TremblementsdeMeres
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CDC 10 juillet 2010 e viens de finir le livre. Quel livre poignant ! J'ai de la peine à reprendre mon souffle. Que de souffrance ! que de cris de colère ! J'étais vraiment loin de penser qu'une dépression post-partum pouvait prendre les formes décrites dans cet ouvrage. Cet état de dépression qui fait si peur à l'entourage , aux médecins et que dire de ces mères qui y sont confrontées. Ces témoignages, empreints de lucidité mais encore de beaucoup d'interrogations, ce combat - car c'en est un - contre les non-dits, l'incompréhension, la pression sociale, contre soi-même sont bouleversants.
Je m'interroge encore. Certaines dépression post-partum sont elles évitables ? Peut-être, sans doute... Quoiqu'on mette en place, est-ce un passage "obligé, inévitable" pour que certaines mères arrivent à se sentir "bonne mère" ? Que peut-on faire pour éviter ces dépressions ? de l'empathie bien sûr, de l'accompagnement...mais quoi encore, est-ce suffisant ?
Ce qui me parait vraiment compliquer, c'est de savoir que la mère n'est pas "forcément fragile", n'a pas systématiquement de troubles pendant la grossesse qui pourraient annoncer une éventuelle DPP, c'est sacrément sournois cette maladie.
Il fallait écrire ce livre, c'est une évidence. Le résumer me semble si difficile car ce sont des mots sur des maux qui font l'essence de cet ouvrage, ils sont si empreints de ressentis que je risque de les dénaturer.
Bref, un livre que devraient posséder tous médecins, et qui devrait être conseillé aux proches de mères en dépression post-partum afin de les aider à mieux la comprendre.
MA 11 juillet Merci Chantal. j'ai aussi acheté le livre, mais pas encore lu. j'en discutais avec une collègue: est-ce que la difficulté maternelle, c'est la même chose que la dépression post-partum? Je croyais que c'était quelque chose de plus spécifique qui incluait dans sa définition une difficulté à construire la relation avec l'enfant. En gros, une sous catégorie particulièrement grave de la dépression post partum. Mais, bon, c'est vrai que si la relation avec l'enfant est satisfaisante, peut-être qu'on n'est pas déprimé? Il me semblait qu'on pouvait être déprimé avec une sensation d'écrasement face aux responsabilités que l'on a, dans une situation de fragilité liée à la fatigue et au trop plein émotionnel sans pour autant ne pas se lier à l'enfant.
MCN Comme dit Chantal, c'est difficile de résumé un livre aussi fort. Un paragraphe de la 4è de couverture "où sont les mots pour ma folie de mère , Et puis, comment parler quand on pleur autant ? Finalement, j'ai appelé et pleuré en même temps. Ça aurait dû être lamentable, mais la vois douce qui 'a répondu appartenait à une personne qui a fait de nos mots un échange, de mon appel une bonne chose, de mes pleurs et de ma peur une bonne raison de venir, de me faire aider"
J'ai évalué le livre pour LLL France afin qu'il puisse entrer dans les bibliothèques de groupe et qu'il puisse être lu largement. Les témoignages montrent combien de mots, de gestes, mal placés, maladroits pourraient être évités si seulement on savait. La connaissance n'empêchera peut-être pas l'effondrement de certaines et je pense que cela pourrait limiter les dégâts. Ce livre est là pour que l'on sache ce qui se passe chez une femme qui peut traverser cet état. C'est comme cela que je le perçois.
Donc foncez, lisez, faites savoir !
CC Ce qui m'a frappée, c'est la force des mots contenue dans les témoignages. Ces femmes ont réussi à retranscrire leurs émotions, aussi négatives et violentes qu'elles aient pu être, et à livrer ce qu'était leur quotidien sans détours. Ce sont des confessions très intimes, offertes au lecteur pour qu'il puisse remettre en cause son jugement vis à vis des mères que le fameux "'instinct maternel" (quand on le comprend par "le truc qui s'impose naturellement à toutes les femmes") a épargnées. Comprendre la douleur pour dépasser le jugement froid auquel on se livre parfois en faisant référence à sa propre expérience personnelle, pour être à même d'aider, pour ouvrir son esprit à tout ce qui fait la diversité et la complexité des ressentis humains...
C'est tellement parlant, même quand on n'a pas connu ça. La détresse intense de ces femmes ne saurait laisser insensible. Nombre de témoignages mettent en lumière les ravages de la prise en charge hospitalière usuelle. Evidemment, on ne saurait prétendre qu'à elle seule elle a suffi à générer ces troubles profonds, mais elle y a parfois contribué de façon certaine.
Je regrette que le livre tente parfois de tirer un trait sur cet instinct maternel biologique. Pour moi, ce n'est pas qu'il n'existe pas, c'est qu'il ne peut pas toujours se manifester du fait de l'histoire de chacune et que peut-être même nos différences purement biologiques pourraient contribuer à ce qu'il ne s'exprime pas. On n'en est pas forcément moins bonne mère. Le psychisme a une part importante, même énorme, dans nos comportements humains ; le biologique a une influence aussi, a des degrés plus ou moins marqués. Et en matière de dépression, c'est aussi le cas. Pourtant, rien n'est joué d'avance : on peut très bien avoir une prédisposition biologique à la dépression et ne jamais en faire car on a trouvé un rythme de vie satisfaisant. On peut aussi ne pas y être spécialement prédisposé et souffrir de dépression du fait d'une histoire personnelle particulièrement compliquée...
Une fois qu'on a intégré ça, on sait que ce n'est pas toujours évident de se sentir mère et de prendre plaisir à sa maternité. Même l'amour d'une femme pour son enfant n'est pas quelque chose qui se pose de façon systématique.
Ça me fait aussi penser que de laisser dans la nature des femmes qui auraient besoin d'un accompagnement, en maternité ou par un suivi à domicile par une sage-femme libérale (pour les sorties précoces imposées par le système), c'est peut-être rater l'occasion de voir que quelque chose ne va pas. En même temps, bon nombre de mères dénoncent aussi la sensation d'enfermement et le manque d'intimité qu'elles ont connu à la maternité. Donc un besoin de réponse au cas par cas... J'espère que ce livre sensibilisera un grand nombre de professionnels de la naissance, voire de décideurs politiques...
Une pensée aussi concernant l'intérêt des associations de parents, qu'on peut fréquenter déjà pendant sa grossesse. Tisser du lien avec d'autres parents et échanger durant cette période, ça permet peut-être d'avoir un lieu de rencontre où se rendre quand on se sent mal après la venue au monde de bébé... Encore faut-il que ces associations se sensibilisent au problème de la détresse maternelle ("simples difficultés" type baby blues ou autre, dépression du post partum ou psychose puerpérale). Que ce ne soient pas des lieux perçus comme étant des repaires de super bonnes mères qui assurent sur tous les plans", au risque de laisser le sentiment que de toute manière, on serait incomprise et jugée négativement.
Internet, c'est bien. Le contact humain, c'est mieux.
Et puis, développer les unités mères-enfants...
EP 13 juillet Question à Nadège: est-ce qu'il y a un endroit qui rassemble les commentaires de lecture sur ce livre? (genre tous les commentaires sur amazon.fr, ou sur site de l'éditeur, ou sur maman blues?)
En début de lecture, j'ai les mêmes impressions que les autres: témoignages très forts, et aussi que la lecture profiterait à tous les professionnels et sûrement aux associations qui sont en contact avec des parents.
Après, j'attends de lire la suite du livre pour comprendre comment on peut réagir, en tant que personne extérieure, face à quelqu'un qui est peut être dans cet état de tremblement de mère, mais pas sûr, avoir les bonnes attitudes (ou du moins celles qui ne nuisent pas) dans tous les cas, ne pas étiqueter l'office les difficultés (ex. problème de santé inexpliqué) comme dépression post partum.
Nadège 20 juillet
La sortie de ce livre au mois de mai a été l’objet d’un rude travail et cela jusqu’à la veille de l’imprimer. Ce qui au début devait être une « simple » collecte de témoignages, est devenue au fil des mois, de nos espoirs et de nos exigences par rapport à nos futurs lecteurs, un véritable travail de recherches et de réflexions et qui nous a entraînées bien au-delà de ce que l’on s’attendait. Pour celles qui les connaissent, nos éditrices : Cristelle Barillon et Marlène Martin ont fini elles aussi sur les rotules …
Merci à toutes celles qui ont lu TDM, qui sont en train de le faire ou qui en ont le projet.
Je vais tenter de répondre à certaines de vos questions.
· À propos de la possibilité de faire partager aux auteures vos messages : Je peux ouvrir une rubrique spécifique sur notre forum de discussions, il vous faudra cependant vous inscrire sur le site : http://www.maman-blues.org/discu/ .Je ne vous garantis pas en revanche des réponses de la part de toutes les auteures, car certaines ont souhaité conserver l’anonymat par rapport à la médiatisation de notre ouvrage.
· Autour de nos intentions et points de vues développés : Bien sur notre but était de vous faire partager nos émotions d’alors, nos souffrances et nos doutes parfois terribles …jusqu’à vouloir en finir avec la vie, quand sa vie se retrouve complètement retournée et dévastée par la venue d’un enfant.
Mais nous voulions faire un peu plus, si cela était possible, et donner notre point de vue sur ce que nous avions vécu, sur la façon dont nous avons été prises en charges - peu ou prou ds la majorité des cas, les mères qui ont été comme moi hospitalisées en unité mère bébé sont aussi peu nombreuses que les grands gagnants au loto - sur la façon aussi dont nous avons été /sommes encore perçues au sein de notre famille mais aussi par les professionnels de la santé.
Nous avons eu à cœur de faire mentir ou de mettre en doute/questionnements, certaines vielles croyances ou points de vue « limités », pas forcement erronés mais insuffisants pour rendre compte de la nature de ce que nous vivons et encore plus insuffisants pour prendre en charge nos détresses maternelles : l’instinct maternel, les hormones qui expliqueraient tout, la traditionnelle et consensuelle fatigue qui durerait pendant des mois, les gênes ou les problèmes neurologiques qui seraient à la base de nos difficultés, la personnalité de ces femmes qui serait nécessairement faible, timorée, le profil social …
· Autour du terme de difficulté maternelle et de sa démarcation avec la dépression : Nous n’avons pas cherché à faire de catégories ds nos difficultés, comme vous avez pu le lire, nous avons eu toutes des histoires différentes et nous avons éprouvés des sentiments bien différents à l’égard de notre bébé ou de notre maternité : certaines n’ont pas pu s’attacher de suite à leur enfant, d’autres ont au contraire éprouvé un amour immédiat presque déchirant pour lui, d’autres encore ne se sentaient pas mères de leur enfant, n’y croyaient pas, n’avaient pas le sentiment d’avoir accouché ( au-delà même des circonstances de leur accouchement ) , d’autres avaient le sentiment accablent d’être bien la mère de leur enfant .
Même nos déprimes et symptômes « résultants » de cet état de maternité, ont été d’intensité différentes et surtout prises en charge différemment (quand ils l’ont été).
Nous n’avons donc pas cherché à en rajouter ds la nosographie déjà existante et fort pourvue en la matière ( les américains et leur DSM5 sont très forts là dedans ) , d’abord parce que nous ne sommes pas professionnelles de la santé et en France rien que pour cela, nos témoignages et notre livre seraient rejetés, mais parce que surtout nous n’en voyions pas la nécessité.
Ce que je peux vous dire c’est que la dépression, le délire, la froideur affective vis-à-vis de son bébé, le sentiment de ne pas se sentir mère, de ne pas avoir accouché, la déception, la honte et tous symptômes physiques/émotions invalidants et persistants qui se déclarent pendant la grossesse et surtout après l’accouchement peuvent être les manifestations précédents ou résultants d’une difficulté maternelle.
La dépression est un signe tardif ( ds les semaines qui suivent l’accouchement ) de difficulté, elle a été généralement précédée d’autres signes qu’on a pris soit pour un baby blues coriace, soit pour de la fatigue ou des suites de couches plus sensibles.
la difficulté d’attachement – comme je l’ai éprouvé moi- n’est pas
systématique, du moins en avoir clairement conscience, certaines mères auront le sentiment d’aimer leur bébé et le bébé ira bien, d’autres essaieront de s’en convaincre et feront tout pour donner le change et là le bébé risque lui d’aller mal …
Comme vous le voyez le temps ne fait qu’aggraver ces difficultés et il n’y aura pas forcement de dépression visible pour s’en apercevoir.
Nous avons surtout cherché à rappeler qu’à la base l’élan , l’amour, le sentiment d’être compétente, qu’on va y arriver, n’est pas partagé par toutes les mères, qu’éprouver des difficultés à être mère fait partie de l’existence : qu’en soi la difficulté maternelle n’est pas une maladie mais peut rendre sérieusement malade.
· Prévention et prises en charges précoces : l’affaire de tous, chacun à son niveau : Si faire des catégories ds ces histoires de maternité ne nous a pas semblé nécessaire, nos témoignages ont en revanche insisté sur la nécessité et l’urgence de développer l’accompagnement émotionnel et psychologique des futurs parents et des tout jeunes parents (enfin qui viennent de l’être ).
Il faut en effet développer les possibilités de prévention et de soins (prendre soin de) : j’insiste sur les deux aspects car s’il y a bien une tentation à éviter, c’est celle de croire et faire croire qu’on peut tout prévoir et qu’en prévoyant tout, à grands renforts de questionnaires préventifs/prédictifs, on jugulera tout, on évitera que « ça » surveinnent. N’oublions pas que la traversée de ces évènements de maternité peuvent être fondateurs ds une vie, à condition toutefois que ces « grandes crises » soient accompagnées.
Donc NON à tout ce qui irait ds le sens d’un dépistage, d’une prédiction en fonction de soi disant critères de risques ou de vulnérabilité dés la grossesse, mais oui à une information générale donnée aux parents et futurs parents, dés la grossesse, susceptibles d’être entendue par tous et toutes : donc pas du genre informations brutes et strictement médicalisantes sur la dépression du post partum, mais plutôt évoquant les émotions, les sensations déroutantes, les sentiments ou symptômes physiologiques persistants et troublants qu’on peut ressentir ... Trouver un langage qui parle aux futures mères et mères tout juste accouchées afin qu’elles se sentent en confiance pour en parler dés le début, qu’elles ne se sentent pas dépréciées/jugées/cernées/jaugées avant d’ouvrir la bouche.
Si l’information est la première des préventions - la difficulté maternelle doit faire partie de ce que les futurs parents doivent savoir - les soins et les prises en charge doivent être eux aussi très précoces, dés le séjour en maternité, « presque sur la table d’accouchement » car c’est souvent là que quelque chose « décroche » émotionnellement chez la maman. Il ne s’agit pas de se ruer sur la première larme qui pointe ou sur une absence de réaction mais d’avoir en tête que cette maman se cherche peut être … Ces soins précoces contribueront plus efficacement à la prévention non pas de la difficulté maternelle en tant que telle qui est une étape à traverser, à penser et à vivre, … mais de ses conséquences fâcheuses : dépression, attachement défaillant, négligence vis-à-vis du bébé, troubles psychiatriques qui vont aller en s’installant et s’aggravant. Il y a beaucoup trop de bipolarités diagnostiquées après une dépression du post partum. Je reste persuadée qu’on pourrait éviter que les mères « s’installent » ds ce type de pathologie … Même mon psychiatre qui m’affirmait encore récemment que la bipolarité pouvait avoir des racines génétiques ne m’a pas contredite à ce propos. On pourrait éviter l’émergence de pathologies plus sérieuses.
Plus concrètement notre association souhaiterait que des organismes comme L’INPES mettent sur pieds des campagnes de sensibilisation autour de la difficulté maternelle. Nous allons très certainement travailler à nouveau cet hiver sur des projets de plaquettes d’information : l’une à destination des futurs parents, l’autre pour la sortie de maternité et ensuite tenter de convaincre le ministère de la santé de les diffuser en masse.
Car l’information « bien ciblée » c'est-à-dire pouvant être entendue/acceptée par toutes les futures mères ou futurs papas, non stigmatisante - qui ne vise pas telle ou telle catégorie de personne, ne faisant pas miroiter des thérapies miracles et sachant rester prudente sur ce que la science parfois découvre pour expliquer nos « defaillances », peut être une véritable prévention. Ne serait-ce qu’en luttant contre les préjugés et l’idée que toute mère digne de ce nom doit y arriver seule. C’est l’ignorance de ces états de maternité et le temps qui passe, qui aggravent tous ces problèmes de maternité. Bien sur ce travail d’information peut être relayé – ET il l’est déjà - par les associations…
Il y a aussi la formation des professionnels de la santé qui pourrait être revue et comporter une partie « obstétrique mentale « et je ne parle pas que du psychologue ou de la sage femme : ce travail de vigilance n’appartient pas qu’à ces deux professions.
les unités mères bébés doivent non seulement continuer à exister ( car certaines sont menacées, coûtent trop cher..) mais aussi se développer ds chaque région pour continuer à accueillir les cas de difficultés majeures, mais aussi pour offrir d’avantage de « services » : simples rdv prénataux ou post- nataux, sensibilisation et formations de professionnels, sensibilisation de collectifs d’usagers de la santé… afin que ces UMB soient à la pointe de la recherche et de la réflexion en la matière à l’instar de ce qui se passe pour toute autre pathologie : plus de 10 pour cent des femmes devenant mères sont ds de grandes difficultés de ce type et c’est juste une estimation.
Voila ce que je voulais répondre à vos différents messages, comme vous le voyez c’est en plus court ce que nous avons développé ds la deuxième partie : le principal frein à ces avancées réside certainement ds la sous estimation (plus que l’ignorance) de ces souffrances – sous-estimation de leur nombre comme de leur intensité : on n’imagine pas à quel point une maternité peut faire mal et du mal : au bébé et à l’entourage. Cet état peut aussi entraîner la mort : les suicides, les mises en danger et aussi les maltraitances sur enfant puisent leurs racines ds cette souffrance de maternité…
je ne sais pas si je pourrais répondre à tous les messages suivants, mais je tenais à répondre à ces premiers messages, ne serait-ce que pour vous remercier une fois de plus de nous avoir lues et je crois entendues…
je crois que ce livre m'a fait comprendre quelle soufrance se cache derriere ces difficultes mmaternelles. Je trouve egalement difficile de cibler: savoir si madame X est en difficulte "ordinaire" ou si elle est en grande soufrance? Une femme, un coupe qui semble se plaindre de la fatigue, ds reveils de son BB est-il en plainte ordinaire? ou est-il en assez grande difficulte?
Modif. July 30, 2010, at 09:52 PM<br />(:addThis username="xa-4b5388e32c732dfe" btn="lg-share":)