DiscussionAllaitementPourPNNS
Rapport Turck allaitement 2010
'Page privée pour garder les informations et discussions sur participation du Ciane au groupe de travail sur la DGS sur "promotion de l'allaitement maternel" pour programme national nutrition santé qui aboutit en juillet 2010 sur le rapport de D.Turck "plan d'action sur l'allaitement"
- Voir le rapport: site minisètre santé http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Plan_daction_allaitement_Pr_D_Turck.pdf
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Discussions après parution du rapport
(EP) Sur ce rapport "plan d'action pour l'allaitement", faut qu'on en reparle. Le Ciane a participé au groupe de travail (Aurélie) et il y a eu pas mal de discusssions.
A la lecture de la synthèse du rapport, moi, je suis contente, tout me paraît bien, des trucs excellents (ex proposition d'une consultation avec consultante en lactation remboursée 100%). Le seul truc où je tique c'est la généralisation de l'entretien du 4è mois avec information sur l'allaitement. Là je ressors les craintes du l'entretien qui pourrait renforcer les impressions de flicage, d'information donnée dans le consentement de la personne qui la reçoit, donc de sentiment d'être culpabilisée et retour de bâton violent (les professionnels qui forcent les femmes à allaiter etc). C'est juste là où, à mon sens, faut faire gaffe à la communication.
Si on est capables de donner un avis sur ce rapport, en ajoutant un mot pour dire sur quoi, nous ciane, on a insisté lors de la préparation, et en disant s'il y a des points qui méritent des précisions... faudra annoncer le rapport sur le blog du Ciane (mais faut qu'Aurélie réapparaisse)
Deux liens
- Le rapport sorti ce juillet
http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Plan_daction_allaitement_Pr_D_Turck.pdf>»
- L'historique des discussions sur liste Ciane, sous la coordination
d'Aurélie qui représentait le Ciane dans ce groupe http://intranet.ciane.net/DiscussionAllaitementPourPNNS
(MCN) La question de l'information sur l'allaitement est importante en effet. Et quelque soit la qualité de l'information, elle sera toujours dépendante de la personne qui la présentera, de son histoire personnelle face à l'allaitement. En ce moment, on travaille sur un protocole "mastite" et je bataille pour que un arrêt de travail ne soit pas d'office fait à la mère, que cet arrêt soit fait si ELLE en fait la demande sur proposition du médecin. Et là c'est toute la délicatesse du médecin qui fera que la femme se sentira écoutée et respectée ne prendra pas l'arrêt comme une obligation mais une possibilité parce que certaines femmes seront contentes d'être en arrêt une semaine pour souffler alors que d'autres verront cela comme une contrainte à rester chez elle. C'est très subtile tout cela et tant que les professionnels de santé ne seront pas plus largement formés, il y aura du forcing dans un sens ou dans l'autre.
(FB) Bon alors ecouter les gens que l'on est supposes soigner ca s'apprend???
(MCN) Suivant la nature de chacun, ça s'apprend, ça porte différent nom : écoute active, communication non violente... Certaines personnes sont douées de nature pour cela d'autres pas (c'est mon cas, donc j'apprends !) Un prof de communication (lors de mes études en commerce) nous répétait souvent : "on a 2 oreilles et 1 bouche, c'est pour écouter 2 fois plus que l'on parle" facile à dire, un peu moins à faire (pour moi du moins) On en a parlé en groupe Coréam pour la relance de lactation car le protocole partait sur un truc "imposé" et pas discuté avec la mère, avec le couple. Si la mère n'est pas partie prenante dans le soin, ça ne servira à rien, le médecin aura beau dire, beau faire, si la mère n'a pas envie, c'est voué à l'échec. Le pédiatre nous a dit qu'il y avait un taux très important de non suivi des prescriptions que les médecins donnaient en général. Est-ce que le patient a envie d'être soigné ou de se soigner ? La réponse peut varier en fonction de chacun, de son état, de plein de choses. Si tu veux une bibliographie sur le sujet, j'ai :-)
(CDC) Oui, ce rapport est assez positif...ce qui me gêne pourtant, c'est de voir l'entretien du 4ème se transformer en information obligatoire sur l'allaitement. Cest entretient doit resté d'abord et avant tout unbe écoute de la part du soignant sur ce que veulent dire les parents par rapport à ce qu'ils souhaitent vivre pour la grossesse et l'accouchement, mais en aucun cas cela doit devenir une heure d'information obligatoire sur telle ou telle chose. Dans certains établissements, on a déjà vu ces entretiens se transformer en un long monologue de la part du soignant sur ce qui se passe dans la maternité et sur les protocoles (à accepter bien sûr !), je reste persuader que si il y a une obligation d'informations sur l'allaitement à faire de la part des soignants auprès des futures mères/pères qui le souhaitent et sont dans cette demande, il faut que ce temps consacré à cela ne soit pas pris sur le temps de l'entretien du 4ème mois qui lui aussi doit rester une option à offrir aux parents qui le souhaitent.
(EP) Relecture commentée de ce rapport avec MCN et AS (notes organisées au début, puis tout en vrac à la fin). Le but c'est toujours de voir si le Ciane publie l'annonce de ce rapport, et si oui, avec ou sans commentaires et quels commentaires (on sait déjà qu'on peut re-crier au détournement de l'entretien du 4è mois, et qu'on peut parler ou pas de la non tarification du "care" dans la T2A, et qu'on peut redire que toutes les mesures doivent être des propositions que ne doivent pas limiter d'autres choix)
Lien vers rapport http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Plan_daction_allaitement_Pr_D_Turck.pdf
Dans les objectifs 4 - Protéger le droit des femmes à allaiter et le droit des enfants à être allaités Commentaire : droit des enfants: formulation explosive. Répéter que l'allaitement ne peut pas s'opposer au droit des femmes de ne pas allaiter.
5 - Évaluer et suivre l’efficacité des mesures mises en place pour faciliter l’allaitement >> quelles définition de l'allaitement (mixte?). Problème des indicateurs au niveau établissements, régions, national, qui ne prennent pas nécessairement en compte la qualité de l'accompagnement des choix. Difficulté à faire des indicateurs basés sur le souhait d'allaiter ou non (quel point de départ, prise en compte des changements d'avis, raison des changements)
Dan les Moyens c. Mettre en place dans chaque agence régionale de santé un référent pour l’allaitement/ d. Mettre en place dans chaque maternité un référent pour l’allaitement formation, nomination?
b. Généraliser l’entretien prénatal individuel du 4ème mois, et en consacrer une partie aux informations sur l’allaitement NON. Entretien individuel 4è mois doit être écoute pas info en sens unique. Personne qui fait entretien doit être capable de fournir une information de qualité si demandée.
d. Inciter les maternités à proposer des groupes de préparation à l’allaitement >> Oui mais là on a une discussion sur le terme de "groupe" (groupe dans le sens: self-help group, à ne pas laisser récupérer par des "groupes" dans les sens de réunion de groupe, préparation en groupe.
e. Valoriser l’organisation et l’initiation de l’allaitement au titre de la tarification à l’activité (T2A) Ici, voir aussi la converstation avec Paul C. sur T2A. Commentaires: Les sages-femmes essaient de faire les consultations allaitement, la démarche des professionnels = tendance à accompagner la mère pour la rendre dépendante? vs rendre autonome. Il faut de l'accompagnement humain (et formation)
Sur la sortie de maternité a. Accompagner chaque couple mère/enfant dès la sortie de la maternité (PMI) Commentaires sur la formulation (donc sur l'esprit). On dirait plutôt: proposer accompagnement, informer les aides existantes
b. Mettre en place dans chaque unité territoriale de PMI un référent pour l’allaitement >> quelle formation, quels objectifs
. Proposer à chaque femme une consultation d’allaitement par un professionnel de santé formé, entre J8 et J15, remboursée à 100% >> mais c'est quoi un professionnel de santé formé. Quelqu'un à la hauteur "techniquement" sur l'allaitement et relationellement. Liste de diplomes/certifications (IBCLC, DU)
c. Allonger la durée du congé de maternité rémunéré dans sa période post-natale de 10 à 14 semaines
>> tjrs: si elles souhaitent. En parallèle il faut les structures/organisations pour permettre aux femmes de travailler si elles le souhaitent, en allaitant si elles le souhaitent.
Compléter l’éventuelle distribution gratuite de lait artificiel dans ces populations par des initiatives visant à promouvoir l’allaitement >> Une formulation plus heureuse serait: "ne jamais permettre la distribution gratuite de lait artificiel sans que soit organisée parallèlement la promotion et le soutien de l'allaitement". Là c'est très sensible aussi ces histoires de distribution de lait. Soulève la question de conflits d'intérêt rapporteur/industrie.
9. Rendre obligatoire dans les structures d’accueil de nourrissons et de jeunes enfants et chez les assistantes maternelles l’application des recommandations de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) sur le recueil, le transport et la conservation du lait maternel. >>> malentendus! certains ont pu croire que le lait maternel devait être rendu obligatoire chez les ass mat, des malentendus comme ça...
Une femme qui allaite doit avoir la possibilité de donner le sein quel que soit l’endroit où elle se trouve (café, restaurant, magasin, transports etc.) >> mairies, écoles!
2. Développer le passage à domicile, en relais du séjour en maternité, de personnel soignant de la PMI (sages-femmes, puéricultrices) ou de sagesfemmes libérales. >> remboursement sécu
Un site Internet, coordonné par le CNA, >>> vise à remplacer le site dela CoFam? (note que la Cofam à cheval sur code de commercialisation)
(CC) J'ai relevé "Compléter l’éventuelle distribution gratuite de lait artificiel dans ces populations par des initiatives visant à promouvoir l’allaitement Une formulation plus heureuse serait: "ne jamais permettre la distribution gratuite de lait artificiel sans que soit organisée parallèlement la promotion et le soutien de l'allaitement". Là c'est très sensible aussi ces histoires de distribution de lait. Soulève la question de conflits d'intérêt rapporteur/industrie."
De quelles populations on parle ? Aujourd'hui, on ne donne plus de lait dans les maternités (c'est interdit, non ?). C'est donc des populations pauvres qu'on parle, genre celles qui font ponctuellement appel à l'armée du salut pour manger ? Et si tel est le cas, est-il justifié, sous prétexte qu'une femme ne dispose pas de revenus suffisants, qu'on lui fasse un sermon sur les bienfaits de l'allaitement gratuit ? Si elle vient chercher de la nourriture pour son enfant, c'est qu'elle a fait le choix de ne pas allaiter (a t-on moins le choix d'allaiter ou pas quand on est pauvre ?). Et même en imaginant qu'elle n'ait pas été informée sur le sujet de l'allaitement alors qu'elle aurait souhaité l'être, il est probablement trop tard pour lancer un allaitement sans passer par la case DAL (assez galère tout de même). Irait-on donner de l'information sur l'allaitement aux femmes qui vont acheter du lait en poudre dans une pharmacie ou un magasin ? Ça me fait penser aux processions de chrétiens qui vont prêcher la bonne parole devant les centre d'IVG (pardon, donner de l'information sur les alternatives à l'avortement et mettre en avant le droit de l'enfant à naître...).
Ça me semble toujours procéder de la même rengaine militante et culpabilisatrice. On n'a pas besoin de leur balancer un discours sur le lait gratuit qu'elles ont dans les seins et qui viendrait probablement augmenter leur gêne de devoir solliciter de l'aide...
Oui à l'information et au soutien si les femmes le souhaitent. Non à la mise en exergue de "droits de l'enfant à être allaité". Un enfant a le droit d'être nourri. Sa mère a le droit de décider du mode d'alimentation de son enfant (puisque l'un d'eux procède de son corps et qu'un bébé n'a pas de droits sur le corps de sa mère).
(MCN)Pour l'information et le soutien à l'allaitement des populations spécifiques, La Leche League propose le PRALL. C'est à dire que des personnes au sein de ses populations spécifiques (très faible niveau social par exemple) soient formées afin de d'adapter l'information au public en tenant compte de besoin particulier et des spécificités de ce public (respect de la langue, des coutumes religieuses ou sociales...). Autant dire que c'est un truc très très long à mettre en place, qu'il faut des budgets pour former les gens, des gens motivés pour être formé... et tellement long que qu'aucune structure sera prête sur tout le territoire français à faire cette information sur l'allaitement avant que les bons d'achats soient envoyés.
Par ailleurs, pour certaines populations, donner du lait industriel à son enfant est signe de richesse. Alors qu'en situation d'urgence (la précarité est une situation qualifiée d'urgence bien qu'étalée dans le temps), le don de lait industriel est risqué car il n'y pas forcément toutes les règles d'hygiènes, nécessaires à l'utilisation de ces produits, qui sont respectées. Nous avons eu au congrès LLL dernier une excellente présentation sur le sujet par Rebecca Norton, médecin en suisse qui travaille en urgence humanitaire.
Pour relancer un allaitement, il n'est jamais trop tard si la mère est motivée. Et même si parfois c'est pour tenter une relactation sur un temps court (et le DAL n'est pas un passage obligatoire), la mère se sentira fière d'avoir oser le faire, elle dit "au moins, j'aurai fait le maximum" même si ça ne réussit pas aussi bien qu'elle l'envisageait, même si le bébé reçoit que quelques millilitre par tétée, tout dépend de l'accompagnement qu'elle aura eu.
Pour moi, c'est évident que le don de préparation pour nourrisson ne doit pas être fait sans diffusion d'info sur l'allaitement. D'autant plus quand je sais que lors de formation à destination des professionnels de santé, une formatrice AMF (allaitement Maternel Formation) pose la question : "à partir de quoi sont faites les préparations pour nourrissons ?" et qu'à 50% ils répondent qu'ils ne savent pas, ça fout les boules, excusez moi du terme. Ils préconisent l'utilisation d'un produit dont ils ne connaissent même pas la composition !!! de la pure folie quoi !!
J'ai une bonne copine, farouche militante anti IVG, nous avons beaucoup, beaucoup discuté sur le sujet (je ne suis pas du même avis qu'elle) et bien, nous nous sommes retrouvés sur un point que l'information est primordiale et même elle était d'accord avec moi qu'il faut peut-être mieux, en effet, faire une IVG que de mettre au monde un enfant qui sera battu et maltraité toute sa vie (elle n'avait pas pensé à cet aspect avant que nous en discutions). Une IVG est une expérience très douloureuse. Une femme informée à le choix ensuite, courir le risque ou pas.
Plus il y aura d'information plus les femmes auront accès aux informations, plus elles auront le choix et aller au devant des populations défavorisées, est à mon sens, un devoir d'être humain.
(CC) Oui, mais l'information concernant les alternatives à l'IVG , il serait mal venu de la donner à une femme qui est sur le point d'avorter, qui a déjà fait son choix !
Pour le lait en poudre, c'est idem. L'information, on la donne avant. Pour moi, c'est vraiment "limite" de profiter de la pauvreté d'une femme pour lui placer un pamphlet anti biberon et pro allaitement-gratuit (genre tu coûterais moins à la société si tu donnais le sein et ton gosse, t'y as pensé, hein, pauvresse ?).
Quant aux règles d'hygiène pour la préparation des biberons... Euh... on est en France, pas au Zaïre ! Disons que ça peut concerner des femmes vivant dans des conditions extrêmes (et elles existent) mais là encore, l'information, c'est avant l'accouchement si la femme est suivie, au moment de la naissance si elle le souhaite. Et en tout cas, des renseignements suffisants concernant les précautions à prendre pour la préparation des biberons, si elle fait ce choix.
Ça devient parfois très difficile de faire la part entre un militantisme forcené et la simple transmission d'une information... Je serais à titre personnel plutôt en faveur d'une information émanant de personnes dont les convictions personnelles ne les incitent pas à user de mille et uns arguments pour faire céder les femmes à force de culpabilisation... Moi j'ai allaité par choix et ça me gonfle. J'ose pas imaginer le ressenti d'autres femmes qui ont un avis arrêté inverse, même si elles doivent faire appel à la générosité publique pour nourrir leur enfant... A force, je pense que c'est une très mauvaise tactique et de plus, elle me paraît à moi, irrespectueuse.
Catherine
P.S. : la question qui tue : "donnez moi la composition du lait pour bébé..." Le truc bien ficelé pour prendre les gens au dépourvu (et où on profite bien qu'il n'y ait pas dans le coin un toubib ou une sage-femme bien au fait et pro-biberon...). Arf, heureusement que les militantes "pros allaitement" sont là pour faire comprendre aux femmes qu'elles refilent de la merde à leur bambin... "Vous avez le choix bien sûr madame, nous sommes des gens respectueux, mais sachez que vous intoxiquez votre enfant alors que la pureté inégalée (hem...) de votre sécrétion mammaire le rendrait intelligent et en bonne santé. Nous ce qui nous motive, c'est le bien de votre bébé (sous entendu, ça ne saurait vous être égal, non ?)".
(CC) Il y a deux choses qui m'échappent :
1) De quelle distribution gratuite de "lait maternisé" on parle ? Il est question que les maternités en redonnent (c'est actuellement interdit, non ?) ou comme je l'ai compris, des distributions à personnes en difficulté par des services sociaux ou organisations caritatives ?
2) Pourquoi considérer que l'information donnée à la femme pendant la grossesse ou après la naissance (si la femme la souhaite) n'est pas suffisante ? Pourquoi vouloir en remettre une couche du seul fait qu'on va offrir de la nourriture pour bébé à une femme ?
Pour moi, on ne doit pas avoir d'attitude discriminatoire : si on en remet une couche alors que la femme (en situation de précarité) a déjà été informée (ou eu la possibilité de l'être mais a refusé) et a fait son choix, pourquoi ne pas dire qu'on veut des stands d'information dans les grandes surfaces ou pharmacies pour celles qui ont les moyens de l'acheter ?
Le Ciane doit-il se positionner dans une démarche militante "pro allaitement" ? Peut-on soutenir qu'une information déjà proposée ou donnée n'est pas suffisante pour une femme, sous prétexte qu'elle a des difficultés financières et qu'elle va être aidée par la collectivité ?
>C : Oui, mais l'information concernant les alternatives à l'IVG , il serait mal venu de la donner à une femme qui est sur le point d'avorter, qui a déjà fait son choix !
MC / entre le moment où une femme demande une IVG et le moment où elle est effectivement faite, il y a un délai obligatoire de 8 jours durant lequel la femme est accompagnée si besoin par une psychologue et d'autres personnes. De plus, l'info donné sur les alternatives sont valables pour la suite de la vie de cette femme, c'est de la vision à long terme.
>C :Pour le lait en poudre, c'est idem. L'information, on la donne avant. Pour moi, c'est vraiment "limite" de profiter de la pauvreté d'une femme pour lui placer un pamphlet anti biberon et pro allaitement-gratuit (genre tu coûterais moins à la société si tu donnais le sein et ton gosse, t'y as pensé, hein, pauvresse ?).
MC : évidement, si c'est ta façon de parler aux femmes.
>C :Quant aux règles d'hygiène pour la préparation des biberons... Euh... on est en France, pas au Zaïre !
MC : même en France il y a de gros soucis de salubrité dans beaucoup d'endroit
>C :Disons que ça peut concerner des femmes vivant dans des conditions extrêmes (et elles existent) mais là encore, l'information, c'est avant l'accouchement si la femme est suivie
MC et si elle est pas suivie ??
C :, au moment de la naissance si elle le souhaite. Et en tout cas, des renseignements suffisants concernant les précautions à prendre pour la préparation des biberons, si elle fait ce choix.
Ça devient parfois très difficile de faire la part entre un militantisme forcené et la simple transmission d'une information... Je serais à titre personnel plutôt en faveur d'une information émanant de personnes dont les convictions personnelles ne les incitent pas à user de mille et uns arguments pour faire céder les femmes à force de culpabilisation...
MC : l'info c'est sur le long terme. Une femme reçoit l'info pour 1 enfant, elle peut l'enregistrer quelque part dans son cerveau pour un enfant suivant. J'ai plein d'exemple à te donner en perso si tu veux
>Moi j'ai allaité par choix et ça me gonfle.
MC qu'est ce qui te "gonfle" ?
>J'ose pas imaginer le ressenti d'autres femmes qui ont un avis arrêté inverse, même si elles doivent faire appel à la générosité publique pour nourrir leur enfant... A force, je pense que c'est une très mauvaise tactique et de plus, elle me paraît à moi, irrespectueuse.
> P.S. : la question qui tue : "donnez moi la composition du lait pour bébé..." Le truc bien ficelé pour prendre les gens au dépourvu (et où on profite bien qu'il n'y ait pas dans le coin un toubib ou une sage-femme bien au fait et pro-biberon...).
MC : Cette question est posée à des professionnels de santé dans le cadre d'une formation, pas au grand public
Arf, heureusement que les militantes "pros allaitement" sont là pour faire comprendre aux femmes qu'elles refilent de la merde à leur bambin... "Vous avez le choix bien sûr madame, nous sommes des gens respectueux, mais sachez que vous intoxiquez votre enfant alors que la pureté inégalée (hem...) de votre sécrétion mammaire le rendrait intelligent et en bonne santé. Nous ce qui nous motive, c'est le bien de votre bébé (sous entendu, ça ne saurait vous être égal, non ?)".
MC : heureusement que l'on apprend à communiquer autrement à La Leche League parce qu'avec le genre de discours que tu relèves, on irait droit dans le mur :-))) J'epère que l'on aura l'occasion de se rencontrer, en vrai ce sera plus facile que par mail
Participation Ciane au rapport
Annonce de création du groupe mai 2009
Message du 15/05/09 17:37 > De : Landy.RAZANAMAHEFA@sante.gouv.fr > A : serry.aurelie@laposte.net > Copie à : DTURCK@CHRU-Lille.fr, Landy.RAZANAMAHEFA@sante.gouv.fr > Objet : PNNS-Promotion de l'allaitement maternel en France > > PNNS-Promotion de l'allaitement maternel en France > > > Madame,
Le Programme national nutrition santé (PNNS) a retenu la "promotion de l'allaitement maternel" parmi ses objectifs spécifiques.
Un chantier spécifique, validé par le Comité national de santé publique en Avril 2008, a donc été initié début 2009.
L'objectif principal est de viser à proposer les stratégies et actions permettant d'assurer la promotion de l'allaitement maternel en France : aussi bien son inititiation que sa durée.
La coordination des travaux a été confiée à Monsieur le professeur Dominique TURCK par le Directeur général de la santé,
par lettre de mission en date du 20 janvier 2009 (ci-jointe).
Pour assurer la mise en oeuvre des travaux, un groupe de travail placé au sein de la Direction générale de la santé a été constitué.
Dans le cadre de ces travaux, nous souhaitons procéder à une large concertation des acteurs
pouvant être concernés par la promotion de l'allaitement maternel en France.
Suite à notre contact téléphonique, nous souhaitons donc entendre les propositions de la CIANE lors de la réunion d'échange organisée le :
17 juin 2009 de 15h à 15h45 (15 minutes de présentation et 30 minutes d'échange avec le groupe)
à la Direction générale de la santé
14 avenue Duquesne
75007 PARIS
Nous vous remercions de bien vouloir nous indiquer par retour de mail
si ce créneau horaire vous convient.
> > Très cordialement, > <> > Landy Razanamahefa, PhD > Programme national nutrition santé > Bureau de l'alimentation et de la nutrition > Sous-Direction des risques liés à l'environnement et à l'alimentation > Direction générale de la santé > 14, avenue Duquesne > 75007 Paris
> Tel : 01 40 56 89 43 > e-mail : landy.razanamahefa@sante.gouv.fr
Préparation réunion 17 juin 2009
Aurélie (à Ciane-CA) Cher tous, j'ai donc eu au tel une personne du ministère et le PR Turck qui s'en occupe pour le ministère et RDV est pris pour le 17 juin . C'est formidable pour moi d'être là à cette occasion et je compte bien être super efficace . J'interroge le CA de LLL et les autres associations du CIANE pour préciser les besoins en ce qui concerne l'allaitement en France du point de vu du CIANE. A bientôt Aurélie
Messages en dessous et en PJ
EP Donc Aurélie, faut que tu présentes le 17 juin les propositions de "la Ciane" pour "proposer les stratégies et actions permettant d'assurer la promotion de l'allaitement maternel en France : aussi bien son inititiation que sa durée.", c'est ça? (je passe sur liste Ciane, voir message d'Aurélie Serry tout en bas)
Moi ce que j'en pense
- je ne crois pas que le Ciane encourage spécialement l'allaitement maternel. Il soutient le choix des parents quel qu'il soit, et réellement dans les deux sens. Càd que le message ne doit pas être "faut allaiter" ou même "faut mieux allaiter", ça ne me va pas. Par contre le message : "on peut allaiter, on peut allaiter si on veut même si telle fausse-contrindication, etc?, si on veut allaiter on peut allaiter la durée qu'on veut, si on veut allaiter on peut continuer en travaillant"
- j'ai l'impression que l'enjeu est plus la formation et l'information des professionnels de santé que celles des femmes. Si on prend à rebours, qu'est-ce que fait foirer un allaitement aujourd'hui? (allaitement = si on veut, la durée qu'on veut)? Je crois que c'est d'abord les professionnels eux mêmes. Tous les foirages d'allaitement que je vois, presque, sont des foirages sur prescription médicale. Il faudrait juste qu'ils soient formés pour au minimum ne pas compromettre la réussite et la durée d'un allaitement maternel souhaité par la mère.
Donc, pour moi, maintenir le cap sur 1/ le respect des choix des parents 2/ la formation des professionnels (tous, au minimum juste informés de comment ne pas faire foirer)
Peut-être qu'il y a une troisième voie, c'est celle des droits du travail, extension du congé maternité, mais pas réservé aux allaitantes ; un projet personnel d'une membre de Bien naitre, Nantes (je crois que c'est Amélie sur liste Ciane) de négociation avec son entreprise pour que les heures d'allaitement soient rémunérées) ; et puis allons-y, le retour aux nourrices allaitantes, moi j'aurais adoré en travaillant et que mes mômes puissent être au téton plutôt qu'en négociation avec la tétine Avent ; mais je crois que cette proposition est encore inaudible, n'est-ce pas? (ou ça a évolué pendant que je regardais ailleurs)
AS Bonjour Emmanuelle, je suis tout à fait en accord avec ce que tu dis, sauf sur le" cross nursing " et faire allaiter son bébé par une autre n' est pas effectivement pas encore revenu au goût du jour et je vais éviter de dire cela au nom "de la CIANE" !
1 Information sur les avantages de l'allaitement avec une demande respectueuse du souhait de la mère d'allaiter ou non. 2 Respecter son choix si elle ne souhaite pas allaiter ( sans culpabiliser) 2 Si elle souhaite allaiter , la soutenir, l'aider efficacement en cas de difficultés( Pb de la formation et du manque des personnes ressources chez les PS en cas de problèmes , ce qui peut avoir de graves conséquences pour la mère et le bébé et pour la confiance en soi de toute la famille... On pourrait aussi demander d'encourager les associations de bénévoles qui organisent du soutient de mère à mère!
3 j'ajouterais un paragraphe sur les femmes qui sont harcelées pendant leur congé pathologique parce qu'elles sont soupçonnées de prolonger pour cause "d'allaitement" et là , c'est la catastrophe car le médecin de la sécu peut envoyer une lettre à l'employeur pour dénoncer un congé injustifié et c'est de la persécution! '4 je suis pour un congé maternité plus long qu'on allaite ou pas et vous? 5 allaitement et travail doivent pouvoir être compatibles et facilités pour les femmes qui le souhaitent .On doit povoir donner le lait maternel à la crèche si c'est le souhait de la famille. 6 l'allaitement au delà des premiers mois n'est pas synonyme de pathologie mentale de la mère ou d'enfant arriéré même si c'est encore rare en France aujourd'hui. 7 En cas de séparation l'allaitement est trop souvent non seulement pas respecté mais retenu comme élément pouvant jouer contre la mère , c'est plutôt mal vu du genre "Voyez cette femme complètement fusionnelle qui allaite son bébé, c'est le signe qu'elle rejette le père" et des bébés allaités se retrouvent en garde alternée une semaine -une semaine à 4mois et un mois pour les grande vacances... Bon voilà déjà quelques pistes , qu'en pensez vous?
EP > > > Bonjour Emmanuelle, je suis tout à fait en accord avec ce que tu dis, sauf sur le" cross nursing " et faire allaiter son bébé par une autre n' est pas effectivement pas encore revenu au goût du jour et je vais éviter de dire cela au nom "de la CIANE" !
EP : dommage, à l'heure où on parle de gestation pour autrui.
> > > voici quelques pistes: > > > > > > 1 Information sur les avantages de l'allaitement avec une demande respectueuse du souhait de la mère d'allaiter ou non.
EP. Qui faut-il informer en priorité? Pour moi, ce sont les professionnels, pour qu'ils soient à même de ne pas faire obstruction à certains choix. Je ne crois pas aux campagnes qui visent à donner envie aux femmes d'allaiter (contre productif, et puis non ça me gonfle)
> > > 2 Respecter son choix si elle ne souhaite pas allaiter ( sans culpabiliser) EP. Je crois qu'il faut bannir le mot "culpabiliser", je ne sais pas expliquer pourquoi. Ca introduit une notion de hiérarchie dans les choix ET de savoir du professionnel contre caprices des mères. Je trouve.
> > > 2 Si elle souhaite allaiter , la soutenir, l'aider efficacement en cas de difficultés( Pb de la formation et du manque des personnes ressources chez les PS en cas de problèmes , ce qui peut avoir de graves conséquences pour la mère et le bébé et pour la confiance en soi de toute la famille... > > > On pourrait aussi demander d'encourager les associations de bénévoles qui organisent du soutient de mère à mère!
EP. Je le prends vraiment sous un autre angle: permettre (donner l'information, former....) aux professionnels de ne PAS faire rater les allaitements, et en premier lieu un allaitement sans problème. En leur donnant d'abord les clefs pour "ne pas nuire". Ensuite, s'ils sont non spécialistes, s'ils n'ont pas envie de se casser les pieds avec l'allaitement, qu'ils sachent où diriger les femmes, en fonction du problème ou du non problème qu'elles ont: vers une association, vers un professionnel formé.
> > > 3 j'ajouterais un paragraphe sur les femmes qui sont harcelées pendant leur congé pathologique parce qu'elles sont soupçonnées de prolonger pour cause "d'allaitement" et là , c'est la catastrophe car le médecin de la sécu peut envoyer une lettre à l'employeur pour dénoncer un congé injustifié et c'est de la persécution!
EP. Tu peux en raconter plus? Vous voyez bcp ça? Et ce sont des prolongations qui ne sont réellement pas pour cause d'allaitement?
> > > '4 je suis pour un congé maternité plus long qu'on allaite ou pas et vous?
EP. J'en sais rien.
> > > 5 allaitement et travail doivent pouvoir être compatibles et facilités pour les femmes qui le souhaitent .On doit povoir donner le lait maternel à la crèche si c'est le souhait de la famille.
EP. Former ou informer les assistantes maternelles aussi
> > > 6 l'allaitement au delà des premiers mois n'est pas synonyme de pathologie mentale de la mère ou d'enfant arriéré même si c'est encore rare en France aujourd'hui.
EP. Arfff. Des idées concrètes derrière ça?
> > > 7 En cas de séparation l'allaitement est trop souvent non seulement pas respecté mais retenu comme élément pouvant jouer contre la mère , c'est plutôt mal vu du genre "Voyez cette femme complètement fusionnelle qui allaite son bébé, c'est le signe qu'elle rejette le père" et des bébés allaités se retrouvent en garde alternée une semaine -une semaine à 4mois et un mois pour les grande vacances...
EP. OUi me semble important
AS EP. Qui faut-il informer en priorité? Pour moi, ce sont les professionnels, pour qu'ils soient à même de ne pas faire obstruction à certains choix. Je ne crois pas aux campagnes qui visent à donner envie aux femmes d'allaiter (contre productif, et puis non ça me gonfle)
- Aurélie:OK, ce sont les PS qu'il faut informer en premier mais s'ils déclarent que l'allaitement et le lait de vache',c'est la même chose , c'est pas de l'information éclairée, il y a des femmes qui ne savent pas que choisir entre les deux et comme elles doutent de leurs compétences elles se tourneront plus vite vers le bib mieux connu de l'opinion dominante , l'information en ce qui concerne l'allaitement n'est pas inutile dans un pays ou les préjugés anti allaitement et le manque de formation sont légions!!
> > > > 2 Respecter son choix si elle ne souhaite pas allaiter ( sans culpabiliser) > EP. Je crois qu'il faut bannir le mot "culpabiliser", je ne sais pas expliquer pourquoi. Ca introduit une notion de hiérarchie dans les choix ET de savoir du professionnel contre caprices des mères. Je trouve.
Aurélie: je pense que cette culpabilisation existe vraiment, elle est souvent repprochée à LLL par exemple, ce qui est un comble alors qu'on est formées pour ne pas décider à la place des femmes contrairement à de nombreux PS!
EP EP. Je le prends vraiment sous un autre angle: permettre (donner l'information, former....) aux professionnels de ne PAS faire rater les allaitements, et en premier lieu un allaitement sans problème. En leur donnant d'abord les clefs pour "ne pas nuire". Ensuite, s'ils sont non spécialistes, s'ils n'ont pas envie de se casser les pieds avec l'allaitement, qu'ils sachent où diriger les femmes, en fonction du problème ou du non problème qu'elles ont: vers une association, vers un professionnel formé. > Aurélie Oui , je suis de ton avis mais je ne vois pas de contradiction , on doit former les professionnels et encourager les associations et organiser la comminication entre les deux ressources .
EP. Tu peux en raconter plus? Vous voyez bcp ça? Et ce sont des prolongations qui ne sont réellement pas pour cause d'allaitement?
Aurélie: Dans les cas que nous recontrons, oui la vraie raison est l'allaitement ou du moins l'envie de la mère de prolonger le temps d'allaitement sans reprendre le travail pour celles pour qui le congé parental est trop mal payé pour en demander un!Oui , c'est courant , il y a même des médecins qui croient encore avoir le droit de marquer "allaitement "dans l'attribution de congé patho et ça se retourne contre les mères qui se retrouvent mises en accusation par les médecions de sécu!
> > > > '4 je suis pour un congé maternité plus long qu'on allaite ou pas et vous?
>
EP. J'en sais rien. Aurélie: je suis pour un congé maternité plus long pour les femmes qui le souhaitent, j'ai l'impression que je ne suis pas la seule!
> > > > 5 allaitement et travail doivent pouvoir être compatibles et facilités pour les femmes qui le souhaitent .On doit povoir donner le lait maternel à la crèche si c'est le souhait de la famille.
>
EP. Former ou informer les assistantes maternelles aussi Aurélie: Tout à fait et je souhaite déposer la pétition sur le sujet si vous etes OK , si vous trouvez que ce n'est pas le moment je peux demander un autre RDV!
> > > > 6 l'allaitement au delà des premiers mois n'est pas synonyme de pathologie mentale de la mère ou d'enfant arriéré même si c'est encore rare en France aujourd'hui.
>
EP. Arfff. Des idées concrètes derrière ça? aurélie: oui , les femmes qui allaitent "encore " après 3 mois ne sont pas bien vues en France , j'ai à chaque réunion une Douzaine de femmes à s'en plaidre à chaque réunion LLL par exemple ou en perm téléphonique, ça bouge très lentement ! Les psychologues sont le plus souvent totalement ignorant de l'allaitement maternel et bourrés de préjugés défavorables et ils ordonnent aux femmes de sevrer! Je viens de l'entendre d'une amie sociologue qui travaille avec des femmes victimes de violences et l'avis de la Psy de PMI : sevrez l'enfant et vous aurez moins de problèmes!!!! ( en quoi celà va diminuer les vilence conjugales je l'ignore?!
Aurélie. Quelques pistes de plus Aurélie: Je souhaite aussi dénoncer un paradoxe, le PNNS (dans le cadre duquel cet AUdit est réalisé ) le PNNS donc se préocupe de valoriser l'allaitement maternel auprès de Ps et du grand public. On dit incite de plus en plus les femmes à allaiter mais lorsqu'elles choisissent l'allaitement , les bibs arrivent au galop parfois dès la maternité au moindre problème , les conseils inappropriés fusent , la moindre maladie maternelle est une occasion de sevrage (contre le souhait des parents), les prolongations de congé sont refusés puisque rien n'est prévu pour les femmes qui veulent prolonger. Dans les crèches le lait est souvent interdit et en tout cas il faut encore être bien culotté pour demander,;si on consulte un psy, c'est quasi toujours l'allaitement la cause du PB , si on consulte pour un Pb au sein rares sont les médecin ou radiologue à connaitre les seins lactants et donc il y a une réelle inégalité en ce qui concerne l'accès au soins des femmes allaitantes! Bref , des femmes portent la culpabilité de l'echec de l'allaitement alors qu'elles n'en sont aucunement responsables et c'est affreux de commencer sa route de jeune parent motivé de la sorte et ce n'est pas sans conséquence, si vous entendiez la peine et la colère de femmes qui se renseignent pour ne pas ratter leur deuxième allaitement! C'est ce grand gachis qu'il faudrait éviter en harmonisant les pratiques aux connaissances et aux volontés politiques, en se donnant les moyens d'avoir une politique de soutien à l'allaitement et plus largement à la parentalité!
CDC > (aurélie) Si elle souhaite allaiter , la soutenir, l'aider efficacement en cas de difficultés( Pb de la formation et du manque des personnes ressources chez les PS en cas de problèmes , ce qui peut avoir de graves conséquences pour la mère et le bébé et pour la confiance en soi de toute la famille...
Par efficacement, je développerai : un même et juste discours au sein d'une même équipe...on voit trop de femme qui en l'espace de 3 à 4 jours entendent tout et son contraire.
Un autre point à rajouter qui je trouve est vraiment important : Aujourd'hui, souvent rentabilité oblige, de plus en plus de mères rentrent chez elles vers J+3 jours (au moment de la montée de lait... période délicate, ce qui veut dire, qu'elles doivent faire face seule à ce moment, car il n'y a pas toujours de mise en place de "prise en charge" professionnelle en dehors de la mat... D'autre part, un point qui avait été soulevé lors d'une soirée "allaitement" à Nîmes, il avait été souligné qu'il y avait de plus en plus de pression sur la "reprise de poids de naissance" pour le bébé avant sa sortie de mat, les mères sont pousser à donner le sein même si bb n'en a pas trop envie (par exemple, il reprend ses esprits le lendemain de l'accouchement et préfère dormir que de téter...), c'est assez dur pour elles....la question était posée : comment faire afin d'être sûr de mettre un bb en bonne forme dehors si il n'a pas repris son poids de naissance (forcément au bout de 2, 3 ou 4 jours !!!). C'est un problème qui risque de se poser de plus en plus...et on revoie proposer des bib de complément "sinon, on ne vous laissera pas sortir madame".
EP > Aurélie:OK, ce sont les PS qu'il faut informer en premier mais s'ils déclarent que l'allaitement et le lait de vache',c'est la même chose , c'est pas de l'information éclairée, il y a des femmes qui ne savent pas que choisir entre les deux et comme elles doutent de leurs compétences elles se tourneront plus vite vers le bib mieux connu de l'opinion dominante , l'information en ce qui concerne l'allaitement n'est pas inutile dans un pays ou les préjugés anti allaitement et le manque de formation sont légions!!
EP: disons que j'applique à l'allaitement le même raisonnement que pour grossesse/accouchement: plutôt donner accès à l'information pour permettre à ceux qui ont déjà un doute, déjà des envies, de faire leur choix. Je me rends compte que je n'ai pas envie que l'allaitement (re)devienne la norme et surtout pas que cela (re)devienne la norme pour des raisons de santé publique, avec la pression qui va avec. B. disait je crois, de son poste d'observation des pays nordiques, qu'avec leurs 99% d'allaitement ou presque, elle ressent aussi pression morale sur celles qui ne veulent pas allaiter.
> Aurélie: je pense que cette culpabilisation existe vraiment, elle est souvent repprochée à LLL par exemple, ce qui est un comble alors qu'on est formées pour ne pas décider à la place des femmes contrairement à de nombreux PS!
EP. Le vrai résultat, c'est ce que les femmes ressentent, ce n'est pas ce à quoi les animatrices LLL ou les professionnels sont formées. S'il certaines ont l'impression de se faire culpabiliser, cela doit être entendu, peu importe que leurs raisons soient totalement subjectives ou non.
> EP. Je le prends vraiment sous un autre angle: permettre (donner l'information, former....) aux professionnels de ne PAS faire rater les allaitements, et en premier lieu un allaitement sans problème. En leur donnant d'abord les clefs pour "ne pas nuire". Ensuite, s'ils sont non spécialistes, s'ils n'ont pas envie de se casser les pieds avec l'allaitement, qu'ils sachent où diriger les femmes, en fonction du problème ou du non problème qu'elles ont: vers une association, vers un professionnel formé.
> > Aurélie Oui , je suis de ton avis mais je ne vois pas de contradiction , on doit former les professionnels et encourager les associations et organiser la comminication entre les deux ressources .
EP. Je crois qu'il y a une différence d'approche que je dois mal arriver à expliquer. Que tous les professionnels s'abstiennent de faire foirer les allaitement "normaux". Les allaitements où il y a besoin d'aide, associations et/ou professionnels spécifiquement formés.
> EP. Former ou informer les assistantes maternelles aussi > Aurélie: Tout à fait et je souhaite déposer la pétition sur le sujet si vous etes OK , si vous trouvez que ce n'est pas le moment je peux demander un autre RDV! EP: quelle pétition?
> > > > > 6 l'allaitement au delà des premiers mois n'est pas synonyme de pathologie mentale de la mère ou d'enfant arriéré même si c'est encore rare en France aujourd'hui.
> EP. Arfff. Des idées concrètes derrière ça? > aurélie: oui , les femmes qui allaitent "encore " après 3 mois ne sont pas bien vues en France , j'ai à chaque réunion une Douzaine de femmes à s'en plaidre à chaque réunion LLL par exemple ou en perm téléphonique, ça bouge très lentement ! > Les psychologues sont le plus souvent totalement ignorant de l'allaitement maternel et bourrés de préjugés défavorables et ils ordonnent aux femmes de sevrer! > Je viens de l'entendre d'une amie sociologue qui travaille avec des femmes victimes de violences et l'avis de la Psy de PMI : sevrez l'enfant et vous aurez moins de problèmes!!!! ( en quoi celà va diminuer les vilence conjugales je l'ignore?!
EP. En effet ya du boulot. Comment faut faire?
Question aux associations, 9 juin 2009 liste Ciane
Chères associations du Ciane,
avez -vous des choses à exprimer à propos de l'allaitement maternel en France, des choses à améliorer, des réflexions, des pistes, des besoins? Je vais être intérrogée pour le CIANE avec Chantal la semaine prochaine par le ministère de santé. Merci d'adresser vos réflexions à la liste Ciane et en copie à mon adresse ainsi qu'à celle de Chantal ou ciane CA serry.aurelie@laposte.net b.si@aliceadsl.fr
Bien cordialement Aurélie Serry
GC e t'apporte mon point de vue, du côté de ma petite association locale. Je trouve qu'entre ce qui est préconisé dans les instances et ce qui se passe localement, il y a des années lumières! Si tout le monde (OMS,UNICEF, CoFam, etc...) s'accorde pour dire qu'il est important de travailler ensemble, professionnels de santé et associations de soutien à l'allaitement maternel, dans la réalité, l'accueil fait par les professionnels à ces mêmes asso est plutôt glacial! Les réactions vont de l'indifférence à l'hystérie (!), mais c'est très rarement chaleureux. Dommage, du coup l'information qu'une asso locale existe ne passe pas et ce sont les mamans qui sont pénalisées.
L'autre très gros problème, c'est le discours des professionnels qui n'y connaissent pas grand chose en allaitement, mais qui "savent" ce que la maman doit faire en cas de problème (ou même quand il n'y a pas de problème d'ailleurs!): on se retrouve avec des sevrages précoces non souhaités (mamans en morceaux même encore des années plus tard), des biberons donnés alors qu'il n'y en avait pas besoin (avec sentiment de ne pas être capable de nourrir son petit correctement), des bouts de sein en silicone collés d'office avant la montée de lait (ne vous inquiétez pas madame, vous les mettez quelques jours, après vous les enlevez, et ça ira... mais le bébé ne peut plus s'en passer, et ça ne va pas! ) Quand on rencontre les mamans après, ce n'est pas toujours facile de rattrapper le coup, bien souvent le mal est fait. Et rien à voir avec un cas isolé, dans mes 2.5 ans d'expérience associative, j'en ai des tas...
Sinon, pour être un peu plus positive, on peut dire qu'il y a énormément de boulot, que le service rendu par une asso de soutien à un couple maman/bébé est très bénéfique, dans mon asso par exemple, la durée d'allaitement est largement au dessus de la moyenne (c'est pas très dur non plus) - beaucoup allaitent au-delà d'un an - sans pour autant militer pour un allaitement long, ça se fait naturellement.
Je ne sais pas si ça dépend du ministère de la santé, mais s'il était possible de baisser un peu le nombre d'heures nécessaire pour faire la formation de consultante en lactation pour les non médicaux: je suis paramédicale, et je dois justifier au moins 3300 heures de soutien à l'allaitement maternel, autant dire que je pourrai peut-être postuler quand je serai presqu'à la retraite... ;o)
Voilà, c'était un peu long, j'espère que c'est ce que tu voulais... Bonne journée,
Gaëlle
FB Ouui les bouts de sein en slicone c'est frequent et particulierement difficile de faire marche arriere!!! Encore un complement... ca peu passer... on peut finir par s'en passer... mais le bout de sin quelle galere... En plus qui a deja vu des tetons de cette forme et taille????
Alexia Voici mes commentaires. > Contexte: Mère d'un BB de 6 mois, toujours allaité exclusivement. > > Points d'action/amélioration: > > 1/ Résoudre l'actuelle paradoxe où tous les pouvoirs publics > (Association de pédiatre, collège des médecins, ministère, OMS etc...) > recommandent l'allaitement exclusif pendant 6 mois mais où peu > d'intervenants de la périnatalité (médecins, SF, puéricultrice) sont > compétents en matière d'allaitement et notamment: > > a) les bases de la mise en route: les écueils en terme de positions/ > mise au sein (source des crevasses), comment assurer un bon démarrage > de la lactation etc... l'initiative hôpital amis de BB est je pense un > bon benchmark > b) le soutien sur un durée de plus de 6 à 8 semaines (qui semble être > la 'norme'), notamment en cas de pathologie de la mère (mastite, > candidose - 3 généralistes m'ont dit que cela n'existait pas et ont > refusé de me donner le bon traitement, peu de médecins connaissent les > mécanismes de la lactation et les médicaments compatibles) > c) compréhension des rythmes de tétées: un bébé allaité n'est pas > 'formaté' sur 4 à 6 TT par jour comme le biberon, le penser est la > meilleure façon d'échouer. > d) connaissance des bienfaits de l'allaitement notamment en terme > santé (BB, maman), de la composition du lait mais aussi des bénéfices > affectifs et en terme de développement de l'enfant (pléthore d'études > anglo-saxones existent) > > De mon expérience personnelle et de celles de proches, les principaux > axes de progrès sont: > > - La formation des intervenants de manière à s'assurer qu'ils > comprennent bien la différence entre biberon/lait industriel et > allaitement, l'impact sur le mode de vie, les pathologies et les > facteurs d'échec (la CREFAM est un des organisme possible) > - meilleure prise en charge/soutien de la dyade mère enfant et plus > grande communication sur les effets très néfastes des biberons de > compléments systématiques et de la séparation mère/enfant dans > certains maternité. > - Congé maternité plus long - 2 1/2 mois c'est beaucoup trop court et > meilleure mise à disposition de locaux pour tirer son lait sur les > lieux de travail. > - meilleure communication sur les bienfaits pour la mère (santé et > affectifs), éduquer tous les intervenants et le grand public sur les > mythes (pas assez de lait, mauvais lait, mauvais pour les seins, le > couple etc...). > - partenariat avec les associations d'allaitement (LLL, Solidarilait) > > En résumé, je dirais que, même si je pense qu'on ne doit jamais forcer > personne à allaiter, il faudrait arrêter de considérer l'allaitement > comme une pratique alternative au biberon et non pas le contraire. > > Ci-joint 2 documents intéressants (1 français et le manifeste de > l'association pédiatrique américaine qui contient toutes les mesures à > mettre en place). > > J'espère que ceci vous sera utile et que c'est assez clair! > > Bien cordialement
CC Je rajouterai aux commentaires d'Alexia : création de crèches d'entreprise permettant aux mères d'allaiter leur enfant car les temps prévus par la législation ne permettent bien souvent que de tirer son lait (faire le trajet jusqu'à l'endroit où se trouve le bébé prenant trop de temps). Ces places supplémentaires favoriseraient en outre le retour à l'emploi dans de bonnes conditions des femmes qui doivent ou souhaitent reprendre leur activité professionnelle
Synthèse des commentaires avant réunion 17 juin 2009
Vous trouverez ci-joint une synthèse que j'ai faite à partir de vos différents commentaires et observations. Elle sera présentée à la réunion de cet après-midi.
PROMOTION DE L'ALLAITEMENT MATERNELLE
En préambule, même si aujourd'hui une politique de la promotion de l'allaitement essaye d'être mise en place, il s'avère que dans la réalité, on est loin du compte :
CONSTATATIONS :
- Un manque évident de formation initiale des professionnels de santé :
- pédiatres : 1h30 dans leur cursus
- 1ère année chez les SF avec seulement une description de la physio mais rien d'autre sur les bases de la mise en route : position/mise au sein, comment assurer un bon démarrage et éviter les sources de crevasses par exemple)
- Méconnaissance des bienfaits de l'allaitement notamment en terme santé (BB,maman) de la composition du lait et des bénéfices affectifs en terme de développement de l'enfant.
- Dans la même lignée, sur les rythmes des TT, combattre des idées telles qu'un bb allaité est formaté physiologiquement sur 4-6 ou 8 TT par jour !
- Complément de biberon encore proposé dans les maternités (d'autant que si sortie précoce, le bb doit avoir repris du poids, selon les services, le poids de naissance ou être sur une pente ascendante...ce qui met une pression effroyable sur la mère !)
- Pathologie du sein en cas d'allaitement méconnue avec très souvent un arrêt systématique préconisé de l'allaitement.
- Arrêt de l'allaitement encore une fois systématiquement préconisé lors de prise de médicaments
- Des discours contradictoires et disparates même au sein d'un même service :
- allaitement à la demande toutes les 3 heures !
- si bb ne se réveille pas, le stimuler et le forcer à se mettre au sein !
- A 4 mois si bb dépasse plus de 5 à 6 TT, il risque de devenir obèse !
- Bout de sein en silicone encore trop systématiquement proposé même avant la montée de lait !
- Très peu de partenariat entre les associations d'usagers et les professionnels
- Un soutien inexistant sur la durée au-delà de 6 à 8 semaines (qui semble être la norme) surtout si pathologie (ex : mastite candidose : 3 généralistes ont refusé de donner un traitement à une mère sous prétexte que cela n'existait pas !)
PROPOSITIONS (liste non exhaustive) :
- Une meilleure et une plus large place à la formation des professionnels (pourquoi pas avec les associations CREFAM-LLL- SOLIDARILAIT et autres régionales...°
- Une formation continue dans les services maternités afin d'y trouver une homogénéité quant au discours fait aux mères
- Une mise en place et une véritable collaboration/partenariat entre les professionnels et les associations (à 2 niveaux : collaboration entre maternité et asso, et coordination au sein des réseaux)
- Eduquer tous les intervenants et le grand public avec une meilleure communication sur les mythes (pas assez de lait, mauvais lait, lait pas assez nourrissant, mauvais pour les seins, le couple...)
- Ne pas s'arrêter aux premiers mois de vie du BB et mettre tout en oeuvre lorsque la mère reprend une activité professionnelle. Au sein des entreprises, au sein des crèches
- Congé maternité plus long. 2 œ mois, c'est trop court.
CIANE - Collectif Interassociatif Autour de la NaissancE - Association Loi de 1901 5, rue du Capitaine Robert Cluzau, 69007 Lyon. Courriel : collectif_ciane@yahoo.fr. - Site Internet : http://ciane.info
compte-rendu de la réunion du 17 juin 2009 au ministère (Aurélie serry)
je pense que l'entrevue au ministère à propos des besoins pour l'allaitement s'est très bien déroulée , j'ai abordé les points décrits par Chantal . Par ailleurs , il m'a été demandé de donner précisément une durée d'allongement du congé maternel , je ne m'y attendais pas et j'ai proposé un mois, ce qui me semblait représenter le plus notre demande de laisser plus de temps au bébé et aux mères sans pour autant ruiner les chances de retour à l'emploi.J'ai insisté sur le fait qu'il faudrait accorder ce droit à toutes les femmes allaitantes ou pas .Ce délais m'a semblé représenter votre opinion et être raisonnable , les PS de l'assemblée ont été très favorables et je pense qu'on a des chances de l'obtenir si cette ce comité a un réel pouvoir! Gisèle Gremmo freger , une Sf de Poissy, des pédiatres dont l'un a été très surpris d'apprendre qu'on pouvait allaiter un bambin et que ça pouvait être mal vu! Le professeur Turck a abondé dans mon sens en parlant de l'influence néfaste de Ruffo! J'ai rencontré la SF directrice de Port Royal qui sortant de l'audit pour parler de la formations des SF à ce sujet , sujet que j'ai aussi largement abordé. J'ai expliqué l'intéret de travailler ensembles PS , Réseau périnat et associations. Bon, une heure de questions réponses exposé, c'était intense mais nécéssaire.
Discussion sur envoi proposition au ministère, début juillet 2009
hers amis du CIANE, voici quelques propositions que je propose de poster très vite au ministère pour le "GT Allaitement" merci de me dire rapidement si vous êtes Ok avec le texte ou si vous avez d'autres idées Aurélie
Madame, suite à votre demande, je vous adresse les réflexions , observations et propositions du CIANE concernant votre groupe de travail au sujet de la promotion de l'allaitement en France. Nous souhaitons insister sur le fait que les femmes doivent pouvoir choisir elles-même l'allaitement ou le non- allaitement après une information loyale et que leurs choix doivent être respectés.
Quelques constatations: Un manque de formation initiale et continue évident chez les professionnels qu'ils soient généralistes , pédiatres, sages -Femmes, puéricultrices ou auxiliaires puéricultrices ou encore psychologues . Cela conduit des femmes qui font le choix d'allaiter à vivre des situations douloureuses physiquement et psychologiquement, souvent à des échecs dont elles pensent à tort être responsables . Un manque donc de personnes ressources très compétentes en accompagnement d'allaitement et en résolution de problème plus pointus comme on en rencontre malheureusement souvent. Ces personnes lorsqu'elles existent partagent leur temps avec d'autres tâches et ne sont ni assez nombreuses ni assez disponibles que ce soit dans les maternité ou encore en post- partum. Les discours sont discordants autour de l'allaitement et les personnes qui prennent le temps de comprendre et d'aider ne sont pas valorisées . Les sorties précoces de mères sans connaissance sur les bases de l'allaitement exposent à un sevrage rapide ou pire au fait que des bébés reçoivent trop peu de lait maternel , par exemple s' il a été expliqué de laisser pleurer et de donner le sein dix minutes toutes les trois heures... Les personnes ressources dans les premiers mois sont assez difficile à trouver. Les médicaments donnés aux mères sont souvent une occasion d'exiger un sevrage alors que dans la majorité des cas une formation des professionnels aurait pu éviter cela. Des femmes ne se font pas soigner car elles craignent souvent à raison qu'on demande un sevrage. La dimension affective de l'allaitement est trop souvent ignorée, l'allaitement ,ce n'est pas que de la nourriture...
Nos propositions:
1 FINANCER DES POSTES DE PERSONNES RESSOURCES EN MATERNITE :
Financer la formation des professionnels d'aujourd'hui par exemple celles de médecins libéraux et ORGANISER dès aujourd'hui celle des professionnels de demain pour que le biberon cesse d'être la norme durant leurs études.
3 VALORISATION DE LA CONSULTATION D'ALLAITEMENT: Afin de valoriser de la consultation allaitement il faudrait que le temps passé à soutenir l'allaitement auprès d'une mère soit reconnu comme un acte et donc en T2A .
4 DES PUBLICITES, INFORMATION ALLAITEMENT:
ll faudrait des représentations positives d'allaitement, des photos de couples modernes et épanouis avec un bébé allaité et plus seulement des publicités pour le lait deuxième âge .En effet, aucune mère ne remarque qu'on parle de lait deuxième âge à la télé ou dans les pharmacies sauf les personnes qui connaissent le code , on permet donc une publicité pour le lait artificiel (presque aussi bon que le votre..)sans jamais rétablir l'équilibre, il faudrait arrêter cela ou au moins faire des publicités" allaitement". Cela pourrait aussi éviter que les populations précaires et vulnérables ne se prennent de plein fouet des publicités pour le lait artificiel et les petits pots trop tôt.Dire aussi que l'allaitement après six mois , c'est toujours possible !
6 CONGE MATERNITE PLUS LONG: Allonger le congé maternité d'un mois pour toutes les femmes , qu'elles allaitent ou non, ce qui ne serait pas un frein à la reprise du travail (en tout cas pas plus qu'il ne l'est déjà) et permettrait à celles qui hésitent de choisir l'allaitement sans craindre de devoir sevrer alors que l'allaitement vient juste de se mettre en place. Cela éviterait aussi des séparations bien précoces et des bébés très petits en crèche.(intéressant entre autre en cas d'épidémie de grippe)
7 "ALLAITER ET TRAVAILLER,le coming -out:
Les femmes doivent avoir un endroit digne pour pouvoir tirer leur lait (pas les toilettes) et ne doivent pas être obligées de s'excuser ni d'être enceinte ni d'allaiter ni d'avoir un congé! Les crèches et assistantes maternelles doivent accepter le lait maternel , un protocole clair pour encadrer cette pratique devrait exister (c'est déjà le cas) mais devrait pouvoir figurer dans une loi afin d' éviter des refus arbitraires en encourageant la poursuite de l'allaitement.On ne force pas les femmes à allaiter pourquoi forcer les allaitantes à donner le biberon, c'est tout aussi inacceptable.(Cf pétition adressée à la ministre de la santé et donc aussi au "chantier allaitement" http://www.mesopinions.com/Loi-pour-que-le-lait-maternel-ne-soit-plus-jamais-refuse-en-creche-petition-petitions-6bc95615a6210a8a6d6d4b39229f9b92.html )
8 CRUQ ALLAITEMENT DANS CHAQUE MATERNITE Dans le but d'éviter de nombreuses injustices , nous proposons la création de CRU -allaitement ou CRUQ et que leur existence soit relayée afin que des réclamations de parents aboutissent plus vite à l'amélioration des pratiques en matière d'allaitement.
9 HOSPITALISATION MERE OU ENFANT:
1O TRAVAIL EN RESEAU EFFICACE ASSOCIATIONS et PROFESSIONNELS: Nous souhaitons vivement que soit reconnues et encouragées les associations de soutien de mères à mères, au sein desquelles les femmes se sentent souvent plus libres d'exprimer leurs craintes , leurs questions et doutes sans peur d'etre jugées sur ce sujet très intime. Il est important de reconnaitre le role des bénévoles de l'allaitement ainsi que de vavoriser les échanges associations -professionnels au sein de réseau pour améliorer le nombre et la durée des d'allaitements dans de bonnes conditions.
12 MIEUX DIFFUSER LES DOCUMENTS OFFICIELS PNNS et HAS sur l'allaitement
13 AFFICHAGE PAR LES PROFESSIONNELS DE LEUR FORMATION EN ALLAITEMENT : Les femmes devraient pouvoir rechercher dans les pages jaunes(par exemple) les professionnels de santé formés récemment à l'allaitement maternel , cela inciterait des médecins à se former et éviterais aux femmes de s'épuiser à la recherche du fameux médecin "pro -allaitement " qui trouve autre chose que de donner des biberons pour résoudre les problèmes d'allaitement.
Nous espérons que vous prendrez en compte nos propositions et restons à votre disposition pour y travailler. Bien respectueusement Aurélie Serry pour le CIANE
CC Explique voir Aurélie, qu'est-ce que cette lettre ? Est-ce une demande du groupe "allaitement" pour une position des usagers, est-ce un résumé de ce que tu as dit lors de dernière réunion ? Quelle est la finalité de tout cela ?
AS
Bonjour, en fait j'ai compris que le GT attendais des propositions plus pratico- pratiques, plus qu'un constat" état des lieux "alors à partir de ce que j'ai dit et de quelques autres idées j'ai élaboré ces propositions plus concrètes sachant depuis peu ( par la cofam ) qu'il y aura d'autres réunions de ce GT les 2 et 3 juillet . J'ai pensé qu'envoyer ces propositions plus concrètes au bon moment pourrait être une bonne idée Dites moi si ça vous va ou si vous n'etes pas OK sur certains points ou autre idées Aurélie
MA
Personnellement, j'ai peu de remarques, sauf sur:
- le 1), je trouve un peu contradictoire d'insister d'un côté sur l'accompagnement global, la limitation du nombre d'intervenants, et de l'autre de demander une nouvelle spécialité, donc une nouvelle intervention séparée. A l'heure où à la CNN, certains commencent à parler d'un nouveau métier qui serait celui d'auxiliaire de périnatalité qui réunirait l'auxiliaire de puériculture et l'aide soignante, je trouve que mettre ça en première position dans la liste est gênant. Il me semble plus important d'insister sur la formation continue et sur l'encouragement à ce que les services puissent faire appel régulièrement à des consultantes en lactation pour faire des sortes d'audit et compléter la formation.
- je ne comprends pas la phrase: "En effet, aucune mère ne remarque qu'on parle de lait deuxième âge à la télé ou dans les pharmacies sauf les personnes qui connaissent le code , on permet donc une publicité pour le lait artificiel (presque aussi bon que le votre..)sans jamais rétablir l'équilibre, il faudrait arrêter cela ou au moins faire des publicités" allaitement"."
- parler de CRUQ allaitement me paraît disproportionné: dans mon esprit, CRUQ renvoit à des situations graves, et se présente comme une tentative de médiation/ réparation avant d'en arriver au tribunal. Je crains que l'évocation d'un tel dispositif en ce qui concerne l'allaitement ne braque les professionnels contre les usagers. J'aurais plutôt tendance à demander que les associations de soutien à l'allaitement (éventuellement faisant l'objet d'une procédure d'agrément) soient accueillies de plein droit dans les maternités, avec la possiblité d'y assurer des permanences, d'organiser des réunions de futures ou jeunes mamans, voire sur demande d'aller aider une femme en particulier.
Par ailleurs, peux-tu rappeler exactement quelle est ta position dans ce groupe? Il me semble que tu peux faire ces propositions en tant que membre du groupe, représentante des usagers. Indiquer que tu le fais au nom du CIANE donne à ces propositions un caractère un peu solennel qui supposerait que le CIANE se soit vraiment prononcé et ait eu le temps de débattre réellement de ces propositions, ce qui ne paraît pas raisonnable compte-tenu du délai.
Madeleine
AS
Bonjour , merci beaucoup de tes remarques Madeleine,
En fait il existe un Code de commercialisation des substituts du lait maternel qui par exemple interdit la publicité pour les laits artitficiels premier âge mais les pubs télévisées par exemple parlent des laits deuxième âge pour faire leur pub et donc comme personne ne remarque qu'on parle de lait deuxième ^ge c'est une manière de contourner le code . Par ailleur pas de pub pour l'allaitement ...
Madeine:le 1), je trouve un peu contradictoire d'insister d'un côté sur l'accompagnement global, la limitation du nombre d'intervenants, et de l'autre de demander une nouvelle spécialité, donc une nouvelle intervention séparée. A l'heure où à la CNN, certains commencent à parler d'un nouveau métier qui serait celui d'auxiliaire de périnatalité qui réunirait l'auxiliaire de puériculture et l'aide soignante, je trouve que mettre ça en première position dans la liste est gênant. Il me semble plus important d'insister sur la formation continue et sur l'encouragement à ce que les services puissent faire appel régulièrement à des consultantes en lactation pour faire des sortes d'audit et compléter la formation. "
En fait deux idées se tétéscopent euh , se téléscopent. D'une part il existe des professionnels formés qui n'ont pas le temps de s'occuper d'allaitement , des SFs par exemple ou puers qui doivent un peu tout faire et sont peu nombreuses et qui en suite de couche manquent de temps pour s'occuper d'allaitement ,c'est considéré comme du bavardage par les collègues moins intéressées par l'allaitement et donc pas de temps, pas de solution pour accompagner et rechercher les causes de problèmes alors qu'il faut être très rapide en l'occurence sinon bib de complément etc.. D'autre part, oui, il faut former les équipes au complet, tout le monde peut connaitre les règles d'or de l' OMS par exemple cela évite de donner de mauvais conseils aux femmes compliqunat des allaitement qui auraient roulésans cela.
Pour ce qui est de Cruq allaitement je me demande si ta réflexion ne reflète pas un peu ton sentiment sur l'allaitement. Les femmes qui rencontrent des difficultés dans leur allaitement et qui ne sont pas soutenues trouvent que c'est aussi grave qu'une épisio par exemple et donc je trouve déplacé de considérer cela comme mineur ou moins digne d'une , si c'est un problème pour les mères ,c'est un PB pour la cruq, sinon j'ai l'impression de me retrouver devant un PS qui ne se sent pas concerné :" votre problème n'est pas digne de cette Cruq madame??!!!" De plus c'est une occasion de reparler des CRUQs dont je vous rappèle qu'on refuse de me dire si elles existent dans mon Réseau périnat tant le sujet est houleux!!!
AE
Précision : les CRUQS ne concernent pas que les situations graves, loin de là, mais toute situation où un patient a quelque chose à redire dans le domaine du soin, de l'accompagnement, du respect de sa personne... pendant un séjour ou une consultation dans un établissement de santé. C'est pourquoi les cahiers de réclamations doivent être d'un accès facile, pour éviter la nécessité d'un courrier postal spécifique, et que ce cahier et son contenu doivent être transmis intégralement aux CRUQS (c'est encore loin d ‘être le cas). Ce n'est pas non plus réservé à la médiation avant tribunal, car la plupart des cas relevant des tribunaux ne passent jamais en CRUQS, car le but recherché (la condamnation et la réparation financière) est tout autre. La CRUQ étant de surcroit chargé de favoriser l'amélioration de la qualité par l'abandon de pratiques délétères, elle peut tout à fait être le lieu de remontée des pbs d'allaitement foiré. En revanche, aucun raison de créer une CRUQ allaitement, la CRUQ d'un établissement n'est pas spécialisé et est à même de traiter tous les pbs et les réclamations déposées par les patients.
Précision encore sur les CRUQS : elles sont OBLIGATOIRES depuis janvier 2007 sur tous les établissements de santé, et je t'assure que la DRASS a veillé au grain, entre autres pour que les compositions soient rigoureuses et pas de complaisance. Les réseaux ne sont pas concernés par cette démarche et peu informés de leur fonctionnement. La DRASS te fournira Aurélie la liste et la composition de ces CRUQS de même que ceux des établissements pour laquelle il manque des représentants d'usagers. Mais les réseaux eux n'ont rien à voir avec cela, c'est du domaine de l'établissement de santé. Anne
CCD
En fait, je ne savais pas en ce qui concerne la pub et là, c'est vrai qu'on ratisse vraiment large en matière de remarques ! Pour ce qui est de la limitaion du nombre d'intervenants, Madeleine a tout à fait raison de rappeler le côté "accompagnement global" que nous essayons de faire passer mais le fait est qu'aujourd'hui au sein des maternités en suite de couches, les SF et puer sont tellement limitées avec le temps qu'elles peuvent accorder au mères allaitantes qu'il n'est pas rare d'en voir une prenant le temps et en plein explications auprès d'une mère se faire rappeler à l'ordre parles collègues qui ont besoin d'elles pour autre chose. Et des explications, une aide à la mise au sein, une observation de l'attitude de la mère et du bébé pendnat cette mise au sein demande DU TEMPS...Comment faire alors. Je suis quasiment sûre que dans les grosses mater, il y aurait la place pour 1ou 2 soignants qualifiés en allaitement qui ne feraient que du "suivi allaitement" ? C'est un vrai dilème et je ne sais comment tourner la proposition ! Pour info, lors d'une visite Bien Naitre dans une grosse structure (près de 4000 accouchements), la difficulté qui nous était expliquée était d'avoir un discours cohérent d'autant qu'elle venait d'intégrer en son sein une équipe SF provenant d'une autre mat lyonnaise qui avait été transférée et dont les habitudes étaient plutôt tournées vers le biberon de complément !!! Si il y avait 2 piliers qu'"allaitement", il y aurait moins de difficultés. En ce qui concerne le CRUQ, non Madeleine, les CRUQ peuvent et doivent recevoir toutes réclamations ou demandent d'explications de la part des patients. Les sujets ne doivent pas forcément être sérieux. Les CRUQ ont pour objectif et devoir de répondre à ses réclamations et essayer de voir comment procéder au sein de l'établissement pour faire en sorte que tel ou tel problème ne se reproduise plus, que ce soit à cause de dysfonctionnement interne ou que ce soit à cause de protocole mal adapté à une situation donnée. Donc un problème rencontré par une mère pour son allaitement peut être soumis au CRUQ bien sûr... Anne, dis-moi si j'ai raison ! Quant à l'idée de proposer une CRUQ spéciale "allaitement", l'idée est allaichante mais là quand on voit les difficultés que les établissements rencontre pour mettre en route leur CRUQ ordinaire, je pense que si on fait ce genre de proposition, on risque bien de nous dire que nous rêvons doucement et que nous n'avons justement pas conscience des problèmes des structures ! Le CRUQ, c'est le problème de l'établissement, pas celui du réseau me semble-t-il....Aaaanne ! Je crois que c'est de la responsabilité de l'établissement et non du réseau. Dans les textes, chaque établissement doit mettre en place une CRUQ et si ce n'est pas le cas, les associations d'usagers par exemple, peuvent appuyer et exiger cette mise en place...Aaaanne ! Est-ce que c'est bien ça !
Sur les CRUQ
AS Bah voila, donc c'est bien ce que dis, les réclamations "allaitement" sont bien du domaine des Cruqs et si on en créé pas pour cela particulièrement il devrait y avoir au moins des professionnels et usagers qui connaissent le sujet et s'y intéressent sinon ça va pas beaucoup avancer... Oui, je vois cela comme une occasion de faire améloirer les pratiques et c'est tout juste ce qu'il faut pour l'allaitement en plus cela ne fait pas de mal de reparler des Cruqs! Aurélie
AS Rebonjour,
Il faut bien un lieu pour parler des choses déplaisantes pour lesquelles porter plainte n'est pas évident . Aurélie
CCD Non Aurélie, la CRUQ est surtout une Commission interne mise en place pour voir au niveau INTERNE ce qui a mal fonctionné ou qu'est-ce qui a pêché pour qu'il y soit arrivé quelque chose pour lequel un patient fait une réclamation...mais cette réclamation doit être faite pour demander des explications mais en aucun cas des condamnations ou des réparations (pécuniaires ou autres)...Cela n'empêche surtout pas les patients de porter l'affaire devant la justice si ils l'estiment nécessaire. Chantal
AS eu non Chantal, je persiste et signe sur la CRUq je ne pense pas avoir écrit quelque chose de faux si tu lis bien mon mail Aurélie
CCD e me suis peut être mal exprimée. Oui, à la CRUQ, on voit des cas qui ne passent pas systématiquement au tribunal parce qu'ils ne sont pas forcément du ressort d'un tribunal !.mais je pense qu'on doit bien faire passer le message auprès des usagers et les encourager à porter toutes réclamations (au niveau médical) devant une CRUQ même si ils ont l'intention de porter l'affaire en justice...Le travail qui sera fait au sein du CRUQ remettra (devrait remettre en question) en question les gestes ou autres qui ont amené à une situation "indésirable" et cela "profitera" (devrait profiter) à l'équipe pour que cela ne se reproduise pas. Le tribunal, quant à lui fera (devrait faire) ce qu'il faut au niveau "faute médicale" et responsabilité...
AS Bah voila, donc c'est bien ce que dis, les réclamations "allaitement" sont bien du domaine des Cruqs et si on en créé pas pour cela particulièrement il devrait y avoir au moins des professionnels et usagers qui connaissent le sujet et s'y intéressent sinon ça va pas beaucoup avancer... Oui, je vois cela comme une occasion de faire améloirer les pratiques et c'est tout juste ce qu'il faut pour l'allaitement en plus cela ne fait pas de mal de reparler des Cruqs! Aurélie
Suite des discussions 1er/2 juillet 2009
CCD
l'allaitement, tout comme d'autres est un sujet sérieux et il n'est pas question pour le Ciane de faire l'impasse dessus, et tu es sans aucun doute quelqu'un qui sait très bien de quoi elle parle, sois sans crainte. Ce qui me gêne un peu, c'est que comme d'habitude, nous devons leur rendre "un devoir" pour "hier" et je crois que justement, parce que c'est un sujet sérieux, on ne peut se permettre de répondre sans structurer au mieux celle-ci. Loin de moi cette idée de te dire Aurélie que ce que tu as écrit n'est pas structurer, au contraire, c'est une bonne base sur laquelle on peut travailler...Peux-t-on demander un peu de temps (quelques jour, disons milieu de semaine prochaine) afin de mettre en place une véritable réflexion?
AS J'estime pour ma part être très au fait des besoins en allaitement et je vous demande s'il ne serait pas bon d'envoyer très vite quelque chose au ministère.(d'autre éventuellement) Je ne vois pas la contradition entre demander de la formation continue et des postes allaitement ou le problème est-il que vous ne souhaitez pas en demander trop pour l'allaitement? De plus , quitte à me répéter je vais dire que l'allaitement EST UN SUJET SERIEUX !!!! Si d'aventure vous sentiez dans mes mots un certain agacement vous auriez raison .
AS Très bien, on peut faire comme ça . Ceci étant dit et pour défendre le ministère , ils n'ont pas demandé de copie pour demain cette fois, c'est que j'ai pensé qu'il était judicieux de le faire vite avec les informations que j'ai sur leurs réunions à venir mais on peut aussi attendre et faire mieux les choses , le plus important étant surtout de le faire, de ne pas laisser passer cette chance de faire entendre le point de vu des usagers . Aurélie
Envoi de propositions a Pr Turck 21 juillet 2009
> De : "serry.aurelie@laposte.net" > A : Landy.RAZANAMAHEFA@sante.gouv.fr > Copie à : "Dominique turck turck Dominique?" > Objet : propositions du CIANE > >
Madame , Pr Turck,
Quelques constatations:
Un manque de formation initiale et continue évident chez les professionnels qu'ils soient généralistes, pédiatres, sages-femmes, puéricultrices ou auxiliaires puéricultrices ou encore psychologues .
Un manque donc de personnes ressources très compétentes en accompagnement d'allaitement et en résolution de problème plus pointus comme on en rencontre malheureusement souvent. Ces personnes lorsqu'elles existent partagent leur temps avec d'autres tâches et ne sont ni assez nombreuses ni assez disponibles, que ce soit dans les maternités ou encore en post- partum.
Les sorties précoces de mères sans connaissance sur les bases de l'allaitement exposent à un sevrage rapide ; ou pire à ce que des bébés reçoivent trop peu de lait maternel s' il a été expliqué par exemple de laisser pleurer l'enfant et de donner le sein dix minutes toutes les trois heures... Les personnes ressources dans les premiers mois sont assez difficile à trouver(après encore plus).
et organiser dès aujourd'hui une formation approfondie des professionnels de demain pour que le biberon cesse d'être la norme durant leurs études.
2. VALORISATION DE LA CONSULTATION D'ALLAITEMENT :
3. LE VIDAL ET L'ALLAITEMENT :
- Il faudrait vraiment compléter le dictionnaire Vidal pour que soient rendues lisibles les compatibilités avec l'allaitement et les réelles contre-indications car pour le moment ce livre n'indique QUE 20 % de compatibilité , alors que dans le Thomas Hale, livre de référence sur les médicaments et l'allaitement on a environ 80 % de compatibilité!
Comme l'une des premières raisons de sevrage inutile est la prise de médicament cela serait une très bonne idée!
11. TRAVAIL EN RESEAU EFFICACE - ASSOCIATIONS et PROFESSIONNELS - :
- Nous souhaitons vivement que soit reconnues et encouragées les associations de soutien de mères à mères, au sein desquelles les femmes se sentent souvent plus libres d'exprimer leurs craintes, leurs questions et doutes sans peur d'être jugées sur ce sujet très intime.Il est important de reconnaitre le rôle des bénévoles de l'allaitement ainsi que de vavoriser les échanges associations -professionnels au sein des réseaux pour améliorer le nombre et la durée des allaitements dans de bonnes conditions.
Annonce de parution du rapport dans la presse, Juillet 2010
Un rapport remis à Roselyne Bachelot propose une série de mesures pour encourager l'allaitement, notamment un allongement d'un mois du congé de maternité.
La France a beau caracoler en tête des pays européens pour le nombre de naissances par femme, côté allaitement, elle tendrait plutôt à faire profil bas. Même si le taux d'enfants nourris au sein à la naissance progresse ces dernières années de 62,6% en 2003, il est passé à 66,3% en 2007 il reste encore loin de celui des pays scandinaves, de l'Allemagne ou de l'Italie où l'on frôle les 90%. Or, les bienfaits de l'alimentation au lait maternel pour la santé de l'enfant sont reconnus par l'OMS <http://www.who.int/topics/breastfeeding/fr/>et l'Académie de médecine <http://www.academie-medecine.fr/detailPublication.cfm?idLigne=1507&idRub=26>. Le ministère de la Santé a donc commandé un «plan d'action <http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Plan_daction_allaitement_Pr_D_Turck.pdf>» au professeur en pédiatrie Dominique Turck, pour se doter d'une réelle politique d'allaitement maternel.
Prolonger le congé de maternité
Parmi les plaintes récurrentes des mères et des associations figure la longueur insuffisante du congé de maternité après la naissance. «Dix semaines, c'est court. Beaucoup se disent : «A quoi bon tenter alors qu'il faudra repasser au biberon dans deux mois ?»», témoigne Dominique Opitz, présidente de La leche league <http://www.lllfrance.org/>, une association française composée de mères bénévoles qui animent des ateliers sur l'allaitement. Pour répondre à cette préoccupation, le rapport remis début juillet propose d'allonger de quatre semaines le congé après la naissance, une suggestion qui va dans le sens des recommandations de l'Académie de médecine, qui prônait «au moins quatre mois» d'interruption de travail dans un avis rendu en 2009.
Des conseils contradictoires
L'autre point noir souvent mis en avant est le manque d'information. «A l'heure actuelle, le sujet n'est abordé que pendant la préparation à l'accouchement, où une heure est dédiée à l'alimentation générale du bébé. Sinon, il faut prendre l'initiative de se renseigner auprès d'associations, ou avoir la chance de tomber sur du personnel médical qui a le temps d'en discuter», déplore Dominique Opitz. L'information n'est pas seulement difficile à trouver, elle est en outre contradictoire, poursuit la présidente de la Leche league. «Bien souvent, la diversité des discours entendus provoque un profond désarroi chez les jeunes accouchées».
«En France, la majorité des femmes qui cessent de nourrir leur enfant au sein dans les trois premiers mois le font parce qu'elles sont découragées par les difficultés crevasses, engorgements et ne savent pas à qui en parler», confirme Vera Walburg, psychologue et auteur de /Une comparaison de mères françaises et allemandes : face à l'allaitement, le travail et le féminisme/*. En Allemagne, où le taux d'allaitement à la naissance atteint les 90%, les femmes sont bien mieux informées et suivies. Elles bénéficient notamment des visites quotidiennes d'une sage-femme durant les trois semaines qui suivent la naissance, pendant lesquelles la question de l'allaitement peut-être abordée en profondeur». Le pays a en outre créé dans les années 1990 une Commission nationale sur l'allaitement maternel qui informe de façon homogène tous les acteurs amenés à côtoyer les mères.
Pour répondre à ces préoccupations, le plan d'action du Pr Turck préconise pour sa part de généraliser l'entretien individuel d'information au 4e mois de grossesse, au cours duquel médecin ou sage-femme délivrera des informations «exactes, s'appuyant sur les recommandations nationales». Pendant la deuxième semaine suivant la naissance, les jeunes mères devraient aussi se voir proposer une consultation sur l'allaitement remboursée à 100%,avec un professionnel de santé formé. Le rapport propose également de créer un poste de coordinateur national de l'allaitement, à la tête d'un comité national, pour superviser les actions de promotion, et de nommer un «référent allaitement» dans chaque maternité.
Les crèches épinglées
Mais les mères ne sont pas seules concernées par le manque d'information. Le rapport Turck épingle également les crèches, haltes-garderies ou assistantes maternelles qui refusent de nourrir l'enfant au lait maternel fourni en biberon par la mère c'est possible en respectant certaines règles de conservation - ou d'accueillir celle-ci pour la tétée. Ces structures d'accueil devraient pourtant systématiquement «informer les parents de la possibilité» de poursuivre l'allaitement lors de l'inscription, plaide le rapport.
Plus surprenant, les personnels de santé sont également dans le viseur. «On contraint trop souvent les jeunes mères à abandonner l'allaitement parce qu'elles doivent suivre un traitement, alors qu'en réalité, très peu de médicaments sont contre-indiqués», affirme Dominique Opitz. Sans aller jusque là, le travail du Pr Turck insiste sur la nécessité «d'améliorer la formation initiale et continue des professionnels de santé» sur le sujet.
Contacté par lefigaro.fr, le ministère de la Santé a indiqué qu'il était encore trop tôt pour savoir si ces recommandations seront suivies, et dans quelle mesure. Elles risquent en tout cas d'irriter les femmes qui estiment que la société fait culpabiliser celles qui ne souhaitent pas nourrir leur enfant au sein. Un courant représenté entre autres par Elisabeth Badinter <http://madame.lefigaro.fr/societe/en-kiosque/2583-elisabeth-badinterau-nom-de-la-mere>qui, lors de la sortie de son livre /Le / /Conflit, la femme et la mère/ en février, se disait «inquiète» <http://videos.lefigaro.fr/video/iLyROoafItyo.html> de la «pression morale (…) pesant sur les femmes depuis 30 ans pour être mères à temps complet». «On interdit de penser la diversité formidable des désirs féminins. Je pense qu'il est plus que temps de rappeler aux futures mères qu'elles doivent suivre leurs envies. Si on vous force à allaiter et que vous n'avez pas envie de le faire, ce sera raté et douloureux».
- /Une comparaison de mères françaises et allemandes: Face à
l'allaitement, le travail et le féminisme/, Editions Universitaires Européennes.
(EP 20 aout 2010) Je me demande s'il n'y a pas un vilain bug dans le départ de la discussion. Micro vs macro (ou: distribution/soutien individuel vs distribution de masse)
Le rapport dit: "Compléter l’éventuelle distribution gratuite de lait artificiel dans ces populations par des initiatives visant à promouvoir l’allaitement"
A. et MC disent qu'une formulation plus heureuse serait: "ne jamais permettre la distribution gratuite de lait artificiel sans que soit organisée parallèlement la promotion et le soutien de l'allaitement".
Ma compréhension, car j'ai aussi réagi à ce morceau du rapport, c'est qu'on ne parle pas ici d'un niveau individuel. Catherine toi tu es partie sur l'hypothèse que, genre, qui ne donne la boîte à la femme qui si elle est informée sur l'allaitement. Non tout faux #fail, c'est pas ça qu'il faut comprendre (et faut qu'on s'assure que personne ne puisse comprendre ça).
Ce que dit le rapport, c'est que l'Etat (et tout le bazar qui va avec) ne doit pas pouvoir dire à un industriel, ok, tu distribues plein de lait aux populations pauvres (via les services sociaux, les institutions caritatives etc etc) SANS organiser, en parallèle, des actions de promotion/ soutien à l'allaitement vers ces populations spécifiquement (car MC fait bien remarquer que les actions sont spécifiques).
Les bruits de couloir, c'est qu'il y aurait ou aurait eu ce projet de la part d'un industriel, ce qui permet de contourner les codes de commercialisation. Et ce que fait remarquer MC, c'est que l'information-soutien met bcp plus de temps à s'installer qu'une opération d'un industriel bien motivé.
Les autres bruits de couloir, c'est que derrière ce rapport (son responsable, peut être), il y aurait aussi dit-on des conflits d'intérêt potentiels avec des industriels. Et que la formulation du rapport laisse à penser qu'il y a porte ouverte à la distribution (éventuelle) de lait industriel, et ça énerve les personnes attentives, ou parano, aux réactions de l'industrie.
(MC) (EP) Les bruits de couloir, c'est qu'il y aurait ou aurait eu ce projet de la part d'un industriel, ce qui permet de contourner les codes de commercialisation. Et ce que fait remarquer MC, c'est que l'information-soutien met bcp plus de temps à s'installer qu'une opération d'un industriel bien motivé.
MC : c'est pas un bruit de couloir mais une réelle action qui a été mené par l'industriel en direct de LLL. Je dois faire des recherches pour retrouver tout le déroulement.
(SK) Bonjour,
... on a les idées plus clairs sur nos priorités. Et il se trouve que je n'ai plus envie d'entendre régulièrement par émail du CIANE ce genre de discours négatifs vis à vis de l'allaitement maternel et des "pro-allaitement" qui se donne du mal chaque jour pour aider, soutenir et informer du mieux qu'elles peuvent les autres mères et leurs enfants - parfois ça dérape peut-être mais dans les deux sens alors, hein ! Entre ne rien faire et en faire trop... que faire ?
J'ai écris un texte sur le sentiment du culpabilité dans le dossier CoFAM 2010, je vous y renvoi et je vous souhaite tout de même un bonne continuation sur la naissance... mais n' aborder pas trop un sujet que vous ne maîtriser pas bien... ou alors mettez vous d'accord une bonne fois pour toute sur le soutien ou non du CIANE vis à vis de l'allaitement maternel en France. Car, ça devient lassant et décourageant, au final !
Modif. September 05, 2010, at 02:52 PM<br />(:addThis username="xa-4b5388e32c732dfe" btn="lg-share":)