ProjetDeLoiHopitalPatientsSanteTerritoire

LeCIANEAuJourLeJour

Page provisoire; Objectif = que le Ciane prenne position sur les parties de ce projet de loi qui concernent la périnatalité.

(Novembre 2008). Projet de loi en préparation, qui va avoir notamment des effets sur l'organisation des soins.


Projet de motion du CIANE

'' A compléter...''

Le Collectif interassociatif autour de la naissance CIANE? souhaite exprimer son avis sur certains points de la loi Hôpital Patients Santé Territoire (HPST) en discussion au Parlement français.

  1. En accord avec le Collectif des Associations et des Syndicats de Sages-Femmes (CASSF, voir communiqué de presse du 8 mars 2009) le CIANE? se déclare favorable à l'évolution des compétences des sages-femmes, et plus particulièrement l'amendement qui leur permettrait de réaliser des consultations de contraception et de suivi gynécologique de prévention sous réserve que la sage-femme adresse la femme à un médecin en cas de situation pathologique, réaffirmant ainsi leur positionnement dans le premier recours. Il demande par ailleurs que soient présentés à l'Assemblée Nationale les deux amendements concernant l'intégration dans la filière universitaire de la formation des sages-femmes, ainsi que celui relatif au droit de prescription de l'IVG médicamenteuse.<br>Les deux premières demandes sont l'émanation directe de la Plateforme périnatalité 2007 présentée par le CIANE? à l'issue des États généraux de la naissance 2006 (_EGN2006) et appuyée par un grand nombre d'organismes professionnels. Un des arguments en faveur d'un cursus universitaire serait l'accès des sages-femmes aux métiers de la recherche sur un pied d'égalité avec leurs collègues médecins.<br>Pour ce qui concerne l'IVG médicamenteuse, la demande du CIANE? s'inscrit dans l'évolution de techniques qui permettent aujourd'hui de pratiquer des IVG hors du périmètre hospitalier sans incidence sur leur sécurité. Comme pour l'accouchement, le CIANE? réaffirme ainsi un droit fondamental des femmes à décider par elles-mêmes du lieu où elles souhaitent bénéficier d'une assistance médicale en l'absence de signes cliniques qui justifieraient une hospitalisation.
  2. Le CIANE? s'oppose à une système qui conduirait les gestionnaires des établissements à placer une certaine forme de rentabilité au coeur de leur système de décision.<br>Une telle dérive était déjà dénoncée dans la Plateforme périnatalité 2007 pour ce qui concerne la tarification à l'activité (T2A). Ce mode de gestion conduit à valoriser, au propre comme au figuré, des pratiques qui reposent sur la multiplication des interventions au détriment d'une véritable qualité des soins : ce point qui revêt un caractère crucial pour la maternité – ni la grossesse, ni l'accouchement ne sont des maladies – nous semble mériter une réflexion de fond pour l'ensemble de la médecine. Concevoir des systèmes de gestion qui incitent à des pratiques de qualité et non à des quantités d'actes, tout en assurant une bonne allocation des ressources, voilà où se situe l'urgence selon le CIANE?. En ce qui concerne spécifiquement la périnatalité, la T2A met notamment en péril l'existence des maternités de niveau 1, un des pôles importants de la filière physiologique souhaitée par le CIANE?. Le Collectif déplore que la situation ait continué à se dégrader avec la fermeture de maternités de proximité au bénéfice de centres surmédicalisés réduisant considérablement les possibilités de choix d'un accompagnement personnalisé.
  3. Bien que les questions de gouvernance des hôpitaux ne concernent pas directement un collectif d'usagers, le CIANE? partage l'inquiétude du groupe de praticiens hospitaliers signataires de L'Appel des 25 sur certains aspects de la loi HPST qui tendraient à accorder aux directeurs d'hôpitaux un pouvoir excessif avec pour seuls critères d'évaluation la réalisation d'objectifs de rentabilité financière. Alors que la démocratie sanitaire a fait d'indéniables progrès, et que le mot de « gouvernance » est sur toutes les lèvres, il serait malvenu de revenir à des modes de gestion qui excluent nombre de parties prenantes. Par exemple, le CIANE? s'oppose fermement à ce que la participation des représentants d'usagers aux Agences régionales de santé ARS? soit limitée par des sièges uniquement consultatifs. D'autre part, il demande que les Commissions de relations aux usagers (CRU) restent attachées à chaque établissement au lieu d'être fusionnées dans les groupements d'hôpitaux.
  4. Le souhait d'organiser la continuité des prises en charge au fur et à mesure de l'évolution du type de soins que demandent les malades rejoint entièrement les demandes du CIANE? touchant à la diversification de l'offre de soins (hôpital, maison de naissance extra-hospitalière ou accouchement à domicile), au suivi global des femmes enceintes et à une meilleure prise en charge de la dimension psychique de l'accouchement, autant de facteurs étrangers à une politique de tarification à l'activité telle que celle qui sera renforcée par la loi HPST.

Où trouver des informations sur ce projet de loi

  • SuivreUnProjetDeLoi

Et voir peut être aussi, à défaut d'autres documents (liens visités en octobre 2008)

"Cette sélection est extraite de la Lettre de la BRP n° 156 (30 octobre 2008) . Les rapports y sont présentés par ordre chronologique inverse."

Position des associations de patients

La position du _CISS Collectif interassociatif pour la santé oct. 2008

Revue de presse internet. Le _CISS aurait sorti un communiqué de presse le 22 octobre (non retrouvé) où il communique son soutien au plan Hopital, patients, santé, territoires. Largement commenté dans les forums (qui connaît le CISS? mais qui représente-t-il donc? Financé par le Medef. Par le ministère. Faux nez), et qui a retenu l'attention d'Eric Favreau (Libération), voir interview de Christian Saout (qui est qui?).

Je n'ai pas tout lu... Bonne lecture et bons commentaires. EP

Communiqué de presse: le CISS soutient le plan

(non trouvé, octobre 2008)

Le CISS fait 23 propositions pour améliorer le plan oct 2008

Le projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires » va dans le bon sens quand il se préoccupe d'organiser notre système de santé qui souffre d'être gouverné par des intérêts particuliers plutôt qu'au service de l'intérêt général. Mais ce projet de loi comporte des faiblesses, ce qui nous a amené à formuler un « soutien critique » renvoyant clairement à des propositions dans le débat parlementaire.

Il n'a pas échappé au Collectif interassociatif sur la santé (_CISS) que le projet de loi réformant l'hôpital et des dispositions relatives aux patients, à la santé et aux territoires soulève de nombreuses oppositions du côté des professionnels de santé, des hospitaliers et des financeurs comme l'a montré le Conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie qui avait à l'examiner avant sa présentation en Conseil des Ministres.

Dans la sensibilité qui est celle du CISS, nous aurions pu joindre notre voix au concert des désapprobations. Ne serait-ce que parce que ce projet est d'abord un projet curativo-centré qui fait l'impasse sur la santé publique, la prévention et la promotion de la santé. C'est un point d'achoppement important pour nous.

Mais, il nous est apparu plutôt nécessaire de soutenir ce projet : tout simplement parce qu'il propose une nouvelle organisation d'un système de santé qui ne réussit plus à atteindre l'objectif constitutionnel d'égalité d'accès aux soins. En outre la philosophie globale de cette nouvelle organisation, élaborée après de nombreuses concertations avec l'ensemble des acteurs, nous paraît pertinente dans sa volonté de décloisonner la médecine de ville et l'hôpital ainsi que de donner enfin une définition légale à la médecine de premier recours. Enfin, le projet ouvre la voie à de nouveaux droits individuels et collectifs pour lutter contre les refus de soins.

Les ennemis de la liberté ne sont pas du côté de ceux qui veulent un peu plus d'organisation, mais du côté de ceux qui n'en veulent pas et préfèrent laisser le système filer au détriment de tous ceux qui en attendent du secours face à la maladie.

Pour autant, le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) n'est pas aveugle. Il manifeste un soutien critique au projet de loi et espère que le débat parlementaire permettra de reconnaître les attentes des usagers qui n'ont pas été prises en compte dans les derniers ajustements du texte. C'est le sens des 23 propositions formulées.

Vous pouvez télécharger la note "23 propositions pour améliorer le projet de loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires" (document au format pdf).

La position du Ciss étonne le journal Libération oct 2008

Hôpital: les usagers avec Bachelot

C'est le monde à l'envers. Rosleyne Bachelot est d'ordinaire soutenue par les médecins, et critiquée par les patients. Mercredi, la ministre va présenter en conseil des ministres son projet, baptisé HPST, - (Hopital, patient, santé et territoire). Bizarrement, ce projet reçoit l'approbation des associations de patients mais il est accueilli par un certain scepticisme de la part des professionnels de santé.

Ainsi, le _CISS (Collectif Interassociatif Sur la Santé) a-t-il affirmé, aujourd'hui, « que du côté des usagers du système de santé, il n'est pas question de ne pas soutenir ce projet, tout simplement parce qu'il propose une nouvelle organisation d'un système de santé qui ne réussit plus à atteindre l'objectif constitutionnel d'égalité d'accès aux soins. En outre la philosophie globale de cette nouvelle organisation, élaborée après de nombreuses concertations avec l'ensemble des acteurs, nous paraît pertinente dans sa volonté de décloisonner la médecine de ville et l'hôpital ainsi que de donner enfin une définition légale à la médecine de premier recours ».

Preuve de cette petite révolution qui serait en marche, le CISS ajoute: « Les ennemis de la liberté ne sont pas du côté de ceux qui veulent un peu plus d'organisation, mais du côté de ceux qui n'en veulent pas et préfèrent laisser le système filer au détriment de tous ceux qui en attendent du secours face à la maladie. Acceptons donc quelques contraintes pour assurer une meilleure régulation du système ! » Un soutien qui se traduira, entre autres, par la présence du président du CISS, Christian Saout, mercredi à la conférence de presse de la ministre.

Certes, le CISS précise qu'il n'est pas aveugle. Et espère que « le débat parlementaire permettra de reconnaître les attentes des usagers qui n'ont pas été prises en compte dans les ajustements de ces dernières semaines et notamment ». Ill conclut néanmoins son communiqué par un appel on ne peut plus clair: « Agissons positivement pour façonner une nouvelle organisation de notre système de santé ».

Cette prise de position est inédite. Le CISS deviendrait-il un ardent partisan de la politique des petits pas? Ou bien l'immobilisme serait-il si prégnant dans le monde des organisations des professionnels de santé qu'il faille appuyer chaque avancée, aussi minime soit-elle?

Eric Favereau

Rédigé le 20/10/2008

Interview du (président?) du Ciss pour Libération. Réforme Bachelot : «La nouvelle organisation des soins ne pourra être que bénéfique»

Alors que Roselyne Bachelot présente en Conseil des ministres sa loi «hôpital, patients, santé et territoires», Christian Saout, président du Collectif interassociatif sur la santé, prend fait et cause pour le texte.

Recueilli par ÉRIC FAVEREAU

C'est aujourd'hui que Roselyne Bachelot présente en Conseil de ministres sa loi HPST - hôpital, patients, santé et territoires. Un projet qui va changer le paysage sanitaire en France, avec d'un côté la création des agences régionales de santé et de l'autre une réforme des hôpitaux où le directeur sera le «seul patron». Avec, enfin, la possibilité, dans chaque territoire de santé, de la création de groupements d'hôpitaux (1). Ce projet doit être adopté en urgence par le parlement avant le 1er janvier 2009. Christian Saout, président du Collectif interassociatif sur la santé, qui regroupe toutes les grandes associations de malades, prend fait et cause pour le texte.

Des usagers de la santé défendent un projet de loi gouvernemental... que se passe-t-il ?

Ce n'est pas, il est vrai, fréquent. Nous le faisons sans réserve pour trois raisons. Ce projet s'attaque à la question essentielle de l'organisation des soins. Cela peut déplaire aux professionnels de santé qui aimeraient au mieux le statu quo, ou pire le laisser-aller. Pour nous, usagers, cette organisation nouvelle ne pourra être que bénéfique pour l'intérêt général. Enfin, des agences vont s'occuper de la médecine de ville et de l'hôpital, de la prévention comme du soin. Et le tout à un niveau régional.

Quelle est la deuxième raison ?

Le paysage hospitalier va changer. En France, il y a des hôpitaux pour 15 000 habitants alors que, dans tous les autres pays, un hôpital correspond à un bassin de population de 700 000 habitants. Il faut en finir avec ces petits établissements dangereux en termes de qualité de soin. Cela ne veut pas dire qu'ils doivent disparaître, mais ils doivent changer.

Plutôt la sécurité que la proximité, en somme !

On n'a pas le choix. Plus un service de chirurgie opère, meilleure est la qualité des soins. C'est ainsi, et les patients ont droit à être bien pris en charge, leur sort ne devant plus être lié à une loterie géographique.

Et la troisième raison ?

Cette loi s'inscrit dans la filiation de la loi Kouchner sur les droits des malades. Il y a des sanctions à l'égard des médecins qui refusent de soigner des patients qui sont sous CMU couverture maladie universelle, ndlr?. Et la permanence des soins a un cadre général et contraignant.

Certains restent sceptiques, car nombre de ces réorganisations reposent sur le volontariat...

C'est exact, mais c'est un premier étage qui se met en place. En cas d'échec des discussions autour de la convention médicale, le gouvernement sera obligé de passer à la vitesse supérieure. Sinon, les ministres de la Santé pourront être poursuivis pour défaut dans l'organisation des soins en France. '' Ne craignez-vous pas, néanmoins, un blocage de la part des professionnels de santé ?''

Cette crainte est réelle, car pour une fois il n'y a pas de carottes pour eux. Et ils ont la capacité de bloquer. Reste que l'immobilisme actuel serait dramatique. Comment aujourd'hui pouvoir accepter que nous dépensions 200 milliards d'euros pour la santé, et qu'il y ait parallèlement des déserts médicaux qui s'agrandissent ? Cela n'est plus possible.

(1) Dans le texte, le gouvernement a glissé également des articles de santé publique, comme l'interdiction de vente d'alcool aux mineurs.

Communiqué de presse d'Act'Up (contre la position du CISS) oct 2008

 http://www.actions-traitements.org/spip.php?article2067\\communiqué de presse d'Act Up

Christian Saout cire t-il « les crocs roses » de Roselyne Bachelot ? (CP Act Up Sud-Ouest, 30oct08)

publié en 30 octobre 2008 • par Jeanne KOUAMÉ

Communiqué de presse d'Act Up Sud-Ouest (ex- Act Up Toulouse) : le 30 octobre 2008

Christian Saout cire t-il « les crocs roses » de Roselyne Bachelot ?

Pour le Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS) et son président Christian Saout, le projet de loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » va dans le bon sens. Suite au communiqué de presse du CISS diffusé le 16 octobre 2008, Christian Saout persiste et signe dans un entretien accordé au journal Libération, publié le 22 octobre 2008 ; et se positionne ouvertement comme le représentant des usagers du système de santé.

Alors que depuis plusieurs semaines, des associations de malades, dont certaines sont membres du CISS, manifestent, contre ce projet de loi aux côtés des syndicats et du personnel hospitalier, Mr Saout s'octroie le droit de savoir et de parler au nom de tous, sans respecter la parole des premiers concernés.

Dans le communiqué du 16 octobre, le CISS explique qu'il soutien ce projet « tout simplement parce qu'il propose une nouvelle organisation d'un système de santé qui ne réussit plus à atteindre l'objectif constitutionnel d'égalité d'accès aux soins ». Mr Saout ajoute, dans Libération que « ce projet s'attaque à la question essentielle de l'organisation des soins. Cela peut déplaire aux professionnels de santé qui aimeraient au mieux le statu quo, ou au pire le laisser aller ». Sans expliquer les changements majeurs proposés par le projet, Christian Saout se fait défenseur de l'accès aux soins ; au passage, il met en cause la qualité du travail d'une catégorie de praticiens hospitaliers.

Mr Saout doit être naïf, amnésique ou vivre sur une autre planète. En dépit de quelques points intéressants, la philosophie globale de ce projet de Loi correspond en effet au démantèlement et à la privatisation de notre système de santé.

Pour rappel, en 2004, le ministre de la Santé de l'époque, Philippe Douste-Blazy, après avoir supprimé le système du médecin référent et la dispense d'avance de frais pour les malades (et instauré le forfait à 1euros) impose le projet Hôpital 2007, bientôt suivi du projet Hôpital 2012, mettant en faillite l'ensemble des hôpitaux par l'application de la Tarification à l'activité (la T2A). Les conséquences sont la restriction du personnel hospitalier et la dégradation de leurs conditions de travail ; pour les usagers cela se traduit par la diminution du temps de consultation, l'augmentation des délais de rendez-vous, la fermeture totale ou partielle de certains services. L'application de la T2A a un effet clairement néfaste sur la qualité des soins et l'accès aux soins. Les projets Hôpital 2007 et 2012 sont les instruments d'une volonté politique visant à mettre en difficultés l'hôpital public, de manière à démontrer qu'il ne remplit plus ses missions et qu'il convient donc de « l'achever » par une énième réforme. La place sera alors totalement libre pour les prestataires privés désireux d'investir dans la santé.

Le projet « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » va accélérer la privatisation de l'hôpital public, par la mise en concurrence du public avec le privé. En remplaçant le conseil d'administration de l'hôpital par « un conseil de surveillance », c'est la démocratie sanitaire et sociale qui disparaît au profit d'une gestion techno-libérale. Ce système est renforcé par la mise en place d'un directeur « patron » à la tête d'un « directoire » dont il nomme tous les membres.

Au lieu de lutter contre le désert sanitaire, ce texte, s'il est appliqué, va l'accélérer en entraînant la fermeture partielle ou définitive d'un grand nombre d'hôpitaux de proximité et en plaçant les grands hôpitaux « dans le rouge » par simple effets de « vase communicant » (report des usagers vers les grands centres).

En conclusion, tout le monde ne peut qu'être d'accord avec l'invocation du CISS : « agissons positivement pour façonner une nouvelle organisation de notre système de santé » mais force est de constater que des divergences doivent exister sur la méthode : le projet de loi « Hôpital, Patient, Santé et Territoire » est un outil de destruction du système de santé solidaire qui s'ajoute à l'arsenal déjà employé depuis quelques années (franchises, forfaits, T2A...).

Parce que les usagers ont besoin de représentants critiques et non « naïf » face à une certaine politique, Act Up Sud-Ouest demande aux associations membres du CISS d'exprimer librement leur position sur le projet de loi Hôpital, Patients, Santé et Territoire.

Position du Ciss en mai 2009

19 mai 2009 (Voir communiqué sur site du CISS dans la rubrique Actualités www.leciss.or)

Le projet de loi réformant l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (HPST) est en cours d'examen au Sénat. Nous tenons à souligner notre inquiétude quant à la rédaction de son artcile 22, concernant l'éducation thérapeutique, à l'issue des travaux de la Commission des affaires sociales de la haute Assemblée.

En effet, dans toutes les recommandations internationales, l'éducation thérapeutique s'entend comme relevant de l'éducation à la santé.

Or, la rédaction de l'article 22 (article L.1162-1 projeté du code de la santé publique) prévoit dorénavant que les programmes d'éducation thérapeutique « sont proposés au malade par le médecin prescripteur et donnent lieu à l'élaboration d'un programme personnalisé ». Il est également ajouté que « Ces programmes sont évalués par la Haute autorité de santé ».

Nous pensons que cette rédaction doit évoluer et nous avons adressé dans ce sens nos propositions aux Sénatrices et Sénateurs, propositions que nous communiquons dans la note téléchargeable en cliquant ici (document au format pdf).

http://www.leciss.org/fileadmin/Medias/Documents/090519_Senat_Hpst-Article22_NotePlaidoyer.pdf

Des réactions à l'annonce de ce projet de lois, septembre-decembre 2008

Blog de Llythie (sage-femme)

"HAS, ARS, et toutes ces instances administratives au-dessus de nos têtes voudraient qu'à terme il n'y ait plus qu'une maternité par département, organisée sous forme de grand pôle (mère-enfant, femme-mère-enfant, etc...). Les autres maternités deviendraient donc des centres périnatals/-aux . Les grands pôles sont d'ailleurs déjà organisés pour la plupart.

Ainsi, chaque patiente devrait se rendre dans la maternité de son département (elle doit faire 2 heures de route dont la moitié en montagne? Et alors? Qui cela intéresse-t'il?) pour accoucher puis reviendrait dans son petit centre de secteur pour les suites de couches.

C'est censé être plus rentable.

Et moi, je ne pense qu'aux "petits" soucis que cela impliquerait :

  • grande distance à parcourir pour certaines avec une augmentation des accouchements inopinés sur route, à la maison ou autre, mais pas du tout organisés
  • peut-être aussi augmentation des déclenchements (pour éviter le premier point)
  • anonymisation des accouchements (pour ne pas dire autre chose). Quelle sage-femme ira faire 1 heure de route pour aller revoir la dame qui a accouché avec elle ? Du coup, tant de petites choses passant inaperçues...
  • nous sommes plusieurs à faire de la route pour venir bosser dans cette petite mat très agréable. Mais le feront-nous encore pour n'avoir que des suites de couches?
  • la maternité du département passera de 2000 à 4000 accouchements? celle d'à côté de 3000 à 7000 ?

Mais qui se soucie de tout ça?

On se dit que cela obligerait à améliorer le "service" d'accouchement à domicile avec sage-femme, la création de maison de naissances.

Mais quand on sait que la plupart des AAD ne sont acceptés que lorsque la maternité la plus proche se trouve à moins de 30 minutes du domicile, on se doute qu'il devient illusoire de penser cela.

Je ne sais pas si tout cela se fera, je ne sais pas quand cela se fera.

A chaque jour suffit sa peine, je ne sais pas non plus où je serai dans 1, 5 ou 10 ans.

"Est-ce que nous avons connaissance de cela, que effectivement la HAS et les ARS sont en train de mettre en place un système avec une seule maternité par département ? Du moins dans les département moins peuplés que l'IdF ???"

Blog les carnets de santé (sur les questions de santé publiques) sept 2008

"Les hôpitaux seront incités à se regrouper ; Les Echos : " Les regroupements pourront se faire sur la base du volontariat. Mais aussi, si le texte n'est pas modifié, sur décision de l'Etat, alors que les élus locaux avaient insisté (...) pour que le système soit purement incitatif. Les directeurs des ARS pourront « décider la création d'une communauté »." Le but est de remédier à l'insuffisance de médecins dans certains hôpitaux ruraux et à mutualiser les moyens de ceux-ci ; "Concrètement, l'établissement référent pourra déléguer des médecins dans les hôpitaux plus petits de la même région pour certaines consultations. A l'inverse, pour les actes lourds (chirurgie, accouchements), les patients devront se rendre à l'hôpital principal."

Sur un forum

Le faux nez de Bachelot !

Posted: 29/10/2008 marie75

Le collectif Interassociatif Sur la Santé (_CISS) vient par un communiqué en date du 16 octobre 2008 d'apporter son soutien au projet de loi « Hôpital, Patients, Santé et territoires » en estimant, je cite : « le projet va dans le bon sens » et plus loin dans le communiqué : « Acceptons donc quelques contraintes pour assurer une meilleure régulation du système ! ». Ben voyons !!! Mais qui est donc ce collectif, et au nom de qui s'exprime t'il ?

Financé notamment par la fondation Pfizer France, et MEDERIC (patron : un des frères Sarko !) et... le ministère de la santé le CISS se présente comme le défenseur des usagers, des services de santé. Et quel défenseur des usagers.

Juste un exemple : son représentant breton n'a pas hésité à préconiser la fermeture de la maternité de Carhaix au nom de la sécurité des usagers bien sûr !

Etonnante proximité de point de vue avec les projets de l'ARH ! Bon, il a été contredit par la réalité de la volonté populaire. L'ARH a plié devant la détermination... des VRAIS usagers.

Le CISS n'est que le faux nez du ministère de la santé qui le finance. Il ne mord pas la main qui le nourrit. Mais prétend exprimer l'avis des usagers sur la loi Bachelot. Avis positif naturellement !

Quel usager doté d'un minimum de bon sens croira un seul instant que la loi HPST va dans le bon sens ? Alors que ce projet de loi consacre le démantèlement de l'hôpital public, la fermeture de services, la destruction du maillage territorial, le transfert au privé des activités « rentables »... C'est bien la mise en place d'une médecine a deux vitesse que le CISS cautionne !

Refusons de laisser le CISS parler en notre nom et investissons nous dans les comités de défense locaux regroupés au sein de la coordination nationale de défense des hôpitaux de proximité. C'est la seule manière d'empêcher ce gouvernement de casse des services public de parvenir à ses fins !


Modif. May 25, 2009, at 10:08 PM<br />(:addThis username="xa-4b5388e32c732dfe" btn="lg-share":)

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