Discussion2010Maltraitance
- Sur cette page, des discussions Ciane (et Afar) autour de la maltraitance depuis janvier 2010
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- http://www.securitesoins.fr/maltraitance/droits-et-devoirs-des-usagers-et-des-professionnels-de-sante_fr_08_01.html
- http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2010-01-27/la-haute-autorite-de-sante-pour-la-bientraitance-dans-les/1055/0/417771
- http://www.securitesoins.fr/fic_bdd/pdf_fr_fichier/12632921420_MDA53_pour_le_web_pages_2-3.pdf
- http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/BD/2A/document_actu_pro.phtml (non public)
- http://fr.news.yahoo.com/8/20100215/thl-sant-et-scurit-des-soins-le-mdiateur-be91fa4.html
- http://www.lemediateuretvous.fr/fr/categories/sante-securite-sanitaire-et-bioethique/types/debats
Document en pièce jointe et lien ci dessous. Cela vient du pole santé du médiateur de la république, bilan de la première année d'activité. Il ya plusieurs dossiers intéressants à un titre ou un autre sur le site, mais celui là est particulièrement exploitable: il décrit la violence ordinaire, et face à (à peu près) chaque type de violence ordinaire on peut mettre le traintement usuel des femmes en salle de naissance. C'est vraiment très exploitable, je ne sais pas bien comment mais je compte sur Sélina et ses copines pour avoir des idées. Le truc, c'est de s'appuyer sur des aspects de ce document, point par point, et mettre en face ce que tout le monde considère comme "normal" pour un accouchement. Ou le contraire.
Un autre aspect intéressant de ce rapport, c'est de dire que les soignants sont aussi victimes de non respect de la part des patients. Et qu'on est pas d'accord avec ça: considérons que nous sommes entre adultes, que nous avons des droits et des devoirs réciproques, et que nous (patients) devons exiger le respect mais exiger la même chose de nous
La question du transport en ambulance...
La HAS pour la "bientraitance" dans les établissements de santé
Il se passe des choses (janvier 2010) sur la reconnaissance de la matraitance dans les établissements de santé. Plusieurs extraits/Article tous récents là dessus qui mentionnent le rapport du médiateur, celui de l'HAS et des commentaires. Sur la maltraitance, donc. Ce serait astucieux de saisir cette vague pour faire ressortir quelles maltraitances touchent les femmes enceintes ou en train d'accoucher ou après, et en quoi elle est parfois considérée comme encore plus ordinaire que les autres maltraitances ordinaires. Bonne lecture. Emmanuelle Phan
Cela a commencé par le rapport du méditeur de la république (pole santé), bilan de la première année d'activité. Il ya plusieurs dossiers intéressants à un titre ou un autre sur le site, mais celui là est particulièrement exploitable: il décrit la violence ordinaire, et face à (à peu près) chaque type de violence ordinaire on peut mettre le traintement usuel des femmes en salle de naissance. Le dossier se trouve quelque part sur http://www.securitesoins.fr/ et voir en particulier (pdf)
Le point en a rendu compte (signalé par C dont je reprends le message)
Le Point
Bientraitance", mot employé dans le communiqué de la Haute Autorité de santé (HAS), ne figure pas dans le dictionnaire et, pourtant, il le mériterait bien. C'est une promesse de douceur. Il s'oppose évidemment à cette maltraitance si fréquente dans la vie quotidienne, même à l'hôpital. Pour identifier précisément les problèmes dans les établissements de santé et les prévenir, la Haute Autorité de santé a confié au cabinet C.Compagnon.Conseil un travail qualitatif d'écoute des malades, de leurs proches et des professionnels. Ce travail a été rendu public. Cette étude souligne l'aspect multiforme de cette maltraitance "ordinaire" des patients et de leurs proches et distingue la maltraitance liée à des comportements individuels (professionnels discutant entre eux, ignorant le patient présent, plaintes et demandes non prises en compte, menaces et propos humiliants) et celle liée à l'organisation (mise à l'écart des proches, manque de disponibilité des professionnels, rythme imposé des soins, bruit, sorties mal préparées...). Ce rapport permet également d'identifier des problèmes, notamment dans la mise en oeuvre concrète de trois droits particulièrement importants des patients : celui à l'information, au soulagement de la douleur ainsi qu'au respect de la dignité.
La HAS a d'ores et déjà décidé de retenir cette question de la maltraitance "ordinaire" dans le cadre de la nouvelle procédure de certification des établissements de santé. La gestion des plaintes et des réclamations par l'établissement et les professionnels est ainsi devenue une "pratique exigible prioritaire". La mise en oeuvre des soins palliatifs et des droits des patients en fin de vie doit passer par un projet global de soins, l'accompagnement des familles endeuillées, la formation et le soutien des professionnels ou encore l'application des directives anticipées. C'est également une "pratique exigible prioritaire". Enfin, la mise en place d'une démarche de bientraitance doit être impulsée par le management et les instances de l'établissement, en particulier la commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge. De quoi limiter les désagréments d'une hospitalisation. xxxx
Et de leur côté les médecins soulignent que eux aussi sont maltraités
Maltraitance ordinaire les professionnels de santé premières victimes
Publié le 27/01/2010 | 1 réaction Paris, le mercredi 27 janvier 2010 – La Haute Autorité de Santé (HAS) présente aujourd’hui une enquête, à certains égards inédite, sur ce que l’on nomme désormais « la maltraitance ordinaire » dont sont victimes les patients dans les hôpitaux. Si négliger, rudoyer ou encore ignorer les malades ne seraient pas rares dans certains services, la HAS entend désormais pointer du doigt ces attitudes. Des critères d’évaluation vont être mis en place et la certification des établissements impliquera désormais un regard sur le respect des droits des patients et leur «bientraitance ». La nécessité de développer ce concept avait déjà été mise en avant par le Médiateur de la République lors de sa présentation du premier bilan d’activité de son Pôle Santé il y a une dizaine de jours. On y découvrait que 4 795 requêtes avaient été reçues par cette nouvelle institution, dont 8 % concernaient directement des faits de maltraitance. Le Médiateur remarquait cependant que les soignants se révélaient également régulièrement être les victimes de maltraitance. Augmentation des déclarations… mais aussi sans doute des faits
Les chiffres de l’Observatoire national des violences en milieu hospitalier (ONVMH) présentés la semaine dernière à l’occasion d’une conférence organisée par la mutuelle MACSF le confirment sans conteste. Il apparaît en effet que les victimes des violences signalées à cet Observatoire mis en place en 2005 sont dans 82 % des cas des professionnels de santé et dans 11 % des cas des patients (le reste se partageant entre les visiteurs et les agents de sécurité). Les données de l’ONVMH ne sauraient donner un aperçu exact de la situation prévalant dans les établissements de soins. Ce dispositif fonctionne en effet sur la base d’une auto déclaration et sans doute peut-on supposer que les professionnels de santé sont plus enclins à s’y référer que les patients (qui pour leur part préféreront peut-être le Médiateur de la République !). En outre, l’augmentation du nombre de faits signalés (passés de 2 690 en 2006 à 3 433 en 2008) est à mettre en partie au compte de la meilleure visibilité de l’Observatoire. Cependant, certains éléments tendent à confirmer une dégradation des rapports entre les malades et les soignants, faisant de ces derniers les victimes principales. Ainsi, le commissaire divisionnaire Fabienne Guerrieri a pointé du doigt la « nette augmentation des injures, insultes » ce qui témoigne d’un « ressenti réel au sein des services ». Le nombre de signalements d’injures a ainsi grimpé de cinq points en trois ans. Par ailleurs, face à cette « hausse des niveaux de signalements », Fabienne Guerrieri pressent un « abaissement manifeste du seuil de tolérance du personnel doublé d’une hausse des faits de violence ». Pas de plaintes
De façon plus précise, les chiffres présentés par l’ONVMH révèlent que ce sont les « atteintes aux personnes » qui sont le plus souvent signalées : elles concernent 85 % des actes de violences déclarés. Les « atteintes aux biens » ne doivent cependant pas être ignorées : s’il s’agit dans la majorité des cas (46 %) de vols sans effraction, tandis que les vols à main armée semblent connaître une nette progression. Concernant les « atteintes aux personnes », l’ONVMH signale que « les coups volontaires » représentent les faits les plus fréquemment déclarés (un signalement sur deux). Les actes classés niveau 3 (violences volontaires, atteintes à l’intégrité physique, bousculades, crachats, coups, menaces avec arme, agressions sexuelles) sont de façon générale les plus fréquents (60 % des faits déclarés). Les données de l’ONVMH révèlent par ailleurs que les services les plus touchés sont (sans surprise) la psychiatrie (52 %) et les urgences. La gravité des actes ne s’accompagne cependant pas d’un dépôt de plainte systématique : 83 % des actes violents déclarés n’ont fait l’objet d’aucune plainte.
Les feux des médias sont sur la maltraitance à l'hôpital. Ce serait fabuleux qu'on parvienne à s'en saisir et à faire aussi parler des formes de maltraitance ordinaire dans les services de maternité. La maltraitance ordinaire, c'est quand c'est de la maltraitance mais personne ne se rend compte que c'en est, tellement c'est dans les moeurs (c'est pour notre bien)
L'émission le Téléphone sonne, France inter, vendredi dernier. J'ai écouté 1/2h, il y a eu une lecture de message qui parle d'accouchement (pudeurs) et je dois écouter la 2è demi heure. Bon sang, que ça aurait été bien qu'on anticipe et qu'on essaie d'intervenir. http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/letelephonesonne/index.php?id=87954 (encore écoutable + podcast téléchargeable, mais ça va pas durer). Bonne écoute.
France inter 1er février
Questions sur les maltraitances à l'hôpital : comment mieux écouter, mieux prendre en charge, mieux soigner ?... Une maltraitance ordinaire, silencieuse, passive... La Haute Autorité de Santé publique dénonce certains mauvais traitements qui rendent parfois pénible la vie quotidienne du malade : indifférence aux plaintes, non prise en compte de la douleur, humiliations on manque d'informations... Une maltraitance qui passe aussi parfois par l'agressivité des malades et touche donc les soignants. Invités : - Claire Compagnon, juriste, spécialiste des questions de santé, auteur du Rapport remis à la Haute autorité de Santé sur les maltraitances ordinaires - Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République - Etienne Caniard, de la Haute autorité de Santé, Président de la Commission qualité et diffusion de l’information médicale - au téléphone, Brigitte Barucq, Directrice d’établissements pour personnes âgées (pour évoquer la "bientraitance" et ce que les Québecois appellent "l'humanitude" Avec Danielle Messager de France Inter Numéro d'appel du Médiateur :0810 455 455
Extrait d'un communiqué du Groupe Radical des Excitées de la Naissance Naturelle (GRENN) 11 février 2010
La gestion active du travail constitue une maltraitance que subissent la quasi totalité des femmes qui accouchent en France. Elle les prive d'autonomie, leur retire la possibilité de vivre pleinement le temps de la naissance, leur fait perdre confiance en la capacité de leur corps à enfanter, augmente considérablement leur douleur.
Dénoncer la maltraitance en milieu hospitalier, en débattre, saisir le médiateur de la République, c'est possible en ligne :
C'est là en accès direct :
La plateforme
est intéressante (pas seulement sur la santé) et il faudra bien que quelqu'un se dévoue pour mettre un truc dans "débat", "propositions", ou même "questions", on ait au moins un thème sur la violence hospitalière ("ordinaire") envers les femmes enceintes. Quelque chose qui se distingue légèrement des discussions sur les droits des autres usagers de la santé et qui soit assez général pour que la réponse soit évidente (en terme de droit) mais qu'elle remette les pendules à l'heure (en terme de pratique). Même si ça ne sert pas à grand chose, on ne peut pas se permettre qu'il n'y ait rien (et encore, il me semble que ce lieu peut être important pour alerter l'opinion)
Modif. June 22, 2010, at 10:37 PM<br />(:addThis username="xa-4b5388e32c732dfe" btn="lg-share":)