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AE 28 janvier 2009

Le 15 février, avec Aurélie, nous avons une réunion de travail à la FFRSP pour élaborer une grille d'évaluation de réseaux à proposer à la CNAM (la dernière qu'eux avaient sortie à dû être abandonnée, tellement elle était inapplicable !).

Bien sûr, nous allons demander qu'une partie de l'évaluation porte sur la place des usagers et de leurs représentants. On ne peut faire moins...

Sauf que qu'est-ce que nous devons faire dans les régions où les ass° ne veulent pas aller bosser avec les pros (comme ici en Savoie et Haute Savoie, où ils ont décrété qu' « ils ne se sentaient pas »). Dans les régions sans ass°, on peut conseiller, comme en Martinique ou sur Paca est un appel à volontaire dans les maternités (il me semble qu'ils ont fait ça aussi dans une des Normandies).

Mais dans les régions où il y a des associations de chez nous en plus, qu'est-ce qu'on fait ? Nous aurions besoin de propositions concrètes, parce que le 15.02, c'est bientôt. Est-ce qu'il faut prendre son bâton de pèlerin et aller tenter de les convaincre, en les accompagnant un peu au passage, est-ce qu'il faut les laisser de coté et dire aux pros de trouver des usagers volontaires ailleurs, est-ce que, est-ce que, est-ce que.... ? Anne

BB

Pour résumer, dans certaines associations il y des usagers qui "n'aiment pas" les professionnels. Et dans certains établissements de santé il y a des professionnels qui "n'aiment pas" les usagers... Il faut partir de ce constat réaliste qui reconnaît toutefois que le dialogie existe et que dans chaque "camp" il y a des personnes qui font du très bon boulot et n'hésitent pas à s'ouvrir aux points de vues des autres. Et qui reconnaît que chaque milieu est extrêmement hétérogène.

Je n'ai pas de réponse à proposer à ta question mais il me semble que sur cette question du dialogue avec les pros et de la participation à des réseaux et autres instances, le Ciane ne devrait pas y aller "tout seul" mais aux côtés des professionnels de bonne volonté, selon des modalités qui dépendront des situations et des personnalités en présence. Je me vois mal prendre mon bâton de pélerin pour convaincre des petites assos de la région Paca de siéger dans une instance dont personne n'a idée de l'état d'esprit des "gens d'en face". Donc je préfèrerais entreprendre cette démarche, toujours sous la casquette Ciane, mais avec la complicité d'une personne représentative de ce que les pros vont nous offrir de mieux.

Cela veut dire notamment qu'il ne faut pas cacher cette difficulté aux professionnels qui nous sollicitent. En 2006 nous avons joué la carte de "le Ciane représente 140 associations soit plus de 150,000 personnes", utile à l'époque mais qui ne nous a pas apporté un flot d'adhésions et surtout nous a placés dans une position inconfortable qui perdure aujourd'hui lorsqu'on n'arrive pas à trouver une seule personne, ou une seule association, pour siéger dans une instance régionale...

Tout en oeuvrant de manière démocratique et transparente, le Ciane reste donc la tête de pont d'un petit navire de citoyens qui acceptent de jouer la carte de la concertation (et parfois de la confrontation). De la même manière que nos actions, en devenant plus visibles, peuvent convaincre plus de professionnels à "aimer" les usagers, il faut utiliser la carte des professionnels "de bonne volonté" pour convaincre plus d'usagers de leur capacité à participer aux instances de concertation.

Peut-être que les assos locales ne sont pas le meilleur vivier car elles réunissent pas mal de gens qui ne sont là que pour partager des convictions "en dehors du système" et donc à contrepied de la pensée dominante des politiques et des professionnels. Les difficultés que nous rencontrons avec les assos d'allaitement se retrouvent à bien d'autres niveaux, et cela, en soi, mériterait d'être discuté avec les professionnels les plus "éclairés".

Alors que faire ? Mettre des petites annonces ? Et pourquoi pas, y compris dans les journaux "alternatifs" el plus lus par les jeunes gens ? Les personnes qui vont siéger ont besoin d'une formation, et l'appartenance à une asso locale n'est pas vraiment l'expérience dont elles ont le plus besoin. Le Ciane commence à être capable de répondre à ce besoin de formation

AE

Ta réflexion est très intéressante et du coup, je me dis que l'on pourrait peut-être proposer plus régulièrement la démarche suivante : un réseau cherche des représentants d'usagers, on propose que quelqu'un de chez nous vienne discuter avec eux sur ce qu'ils souhaitent faire, comme on va faire pour PACA ouest, et ensuite, on essaie de repartir toucher ceux qui seraient susceptibles de travailler avec eux. Jusqu'à présent, j'ai toujours hésité parce que on est censé, dans un réseau, s'appuyer sur du local. Mais en te lisant, je me dis que dans ton optique, c'est tout à fait faisable. Cela dit, cela veut dire que nous devrons voyager un peu. Est-ce que ça parle à tout le monde ?

A l'inverse, je demanderai bien aux réseaux de nous dire avec qui ils travaillent, de façon à contacter ceux qui ne sont pas au CIANE, et avec qui on pourrait aussi discuter de synergies communes. Parce qu'outre les associations d'allaitement, j'entends parler à la FFRSP de groupes de parents locaux, qui pourraient, même s'ils ne souhaitent pas adhérer au CIANE, être des interlocuteurs intéressants. J'ai d'ailleurs toujours dans un coin de la tête l'envie d'aller rencontrer les Alsaciennes qui sortaient leurs gousses d'aile quand elles entendaient le nom « CIANE », histoire de voir si notre charme absolu ne pourrait les faire fléchir


Modif. January 28, 2010, at 10:44 PM<br />(:addThis username="xa-4b5388e32c732dfe" btn="lg-share":)

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