DiscussionHAD

Discussion sur Hospitalisation à domicile, sortie précoce, suite de couches à domicile... 2010 --- selon les endroits l'HAD existe ou non , est bien fournie ou pas du tout, élaborer des reco alors que l'HAD est un r^ve dans nombre d'endroits ne me semble évident.

Cela peut encore une fois s'apparenter à une déclaration de bonnes intentions et faire avancer mine de rien dan le bon sens mais lorsque je vois " éducation en santé (allaitement maternel) et que je connais la solitude des mères qui sortent à J3 en pleine montée de lait ou avant , je me dis que cette HAD bien organisée pourrait être salutaire.

Oui, en soutien soutien à domicile après sortie mater , ce qui est différent de l'HAD mais en quoi , c'est pas clair du tout, on fait toujours passer les "cas sociaux en premier " et pour celles qui ont des douleurs atroces d'épisio ou un allaitement d'horreur , c'est moins proposé et même c'est même pas envisagé.

C'est comme le double langage concernant la PMI , en théorie c'est pour toute la population , les riches , les pauvres, les tourmentés et les personnes plus équilibrés MAIS MAIS MAIS, comme les tendances en PMI sont insufflées par les conseils généraux , les budgets et personnels ne sont pas équitablement répartis selon les endroits et on pousse les gens sans trop de problèmes à consulter en libéral pour laisser la place aux autres , c'est logique


Attention, l’HAD c’est Trèèèèèèèèès cher, donc le soutien au retour de la maternité s’il n’y a pas de raison médicale ou perso de la mère supplémentaires, cela peut être tout à fait adapté sans HAD. Parce que l’HAD, c’est un vrai service de soins déplacé au domicile, donc il faut un médecin (au moins…) et du personnel, et le tout, 24h/24. Le soutien à domicile par s-f libérale est possible actuellement sans organisation particulière et beaucoup moins cher. Ici un gros hôpital privé voulait monter une HAD obstétrical en mixant public/privé et cela a été retoqué par la tutelle, à juste titre il me semble.

Donc oui pour réserver l’HAD à des situations très spécifiques, où la continuité permanente des soins le justifie, et donc moi je ne suis pas du tout choquée par le fait de le destiner aussi, et après les indications médicales lourdes, aux situations psycho-sociales délicates. Parce qu’un allaitement horrible ou des douleurs même violentes d’épisio en HAD, alors là, vraiment, on exagèrerait. Que l’on oriente, grâce à un réseau bien identifié, la maman vers un personnel compétent qui puisse venir à domicile, OK, mais traiter ça en HAD, non. On ne peut pas avoir un traitement des pbs complètement détachés du coup.


je

suis assez sceptique néanmoins à l'institution d'un HAD pour des problèmes d'allaitement et ne suis pas sûre que cela soit vraiment la place d'une HAD qui est lourd autant sur le plan logistique que sur le plan financier....par contre je suis beaucoup plus demandeuse d'un système plus léger avec un personnel "adapté et judicieusement formé" qui entoure les jeunes mères en difficultés d'allaitement à leur sortie de mat ou après la naissance!!!


e trouve cela intéressant sur l'hospitalisation à domicile. Attentes vis à vis de l'HAD diverses selon les patients, conceptions diverses selon ceux qui gèrent les réseaux HAD.


rès beau texte. J'ai toujours trouvé qu'il y avait beaucoup de similitudes dans la manière dont on "gérait" la fin de vie dans les hôpitaux et la manière dont on "gérait" les naissances. Il ne me paraît pas surprenant que certaines personnes aient envie, plutôt que de déplacer l'hôpital à la maison, un accompagnement en douceur et respectueux. Là aussi, c'est bien que plusieurs options puissent exister pour s'adapter aux besoins des patients et de leur famille.

J'avais déjà entendu parler des unités mobiles de soins palliatifs proposant l'accompagnement de fin de vie à domicile. Il me semble que c'est appelé à se développer mais que ça nécessite des moyens...


ca demande surtout des moyens en personnel. Une grande disponnibilite!!!


Je crois qu'il y a un point à clarifier sur le plan de la terminologie : selon ce que j'ai compris l'hospitalisation à domicile concerne uniquement la pathologie (puisque "hospitalisation"). C'est donc à différencier de la sortie précoce des femmes de la maternité avec accompagnement par une sage-femme libérale pour les suites de couches lors d'un accouchement qui s'est passé sans complications.

Par contre, l'HAD pourrait s'appliquer selon moi lors d'un retour précoce à domicile après une césarienne ou la possibilité pour une femme de ne pas être hospitalisée pour une menace d'accouchement prématurée (avec des soins et une surveillance à organiser à domicile avec les sf libérales).

Est-ce que j'ai bien compris ou pas ?


Quelques chiffres qui montrent les économies que produit le travail des sages femmes(non évalués le bénéfice résultant d'un meilleur niveau de confiance en ses propres qualités de parents tel que certain d'entre vous ont pu le ressentir!!!)


Tout à fait édifiant!

Je pense qu'on pourrait aller plus loin, c'est-à-dire montrer qu'on peut assurer un service de bien meilleure qualité pour un coût bien moindre, en intégrant dans la définition du "service" quelques heures d'aide ménagère pendant la première semaine ou les deux premières semaines. Si ce système était assuré pour 600 000 naissances par an, cela permettrait de faire de très importantes économies même avec des prestations très confortables. Gagnant-gagnant comme y disent!

De même, je serais curieuse de savoir de quelle durée sont les visites de la sage-femme et quel est leur contenu: peut-on envisager que la sage-emme donne aussi des conseils sur les soins au bébé pour les primipares notamment (bain etc.)? Ou doit-on imaginer que l'aide ménagère intègre cette mission, à l'instar de ce qui se fait aux Pays-Bas?

Ensuite, 300 femmes par an, ça veut dire que la sage-femme ne fait que ça non? Qu'est-ce que ça représente comme revenu pour une sage-femme?


Original de ce document sur site de l'organisation nationale des syndicats de sages femmes ONSSF http://www.onssf.com/

Pour ceux qui hésitent à ouvrir, c'est juste des graphiques qui montrent de façon édifiante, comme dit M, les économies réalisables avec les retours précoces, avec HAD hospitalisation à domicile ou avec visites sages femmes

Ce qu'évoque Mavec les services d'aides ménagères, aides familiales, c'est le modèle hollandais, n'est-ce pas?

Il me semble que si on défend un modèle avec retour précoce, il faut défendre aussi la possibilité pour les femmes qui,le souhaitent de rester en hospitalisation. Pour deux raisons au moins: parce que je crois vraiment qu'il y a des femmes qui sont mieux à l'hosto que chez elles. Et pour désamorcer les critiques qui diraient que tout est bon pour faire des économies sur le dos des femmes (les critiques de premier degré)


Il y a des recommandations HAS sur les sorties précoces très bien faites. Mais elles sont loin d'être toujours appliquées par ceux qui en font.....

Du coup, les nanas rentrent chez elles sans vraiment de recours. Par ailleurs, la CPAM a bien prévu de faire du retour précoce, mais dans ce que j'ai lu, les s-f sont censées se plier aux ordres de visite à domicile même pour des femmes non connues. Les gens qui font cela intelligemment demandent que la femme ait contacté la s-f avant la naissance. Il s'agit donc soit de celle qui l'a suivie ou avec qui elle a fait a préparation, soit d'une s-f de sa zone, l'idéal étant qu'elle l'ait rencontrée au moins une fois. Donc il faut veiller à de la sortie précoce de qualité, sinon, c'est de l'abandon précoce!!


Est-ce que, quand tu parles des sorties précoces prévues par la CPAM, tu parles des expérimentation départements 74 78 38? (savais pas, mais c'est cité dans un communiqué ou document du CASSF je crois)

Je ne connaissais pas ou ai oublié les recommandations de sortie précoce HAS. Je poserais bien la question à A : quand la HAS a refusé de faire des recommandations Pour hospitalisation à domicile pour suites de couches ou avant accouchement non pathologique, ont ils dit que ce document suite de couches en couvre déjà une partie?

Notre mot d'ordre devrait être: oui au retour à domicile à la carte avec une bonne organisation qui implique des sages femmes (payés convenablement) car il y a une demande et que ça revient moins cher, mais attention, non à l'abandon précoce ou aux sorties obligatoires


L'abandon précoce, c'est aussi ce qui se passe pour les maternités auxquelles on impose de faire davantage d'accouchements par an avec les mêmes moyens en personnel : on raccourcit la durée de séjour, sans s'inquiéter de l'impact que cela peut avoir pour des femmes en difficulté sur le plan familial, social, affectif... et qui auraient besoin d'être accompagnées davantage pour se sentir à l'aise avec leur bébé (notamment pour les histoires d'allaitement, mais pas seulement). C'est entre autres ce que déplorent les personnels xxx xxxxxx...

Il faut être vigilant : sortie à la carte, c'est bien. Avec suivi de qualité à domicile (ce qui sous entend la coopération des sages-femmes libérales - ça ne les branche pas toutes d'être à la disposition de la maternité pour ça - et une bonne rémunération de ces visites...).


Je lis "tremblements de mères" et des histoires de mauvais traitements ou de manque d'écoute en maternité sont édifiants tout comme la solitude ressentie une fois à la maison avec un bébé. L'absence d'accompagnement est criant. Pas facile à lire ces témoignages :-((


(22 juin 2010) je pense qu'il faut qu'on utilise avec des pincettes cette histoire de "la sortie précoce coute moins cher à la sécu". Histoire de ne pas avoir l'air de pousser un modèle que les SF hospitalières semblent refuser, que beaucoup de mères - à mon avis - refuseraient (serais curieuse de voir ce que les mères répondraient si on leur demandait dans un sondage "et si vous pouviez partir plus tot de la maternité et avoir des visites à la maison vous diriez quoi ?). Sans parler de celles qui ont réellement besoin d'un sas de décompression après la naissance ("j'ai besoin de me remettre de mes émotions", ça compte comme pathologie pour avoir le droit de couter plus cher à la sécu et de squatter un lit à l'hosto ?). Sans parler du réel pbm du baby blues et du dépistage des mamans "à risque que ça n'aille pas" (la SF qui fait une visite, elle ne va pas y passer des heures, si c'est son mode d'exercice, son gagne pain, elle va elle aussi rentrer dans une logique de "X minutes par visites") et qu'il faut qu'on ait une réponse prête là dessus car cette critique, on va se la prendre.


1er juillet Bonjour,

Un peu étonné de vos interrogations (visiblement pas très habituel le retour précoce pour vous ?) Ici en Alsace-Moselle, quasiment toutes les sages-femmes libérales que je connais le propose... après dans des situations très différentes et malheureusement pas toujours "encadré" par des aides à domicile ou au moins logement d'un tiers pendant les premiers jours, etc... Enfin bref, il faudrait être 3 minimum auprès de ma mère pour un retour précoce correct, mais aussi bien sûr permettre à celles qui le souhaitent de rester à la mat autant de temps qu'elles le souhaitent ou si nécessaire, etc... EX : violence conjugale, mère célibataire ou isolée, voir handicapée et sans aides régulières ou simplement pas possibles pour telle ou telle raison...

Pour plus de pistes là-dessus aller sur notre site : www.danslesbras.org ou directement cliquer sur http://sites.google.com/site/essai20091202/nos-activites/naissance-1/le-retour-precoce


Je suis allée sur le site. C'est assez catégorique dans la formulation (je mets le texte en dessous). 40 jours de repos ? Pourquoi 40 ? D'où ça vient ? 10 jours au lit, "en pyjama" et avec bébé ? J'aurais pas supporté : je n'étais pas malade... Déjà, je dors nue... Et puis, me traîner en pyjama toute la journée, ça m'aurait sapé le moral grave. Même l'expression "en convalescence" me dérange (période de rétablissement suite à une maladie, d'après la définition).

Je n'aurais pas davantage supporté la présence d'un tiers (mère, amie, doula ou autre...). J'avais besoin d'être dans une intimité familiale réduite à sa plus simple expression : papa, maman et les enfants...

Par contre, il était clair que j'en ferais le moins possible côté tâches ménagères (limite rien), que je dormirais selon les rythmes du bébé le plus souvent possible (selon mon ressenti), avec l'aide du papa qui avait pris son congé paternité (et qui ne se mettait pas la pression non plus).

Ce qui est absolument vrai, c'est que c'est à aborder avant la naissance, que chacune trouve la formule qui lui sied pour ne pas tomber dans le piège qui consiste à tout vouloir assumer (on ne dort plus assez et on est vite à bouts de nerfs).

Bref, mettre des "éventuellement" et des "peut-être" de ci de là dans le texte ? Enfin, c'est mon avis ;-)

La question du retour précoce dont on parle est liée à la nécessité des maternité de faire plus de naissances (rentabilité)... et donc de virer les mamans qui vont bien plus tôt. Sauf que souvent, elles sont lâchées seules dans la nature, sans suivi par une sage-femme libérale et que certaines auraient vraiment besoin (ou ressentent fortement le besoin) d'être accompagnées plus longtemps à la maternité (sans forcément relever d'une situation de handicap ou de violence conjugale). Pour les professionnels, aussi bien à la maternité qu'en libéral, cette nouvelle forme d'organisation n'est pas forcément bien vécue. D'un côté on déplore de ne plus pouvoir effectuer ce travail d'accompagnement (notamment pour la mise en route de l'allaitement), de l'autre, de devoir s'occuper de patientes qu'on ne connait absolument pas à la demande de la maternité (avec laquelle on n'a pas forcément de bons rapports).


"c'est 40 jours de repos et au moins 10 jours minimum au lit* en pyjama avec bébé auprès de soi." ça ressemble bougrement à des "protocoles" !


C.I 3 juillet

En pièce jointe, réflexions de Christine Isola sur retour précoce/HAS etc (je fais un copié.collé du pdf pour ceux qui n'ont pas accès aux pièces jointes, mais le formatage est tout foiré). Bonne lecture. Emmanuelle Phan

Retours précoces, sages-femmes libérales, HAD et maternitésVoici quelques réflexions pour « alimenter » peut-être le débatNous avons donc un « débat » – les sages-femmes libérales « coûtent » moins cher que l'HAD – la sécu veut s'impliquer dans les retours précoces, c'est-à-dire proposer aux femmes sortant à J3(J0 =jour de l'accouchement), et exprime son opposition à la prise en charge des sorties« physiologiques » par l'HADAvant de parler de coût, parlons des suites de couches1- c'est quoi des suites physiologiques ?La dimension médicale : que penser d'une femme qui a subi une épisiotomie (pour beaucoup dematernités, rien de plus « normal » ? d'un allaitement à peine démarré (sortie de la maternité enpleine montée laiteuse, une prise de poids du bb acquise avec des compléments la nuit précédente,et une prescription de tire-lait ? Des pédiatres qui sont inquiets (peur de l'ictère, des cardiopathiesqui se signalent à la fin de la 1ère semaine, et qui veulent maîtrise le plus possible « l'examen » etles soins au bb normal, suite de la culture de l'éducation des mères des années 30-50, et c'est vraique pour beaucoup de bb le seul pédiatre sera celui vu à la maternité ou aux urgences ?Bref il n'existe pas d'études qui montrent que les soins pratiqués à la maternité (dont la visite dupédiatre), ou par les sages-femmes au domicile rendent les femmes (et les bébés) en meilleure santéEn Suède les femmes rentrent à J3, et s'adressent au centre de santé proche du domicile : pas desuivi à domicile ni d'aide-ménagère (sauf pour les grossesses multiples)Toutefois l'avis des pédiatres qui rencontrent des femmes ayant bénéficié de la présence d'une sage-femmes (HAD ou libérale) disent qu'elles sont plus à l'aise que les autresla dimension sociale : comment réaliser l'équilibre entre le besoin d'intimité et le besoin d'êtreentourée par ses proches ? Le congé de paternité, c'est une avancée mais ce n'est pas suffisantUne aide-ménagère, oui, mais la demande ne me semble pas se réduire au ménage et aux coursesEt cette transmission des savoirs entre génération, entre femmes qui manque à ce pointles jeunes femmes que nous rencontrons sont issues de familles à 1 ou 2 enfants, n'ont jamais prissoin d'un jeune enfantet quelles ressources autour de ces couples ? La naissance du 1er enfant oblige les parents à lesrechercher (parfois prendre un médecin, connaître la PMI ou les associations etc...), et même si lesinformations ont été données avant, c'est la réalité de la situation qui va les obliger à poser cetenvironnementla dimension psychologique : essentielle bien sûr donc pas de commentairesEt les enquêtes récentes montrent le mécontentement de certaines femmes en post-partum, et desattentes pour qq chose mais quoi ?bref1- la solution serait qu'il n'est plus cette coupure entre maternité et domicile, donc suivi etaccouchement par la (les) mêmes sages-femmes (accouchement à domicile, accès plateautechnique), mais ce n'est pas encore pour demain

2- en fin de grossesse, une de mes questions est « Comment imaginer vous le retour au domicile »,et de « travailler » avec la patiente à qq chose, à un scénario réaliste et de voir avec elle ce qui estpossible de mettre en place avec elle, ses envies etc...3- l'idée d'une assistante natale comme en Hollande ( hybride entre l'auxiliaire de puériculture etl'aide-ménagère), dans chaque foyer, est intéressante, mais le métier n'existe pas encore en France,et on ne sait pas si c'est le choix des femmes, et si cela apporte vraiment un+2- A propos du « retour précoce » à domicile (J0 à J2)C n'est pas un choix des femmes mais celui des maternitésl'HAS a émis des recommandations mais elles ne sont pas respectées : soit il existe une situationclinique à risques (sortie à J2 de bb allaités pesant moins de 2 500g par exemple), soit la sortie estautorisée sur des arguments débiles, par exemple il est exigé dans un protocole hospitalier de« peser »!! 2 tétées successives pour autoriser la sortie ou bien de faire revenir à la maternité le bbpour le Guthriebref brefet il n'y a pas d'études montrant que les femmes (et les bb) qui sortent plus tôt et qui sont suivi(e)sau domicile font moins de complicationset d'ailleurs certains gynéco (de préférence de sexe masculin) disent qu'ils renvoient les femmes à J3depuis longtemps et sans surveillance, alors pourquoi proposer qq chose après, voire même à J2 ?Bref personne ne sait rien sauf les femmes qui se plaignent, ou les sages-femmes qui vont àdomicile et qui savent que ce n'est pas si simple3- à propos de l'HADL'activité de l'HAD est encadrée par une circulaire (2004), et doit cibler surtout l'ante et le post-partum pathologiqueLe « retour précoce » n'est pas un choix de l'HAD, il est même déconseillé d'admettre des femmesdans ce cas, mais que faire devant la demande des maternités, devant l'absence de sages-femmesdisponibles pour ces femmes ? C'est donc autorisé en l'absence de professionnels libéraux3- Parlons argenten 2010 l'hôpital reçoit, pour un accouchement, une somme d'argent qui correspond à unehospitalisation d'une durée de 2 (c'est à dire au moins 2 nuits à l'hôpital) à 10 joursacct par voie basse sans complication : 2 200.34 €acct avec '': 2 548.25 €acctavec ''majeure : 3 351.77 €acct courte durée (moins de 2 nuits) : 1 101.47 €c'est dire que pour un même lit, si les femmes sortent à J3, sur 10 jours l'hôpital va toucher 3x2 200€donc le 1er problème est cette attribution arbitraire d'une somme : on se demande pourquoi lasomme n'est pas mieux calculéele coût d'une visite à domicile d'une sage-femmec'est vrai que les sages-femmes en zone urbaine n'ont pas ou peu d'indemnités KM mais pas lesdépartements où je travaille (elles sont peu nombreuses, et encore moins à sortir de leur cabinet)donc la moyenne d'une visite est autour de 60 € ou 80 € le week-end

et les coûts de l'HAD ? – pour un retour précoce à domicile d'une femme présentant des suites physiologiques, la journéeest de 105 €: cette somme signifie la mise à disposition de matériel, de la présence 1 fois maisparfois 2 fois par jour d'une sage-femme, et d'une permanence 24h/24, sans compter qu'undossier est obligatoirement constitué etc..Dans mon cas nous travaillons avec des sages-femmeslibérales, qui sont payées selon le tarif cité plus haut : d'une part c'est souvent la demanded'HAD qui inaugure la rencontre entre une femme et une sage-femme (et on ne peut que ledéplorer), d'autre part nous travaillons avec elles en fonction de leur disponibilitébref on peut dire que l'HAD coûte un peu plus chère qu'une sf libérale, mais le service n'est pas toutà fait pareilbref il faut se demander de quoi doit être faite la visite à domicile, dans quel but, et l'évaluer enterme de santé supplémentaire pour la femme, son bb, sa famille, et de satisfaction des famillesbref c'est une révolution à faire pour la prise en charge médicale et sociale de la maternitévoilà ce sera tout pour ce soir


Sorti du contexte, cette proposition (40 jours, 10 jours...) ressemble à une injonction. Alors qu'en fait, ce doit être une proposition de protection pour que les femmes aient légitimité à ne rien faire du tout pendant 40 jours.

Et qu'effectivement la présence d'un tiers n'est qu'une possibilité.

Moi il y a quand même un paragraphe qui me gêne (sorti du contexte):

  • MAIS également accompagné par une tierce personne, autre que le

papa, lui aussi un peu chamboulé et fatigué lors de ces moments-là !

Cela évince le père, cela nie sa peut-être capacité à s'occuper de tout le monde à se moment là. Pourquoi? Ce n'est pas que vivent certaines et ce n'est pas vers cela que je veux aller, perso.

Cela rejoint les réflexions de cette blogueuse sur la féminité de la relation de soins; Extraits. Bonne lecture. Emmanuelle Phan

http://ecohumanist.wordpress.com/2010/05/25/badinter-a-froid/ Est-ce qu’il faut revendiquer des droits spécifiques ? On peut considérer que toutes les personnes (et pas seulement les femmes) traversent des moments où elles ont besoin de droits spécifiques pendant leur vie: les mères d’un congé qui leur permette de récupérer de l’accouchement, les personnes âgées, les malades ou moins valides, les enfants, les victimes de catastrophes naturelles… Il s’agit moins d’une question lié au sexe que d’une question ontologique: l’être humain n’est pas toujours un individu auto-suffisant. La dépendance vis-à-vis des autres est inhérente à l’expérience humaine. Nous sommes vulnérables. Le problème, c’est que quand les femmes se contentent d’assumer elles seules cette vulnérabilité (surtout celle des vieux et des enfants), la société leur empêche de prendre part aux décisions qui pourraient distribuer cette responsabilité vis-à-vis des plus vulnérables parmi tous ces membres (hommes femmes, riches et pauvres, blancs et colorés, belges de souche et allochtones). Qui s’occupe des vulnérables dans nos sociétés? Les femmes… surtout si elles sont pauvres et viennent d’ailleurs! Badinter, dans son livre ne fait qu’effleurer cet aspect (le care ou le soin et le souci des autres) et en parle que pour lui enlever toute sa profondeur et son intérêt d’un point de vue critique de l’individualisme libéral (qu’elle ne pourrait assumer de par son identification totale avec lui).

http://ecohumanist.wordpress.com/2010/02/21/le-conflit-de-badinter-la-vision-minoritaire-et-la-sollicitude/

Confusion entre « maternité » et solidarité envers les plus vulnérables – l’éthique du soin. En même temps, E. Badinter, dénonce les « dérives réactionnaires » des autres courants qui érigeraient « la maternité en modèle politique ». Je trouve cette prise de position inquiétante de la part d’une féministe. Confondre maternité (essentiellement féminine) et capacité à soigner les plus vulnérables (enfants, malades, vieux, infirmes…) c’est suggérer que l’aptitude au soin serait sexualisé. Aucune femme et aucun homme qui choisissent de donner (même temporairement) la priorité aux soins à ses être chers avant une carrière, la réussite matérielle et la notoriété se posent la question « est-ce que je suis en train de réaliser une tâche féminine (et donc pas valorisée)? » « Est-ce que en faisant ça, je suis en train de me soumettre à l’autre sexe? » Ceux et celles qui soignent les autres par choix le font mus par le désir de donner aux autres ce dont ces autres ont besoin. C’est de sollicitude qu’il s’agit. Pas de culpabilité, pas d’obligation. Comme Fabienne Brugère soutient dans son ouvrage « Le sexe de la sollicitude« , lorsque celle-ci est imposée (comme c’est le cas des mères qui ne font rien d’autre que materner parce qu’on leur IMPOSE ce rôle), elle est souvent féminisée. C’est la cas actuellement dans nos sociétés (faut pas aller chercher loin dans le Tiers Monde, non, non) où les tâches dites hospitalières sont effectuées dans sa grande majorité par des femmes. Non, nous ne parlons pas de maternité. Il s’agit d’une question éthique qui dépasse ce rôle traditionnel de dévouement tenu par les femmes. C’est bien de solidarité envers les plus vulnérables qu’il s’agit. Maintenant, je suis d’accord avec Mme Badinter s’il s’agit de dénoncer que le soin soit érigé en attribut féminin et que la sollicitude soit l’apanage d’un sexe, le sexe « faible ». Oui, je dénonce (avec elle, si elle veut) la sexualisation de la sollicitude. Mais je me demande… Est-ce que ce refus catégorique de la maternité comme expérience positive dérange certaines féministes parce que ça leur rappelle leur vulnérabilité? Le fait que hommes et femmes aient besoin, un jour ou l’autre des autres? Quand il sont bébés, enfants, vieux ou malades? A mon avis oui! Pour une féministe qui croit que la seule manière d’être accompli(e) et épanoui(e) est possible en tant qu’individu tout puissant, se savoir vulnérable et dont susceptible d’être ému(e) par la vulnérabilité doit être difficile à encaisser. Alors, que faire de nous, les femmes qui donnons la priorité (de nouveau, ne fut-ce que temporairement) à soigner ceux que nous aimons (nos enfants et notre planète Terre, notre mère Terre)… et qui nous revendiquons féministes? (Et qui sommes souvent entourés d’hommes dans le même état d’esprit que nous et qui partagent bien plus les tâches ménagères que ceux dont les femmes choisissent biberons, couches jetables, petits-pots industriels et crèches 10 heures par jour)

FB 20 juillet 2010

En effet je ne vois pas vraiment pourquoi une sage femme liberale mandatee par l'HAD recoit 105 euros? Quel materiel est mis a disposition? Ce qui me pose question c'est comment l'HAD peut-il assurer (avec des sages femmes liberales) ue permanence de soin 24h sur 24 ??? Le nombre de visites pratiquees ne depend-il pas de la disponibilite de la sage femme en tenant compte aussi du besoin de la femme?

A quoi servent les visites post natales? A tout: a aider un allaitement qui a du mal a demarer a rassurer une femme sur son episio, sur ses facons de faire a domicile... Globalement les femmes pourraient continuer sans visites... mais c'est souvent inquietant et peut-ere le petit point d'appui en post natal permet il une meilleure mise en place de la relation mere enfant? plus de confiance en soi et donc un bb plus paisiible??? je pense tres utile de mettre en route des rencontres dans le post partum.. Je trouve que les salles de preparaation des maternites serient un excellent endroit pour que les dames retournent et se rencontent!!! Difficile de sortir de chez soi quend on a une deprim... Surtout quand c'est un endroitque l'on ne connait pas avc des gens que l'on ne connit pas!!!

Pour moi HAD ou liberale me semble un peu la meme chose( meme personnes qui font le boulot...) juste une rganisation en plus?

CI

Non les sages-femmes libérales ne reçoivent pas 105 € pour leur visite, c'est un prix de journée (l'HAD= hôpital, et pour chaque patient selon sa pathologie, son degré de dépendance, etc;;; un prix de journée est calculé), dont le tarif est fixé par la sécu (c'est la fameuse T2A) Que contient ce prix de journée ?

1-le coût de la permanence de soins, cad que 24h sur 24 il y a qq au téléphone, et en fonction de la situation ce qq (un cadre infirmier) envoie une infirmière ou appelle le 15 (samu) ou le médecin traitant 2- le matériel mis à disposition : pour les suites de couches physiologiques, un set comprenant des compresses, un antiseptique, des gants, etc mais cela peut être plus important par exemple si une infection (épisio par exemple) se déclare 3- tous les soins des libéraux (sauf le médecin), les actes de labo, les déplacements en ambulance, en taxi pour un rv 4- la voiture, le téléphone des salariés, et le coût de fonctionnement du service

c'est dire que si une sf libérale intervient au domicile d'une patiente qui habite loin, le coût de la visite varie de 60 à 80 € ; et si elle doit retourner refaire une visite le jour même, c'est le même coût, au total 120 à 180 €, et là l'HAD est perdante, heureusement c'est rare

c'est aussi pour cette raison que les services d'HAD ne souhaitent pas prendre des retours précoces (car pas rentables) mais l'acceptent car les mêmes services hospitaliers leur confient des femmes (ou des bb) présentant des pathologies

et bien sûr je sais que ces visites à domicile sont utiles, mais qui va un jour les évaluer ?


Modif. July 30, 2010, at 09:32 PM<br />(:addThis username="xa-4b5388e32c732dfe" btn="lg-share":)