aussi une grossesse mieux accompagnée, une écoute des désirs des parents et un naissance respectée... J'ai retrouvé une discussion que j'avais lu sur doctissimo à ce sujet (je ne sais si elle concerne la mat de Lons !) qui date de 2006 et qui est édifiante http://forum.doctissimo.fr/grossesse-bebe/accouchement/label-bebes-arnaque-sujet_158635_1.htm Ma réflexion est la suivante : si le label IHAB fait évoluer dans leur pratique les professionnels d'une maternité, tant mieux, mais est-ce que toutes les maternités ont travaillé comme l'a fait celle de Lons (depuis, j'ai eu l'occasion d'accompagner un autre couple, c'est une des maternités où il m'a été donné de vivre des naissances véritablement sereines et douces). Que sont devenues les pratiques de toutes les maternités qui ont ce label ? C'est cela qui serait intéressant de savoir !

Chantal

Emmanuelle

Madeleine: ''- de l'autre, un projet de questionnaire en ligne pour lequel Paula et moi-même avons fait un assez gros boulot de traduction d'un questionnaire, en janvier. L'idée étant de faire un système de questionnaire en ligne avec traitement quasi-automatisé (on peut rêver!) Cette initiative n'avait pas rencontré un grand succès, mais c'était peut-être l'hiver, manque de vitamine... ça peut repartir. Plusieurs enquêtes avaient été réunies, celle du "birth survey", donc traduite par nos soins, celle du NHS anglais, celle de l'enquête de satisfaction française,ainsi que l'enquête périnatale donc on parlait il y a eu...''

Le questionnaire n'a pas été discuté sur la liste Ciane, mais sur la liste AFAR. Je me demande si onavait dit que que cette action est du ressort de l'AFAR (en particulier parce que ça va fâcher du monde). Madeleine je peux aussi reprendre les conversations sur une page wiki ciane (même si c'est des converstaion afar....) sauf si tu le fais

Se souvenir absolumment de mettre Sonia dans le project, parce que Césarine a réussi à faire un questionnaire en ligne (après bcp de discussions, me disait sonia)

BB (réponse à MA)

Oui, ça résume bien la situation, telle que je l'ai exposée début septembre dans une interview téléphonique pour la revue Profession Sage-femme qui y consacre un article. Par la suite j'ai envoyée à la journaliste les deux liens suivants pour qu'ils soient intégrés à l'article :

http://cianewiki.naissance.asso.fr/LabelNaissance http://cianewiki.naissance.asso.fr/ProjetEvaluation

Juste une nuance : je ne crois pas qu'on puisse dire que le Birth Survey est une initiative de la CIMS. C'est plutôt une création du "Grassroots Advocates Committee", un groupe radical qui s'est formé dans le contexte d'une réunion de la CIMS. Il semblerait que ce soient des gens fatigués de constater que le projet international "Mother-Baby Friendly" n'avance pas très vite, et qui ont voulu expérimenter une voie plus rapide. (Ce qui me laisse un peu sceptique est que les Grassroots Advocates n'ont répondu à aucun de mes messages quand je leur ai annoncé notre intention de lancer une expérimentation similaire en France avec un support multilingue, en vue d'une extension européenne, et qu'à cette occasion nous pourrions leur fournir des traductions du questionnaire.)

Il n'y a a priori aucun lien entre le label international IMB et le Birth Survey américain, de même qu'il n'y a aucun lien "technique" entre le projet "Naissance respectée" et le projet (encore dans les cartons) de "birth survey à la française". Sauf que, dans notre cas, il serait souhaitable de compléter les données fournies par les usagers par des données fournies par les établissements, ceci afin de donner des informations plus complètes aux parents qui se renseignent sur les établissements. Dans ce cas, le questionnaire "établissement" pourrait ressembler à celui de "Naissance respectée".

Madeleine et Paula ont fait un énorme travail de traduction du questionnaire et nous avons commencé à réfléchir (sur la liste de l'AFAR) à des adaptations. Pour cela nous avons commencé à regarder aussi des questionnaires de satisfaction créés par le National Childbirth Trust au Royaume-Uni. Il n'est pas envisageable, notamment, que ce système puisse servir à "évaluer" les qualités professionnelles et personnelles de chaque professionnel de santé, comme c'est le cas du Birth Survey américain. Il faudrait arriver à des comparaisons entre des services d'obstétrique. Mais si l'on incluait l'AAD cela reviendrait quand même à une évaluation de personnes...

En février dernier nous en étions au point d'envisager d'implémenter un Birth Survey, à titre expérimental. On n'a pas avancé car je n'ai pas eu le temps d'installer le système informatique qui semble le mieux adapté. J'espère avoir plus de temps cet hiver... En effet il me paraît plus facile de mettre au point une proposition à partir d'un prototype qui fonvtionnera sur des données réelles. Une fois que c'est au point, le problème sera de convaincre quelques centaines de femmes de remplir les questionnaires sans tirer bénéfice pour elles-mêmes de ce dispositif. C'est seulement lorsqu'il y aura suffisamment de données qu'il fournira des informations intéressantes sur les pratiques dans un établissement. Je citais pour exemple que, si seules les femmes qui ont eu une épisio remplissent le formulaire, le taux d'épisio affiché sera de 100%... D'où la nécessité d'informer aussi les utilisateurs de ce que veulent dire ces chiffres, et de les mettre en regard des chiffres fournis par les équipes médicales concernées.

Mon impression est donc qu'on peut avancer sur les aspects techniques du Birth Survey, fignoler le questionnaire et les traitements de données, mais que pour le faire démarrer concrètement il faudra un vaste mouvement médiatique à l'initiative des usagers, certainement face à l'hostilité d'une majorité de professionnels. (Tout ça pour rappeler que ça ne peut pas être une initiative du CIANE.)

Pour ce qui concerne le label "Naissance Respectée", je souscris entièrement au dernier message de Madeleine (ci-dessous). Déjà en 2006 je m'étais fait quasiment fait agresser par une toubib de la CoFam qui semblait considérer que notre projet était de la concurrence déloyale à l'IHAB, et qui visiblement n'avait même pas entendu parler de l'initiative IMBCI. La discussion a donc tourné court.

Même si le CIANE n'est plus porteur du projet de label (cela, plus par manque de ressources humaines et financières que par manque de conviction) il ne devrait pas régresser en soutenant inconditionnellement un sous-produit du projet. Concrètement, un label intégré (à la fois mère en enfant) devrait adopter au minimum les principes de L'Initiative Internationale pour la Naissance MèreEnfant <http://imbci.org/USERIMAGES/File/IMBCI French.pdf>, ainsi que les principes de la charte et du questionnaire de "Naissance Respectée".

EP

: ' (le ciane) ne devrait pas régresser en soutenant inconditionnellement un sous-produit du projet'

"INCONDITIONNELLEMENT" est important dans la phrase. Si on l'enlève, je ne suis plus d'accord. Le Ciane ne peut pas être contre le principe de l'IHAB. IHAB, sous certaines conditions, répond à un besoin des usagers.

Les questions c'est: à quelles conditions. Ces conditions ont déjà été exprimées je pense. Faut juste les synthétiser en accord avec les associations du Ciane.

On se demande aussi si la Cofam souhaite le coutien du Ciane. Ce que j'en comprends, il n'y a pas de demande de leur part. N'empêche: cette conversation (position du Ciane par rapport à IHAB) étant récurrente, ça vaut le coup d'exprimer et de communiquer la position du Ciane vis à vis de l'initiative elle même et sous quelles conditions le ciane pourrait, au besoin, appuyer (quoi?) auprès de (pouvoirs publics?)

Je continue à mettre à jour http://wiki.naissance.asso.fr/index.php/IHABetNaissanceRespect�e (GroupeCiane/rpcrpc)

AS (rép à BB 3 oct)

je pense que des personnes de la Cofam peuvent e^tre parfois plutôt agressives et qu'il n'y règne pas toujours une super ambiance particulièrement entre les PS et Non PS mais le projet IHAB, c'est un peu autre chose. > Tu dis:"Même si le CIANE n'est plus porteur du projet de label (cela, plus par manque de ressources humaines et financières que par manque de conviction) il ne devrait pas régresser en soutenant inconditionnellemen > > t un sous-produit du projet." et je trouve cela quelque peu féroce ; tout n'est pas à jeter dans l'IHAB et en ce qui me concerne , je ne suis pas béate non plus mais je pense que c'est une occasion d'améliorer les choses pour de nombreuses familles si ça s'étendais. > > Je pense que parfois il faut accepter les améliorations même si elles n'ont pas exactement la forme qu'on voulait, même si elle ne sont pas sur ton cheval de bataille préféré( encore qu'en l'occurence, je trouve que ça se recoupe). > > Toutes les femmes pour qui l'allaitement est important sont des usagers comme les autres et sont demandeuses (pour celles qui le connaissent) de trouver des IHAB( ce qui est quasi -impossible en ce moment) > > Je suis prête à en discuter bien entendu mais je trouverais bien irresponsable vis à vis de ces femmes très nombreuses à souhaiter un allaitement le plus heureux possible d'envoyer valser l'IHAB , je pense que c'est de nature à discréditer le CIANE et susciterait de nombreuses incompréhensions justifiées!! >

BB 3 oct

Dans la discussion avec les "Américains" nous avions effectivement critiqué la désignation du label international et, après une longue discussion, décidé qu'il valait mieux de parler de "naissance respectée" que de "baby-mother-father...?-friendly". D'autant plus que "friendly" ne devrait pas se traduire par "ami de" (expression démagogique qui laisse penser que ceux qui n'ont pas le label sont vos ennemis) mais "convivial" ou quelque chose du genre. Les pays de langues latines ont tous le même problème avec la traduction.

Aucune situation n'est généralisable, et encore moins la "place" du présupposé géniteur dans l'enfantement... Il y a des femmes qui accouchent sans la présence du père, ou avec un compagnon qui n'est pas le père, ou avec d'autres personnes. Il y a aussi les couples homoparentaux. N'importe quelle désignation qui sous-entend un cas de figure "normal" (parce que dominant) fait injure à celles/ceux qui revendiquent une situation différente sans qu'elle soit classée comme "minoritaire" ou "déviante". Dans un environnement médical, la notion de déviance/pathologie est très vite installée...

En même temps, je reconnais les arguments de CC(cf son message) mais je ne suis pas sûr que cette position militante de réappropriation du corps puisse être inscrite dans la désignation d'un label. Ce que je lis dans "ami des mères et des bébés" c'est avant tout la normalité du couple traditionnel (le père est bien là puisque les amis de mes amis sont mes amis, pas vrai ?) et je crains que ce soit l'interprétation de la majorité de la population.

Mais JC a raison de dire que la désignation est aussi l'effet d'un féminisme nord-américain qui, pour des raisons historiques, persiste dans le rejet de la gent masculine. On a déjà eu des dizaines de messages de crépages de chignons (et de barbes) à ce sujet sur les listes de discussion (cf Marypa etc.)...

Tout cela, en définitive, démontre que l'idée d'un label international est peut-être une illusion de plus de la mondialisation (ou globalisation culturelle), et que chacun-e réagit avec une forte détermination de son histoire culturelle nationale ou familiale.

BB 8 oct (réponse à AS)

Comme l'a souligné E, c'est le terme "inconditionnellement" qui était important dans ma phrase. Quant au "sous-produit" je peux expliquer ceci : ce que propose l'IHAB n'est qu'une partie du projet de label MBCI dont nous avons adapté le volet "accouchement" pour arriver à "Naissance respectée". Sur la scène internationale, personne ne doute que MBCI inclut totalement IHAB tout en le dépassant puisqu'il intègre le volet "accouchement".

Donc, même si je suis d'accord que l'IHAB est un progrès (un peu comme les pôles physiologiques dans les hôpitaux), je crois que le soutenir inconditionnellement (autrement dit dans l'ignorance totale du label MBCI) serait une régression pour le CIANE.

Nous nous sommes donnés la peine de traduire en anglais le questionnaire de "Naissance respectée" pour qu'il soit intégré aux discussions sur MBCI. Par la suite, Hélène Vadeboncoeur s'est décarcassée pour traduire en français la dernière version de MBCI, et d'autres l'ont fait dans de nombreuses langues... Donc il serait temps de prévenir les Français qu'ils sont en train de réinventer la poudre, ou du moins de leur demander ce que la poudre qu'ils proposent a de supérieur à ce qui a été fait ces dernières années par une équipe internationale, avec toutes les références de médecine factuelle à l'appui.

Cela dit, je ne suis pas certain qu'un projet international soit meilleur qu'un projet national. (Au Royaume-Uni, l'AIMS est très critique de MBCI et de l'idée de labels internationaux en général.) Il reste que si on a de bonnes raisons de "localiser" le projet, on ne peut pas faire l'économie de le situer par rapport à ce qui se fait ailleurs. Or dans le cas de MBCI on n'a même pas l'excuse de la barrière linguistique !

CC 3 oct

'y vois quant à moi quelque chose de tout à fait indispensable et révélateur d'un vrai changement qui s'opère chez les femmes : la nécessité de se réapproprier leur corps et leur accouchement. Je m'en réjouis ;-)

C'est se poser en tant qu'adulte responsable que de réclamer des choses "pour soi", en tant que "patiente".

Après toutes ces années où on a imposé aux femmes toutes sortes de gestes techniques, avec des répercussions plus ou moins fâcheuses sur leur vécu de l'accouchement, leur ressenti douloureux, les cicatrices, infections, etc..., il serait temps qu'on mette en avant la qualité de l'accueil qui "leur" est fait et le respect de "leurs" choix, de "leur "sensibilité, de "leur" corps.

Placer systématiquement le conjoint dans cette affaire "d'accouchement", alors que c'est la femme qui accouche, qui est patiente (ou "cliente", selon qu'on préfère l'un ou l'autre), c'est ni plus ni moins que la traiter en mineure, une personne qui a besoin de l'aval de son conjoint pour qu'on la respecte.

Et que faire si l'avis du conjoint ne rencontre pas celui de la femme pour l'accouchement ? Exemple : elle veut accoucher dans l'eau mais lui n'est pas d'accord ? On ferait violence (encore une fois ?) au corps de la femme pour ne pas heurter un tiers alors que cela aura des répercussions dans le corps de sa femme, pas dans celui de son compagnon ? Elle ne veut pas d'épisio mais lui trouve que ce serait mieux car il est convaincu par les arguments du gynobs ? Elle veut accoucher sans péridurale mais lui ne supporte plus de la voir souffrir et préfère qu'on l'anesthésie ? Qui accouche ?

Que le couple "enfante", je veux bien. Mais l'accouchement, c'est dans le corps de la femme que ça se passe et c'est sur ce dernier que le personnel médical s'affaire. Il me paraît donc logique que ce soit elle qui détermine ce qu'elle désire pour l'accompagnent et la surveillance médicale de ce processus. Et il me paraît donc logique que des critères de qualités soient posés pour la manière dont se déroule l'accouchement.

Ça ne signifie pas que l'avis du père soit sans importance pour ce qui est de la naissance, loin de là (ce qui inclue sa place près de sa compagne, quand il fait le choix de la prendre et selon la manière dont il envisage de le faire ainsi que l'accueil du bébé). Au contraire, cela va tout à fait dans le sens de redonner à la naissance son caractère familial, sociétal. La Birth Survey y accorde une place il me semble ?

Veiller aussi à tenir compte de la diversité des situations : il y a des femmes qui n'ont pas de compagnon, d'autres dont le compagnon ne veut pas être présent, enfin des femme qui ont une compagne.

Je regarderai ça de plus près la semaine prochaine :-)

CDC 3 oct

e me retrouve totalement dans ta réponse Bernard par rapport à ce que j'ai déjà dit ultérieurement. C'est exactement comme les vraies MDN, on se bat encore et encore parce qu'elles n'existent toujours pas en France et que le projet de décret qui doit sortir ne concerne pas de vraies MDN, cela concerne des pôles physiologiques intra-muros...et nous avons dit et redit que nous sommes conscients que l'émergence de ces pôles (qui existent d'ailleurs dans certaines maternités sans avoir attendu un décret quelconque) est une avancée et le CIANE n'est pas CONTRE cette avancée...ceci dit ce ne sont pas des MDN. C'est la même chose pour l'IHAB, bien sûr que le CIANE ne peut être CONTRE ce label, c'est évident !, mais on ne peut s'en contenter, il faut aller plus loin dans la réflexion de ce qui se passe tout autour d'une naissance et là, le label "naissance respectée" a un sens bien plus large - contenant d'ailleurs l'IHAB- et il faut continuer à travailler dessus. Notre attitude doit restée ferme, ce qui ne veut pas dire que certaines initiatives ne vont pas dans notre sens.

BB 4 oct

Juste une précision : "Naissance respectée" ne contient pas l'HAB, contrairement à MBCI. C'est une stratégie que nous avions choisie en 2006, de faire en sorte que les labels soient complémentaires, alors que l'équipe de MBCI avait décidé assez rapidement d'intégrer le volet "allaitement" dans le label international.

Une raison de notre choix d'un label séparé (de HAB) était qu'il nous semblait que la barre de "Naissance respectée" aurait été trop haute avec cette intégration du volet "allaitement", dans la mesure où en 2006 très peu de maternités avaient obtenu le label HAB. Mais cette situation a changé et il me semble maintenant que c'était une erreur tactique... que nous pourrions corriger en reprenant le travail sur "Naissance respectée".

CDC 4 oct

Autant pour moi, c'est bien de MBCI auquel je faisais allusion dans mon mail.

CL 8 octobre (réponse à AS) oct

e croie A que la question n'est pas là. La CoFam se fiche complètement du soutien du CIANE. Ils ont été adhérents, ils ne le sont plus, et on a jamais su pourquoi (à moins que, majorité de pros dans le CA ?). J'ai moi aussi des réserves comme celles d'Emmanuelle, Anne, ou Madeleine par rapport à l'IHAB. J'avais aussi discuté avec des médecins de la CoFAM et je peux dire que l'initiative Label Respecté était très mal reçue. On marchait sur leurs plate-bandes.

Je peux même raconter ma propre anecdote. Pour plusieurs raisons j'avais décidé de ne pas allaiter ma seconde fille. Juste après la naissance je l'ai eue sur moi, et c'était bien. J'étais donc aborbée par ma poupinette, et après un travail si pénible je l'avais bien mérité de la regarder dans les yeux. Et c'est là que l'aide-soignante (pourtant sympa) me dit tout de go : "Mais vous n'avez pas enlevé votre soutien-gorge !". Le moment magique de la rencontre avec mon bébé ... poubelle direct, terminé, plus de magie, plus d'intimité. De quoi s'est-elle mêlée cette nana ? J'avais pris ma décision, point barre.Inutile de dire que cette maternité cherchait à obtenir le label IHAB. Bien entendu que les anecdotes contraires sont tout aussi nombreuses. Au final le problème sous-jacent est toujours le même : la femme est considérée comme une cruche qui doit être éduquée à donner le "meilleur" (médical !) à son bébé. Qu'elle ait pu prendre une décision toute seule comme une grande avant ça ne les effleure pas un instant. Ca touche tout le monde, celles qui veulent allaiter comme celles qui ne veulent pas.

Voilà donc ma principale réserve par rapport au label IHAB :

il ne considère toujours pas la femme comme acteur et décideur à part entière. Typiquement, on y parle d'informer sur les avantages de l'allaitement, pas sur les problèmes. Une information loyale est une information qui donne les bénéfices et les risques. Tu vas répondre que les tenants du bib disent carrément n'importe quoi, et c'est vrai, d'ailleurs je ne les loupe pas dans le BooB. Mais comme l'a fait remarquer Anne, la CoFAM n'est pas forcément objective non plus.

Ceci dit, le CIANE pourrait écrire une motion pour se positionner

sur le label IHAB comme on l'a déjà fait pour les doulas ou d'autres choses. Ca sera difficile de tous se mettre d'accord car l'allaitement à un côté passionnel, mais peut-être que ce serait une bonne chose permettant de repartir sur des bases stables.

CL 8 oct

Je ne suis pas encore arrivée au bout de toute la discussion. J'avais rencontré une personne de la CoFam. J'ai des points de vue tout à fait en accord avec ceux exposés par Emmanuelle, Madeleine, Anne. Donc j'avais essayé de discuter ces points d'achoppements, et la discussion s'est donc arretée là ... Il faut dire aussi que la CoFam est dirigée par des médecins, qui voient eux aussi d'un mauvais oeil le label élargi proposé par le CIANE.

Peut-être que quelqu'un d'autre plus diplomate que moi

pourrait reprendre les contacts, sait-on jamais. Historiquement, le label IHAB est un label médical orienté sur le bébé uniquement sans souci pour la mère. Depuis il évolue, il tente d'intégrer des bonnes pratiques pour la mère aussi, mais il reste des traces. Le label proposé par le CIANE n'a eu aucun succès auprès de la CoFam. Ils souhaitent simplement élargir le IHAB de leur propre chef. Ils avaient un argument valable, c'est que qui dit label dit aussi une armée d'enquêteurs pour aller voir comment c'est appliqué dans les maternités.

Comme le dit Madeleine, la CoFam fut un temps membre

du CIANE, mais pas longtemps, et elle n'est plus membre. Elle n'a même pas daigné envoyer un message d'explication pour indiquer pourquoi ils ne souhaitent plus adhérer au CIANE.

Conversations sur liste AFAR

sur femme vs parents. Non retranscrite ici


Modif. January 10, 2011, at 07:09 PM<br />(:addThis username="xa-4b5388e32c732dfe" btn="lg-share":)